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Le pape François a célébré la Journée Mondiale des communications sociales

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Le pape François invite à un nouveau style de communication qui brise "le cercle vicieux de l’anxiété et de la peur".

Chaque année, depuis le Concile Vatican II, les catholiques sont invités à participer, le dimanche entre l’Ascension et la Pentecôte, à la « Journée Mondiale des Communications Sociales », mieux connue en France sous le nom de « Journée chrétienne de la communication ». Objectif de l’initiative : mieux faire connaître les moyens de communication au niveau des paroisses, des diocèses et des services de l’Eglise. A cette occasion, le Saint-Siège diffuse, le 24 janvier,  jour de la saint François de Sales, patron des journalistes, un message du Pape à tous les communicateurs du monde.

Pratiquer une communication « constructive », qui rejette les préjugés et brise le cercle vicieux de l’anxiété et de la peur, et n’accorde pas au mal un rôle de premier plan, appelle de ses vœux le pape François dans son message pour cette 51e Journée mondiale de la communication.

Et il l’a réaffirmé, après la prière du Regina Coeli, ce dimanche 28 mai, place Saint-Pierre: « J’exhorte tout un chacun à une communication constructive qui rejette les préjugés envers l’autre et transmette espérance et confiance en notre temps. Les moyens de communication sociale offrent la possibilité de partager et de diffuser à l’instant des nouvelles de façon capillaire ; ces nouvelles peuvent être belles ou laides, vraies ou fausses ; prions pour que la communication, sous toutes ses formes, soit effectivement constructive, au service de la vérité, en refusant les préjugés, et qu’elle diffuse l’espérance et la confiance en notre temps. »

Briser les préjugés

Par ce nouveau message, le pape souhaite « toucher » tous ceux qui, dans leur profession ou dans leurs relations personnelles,  « brassent » chaque jour beaucoup d’informations comme du « bon pain frais », les encourager  à pratiquer « une communication constructive qui, en rejetant les préjugés envers l’autre, favorise une culture de la rencontre qui permet d’apprendre à regarder la réalité en toute confiance ».

Le Saint-Père encourage les communicateurs à  « briser le cercle vicieux de l’anxiété » et à « enrayer la spirale de la peur », fruit, dit-il  de « l’habitude de concentrer l’attention sur les “mauvaises nouvelles” (les guerres, le terrorisme, les scandales et toutes sortes d’échec dans les affaires humaines) ». Certes, précise-t-il aussitôt, il ne s’agit pas de « promouvoir la désinformation où le drame de la souffrance serait ignoré, ni de tomber dans « un optimisme naïf » imperméable au « scandale du mal ».

Un nouveau style de communication

Pour le Pape, il s’agit de chercher à « dépasser ce sentiment de mécontentement et de résignation » qui crée « l’apathie » et « la peur », ou  « cette impression de ne pouvoir opposer de limites au mal ». En effet, souligne-t-il, dans un système de communication dominé par « la logique qu’une bonne nouvelle n’a pas de prise et donc ne constitue pas une nouvelle »,  où « le drame de la souffrance et le mystère du mal sont donnés en spectacle », le risque est « d’anesthésier » les consciences, ou de « faire tomber dans le désespoir ». Le souverain pontife encourage donc un nouveau style de communication. Un style plus « ouvert et créatif »,  qui ne donne jamais au mal « le premier rôle » mais cherche à « mettre en lumière les solutions possibles », de manière à susciter  « une approche active et responsable » chez  ceux auxquels on veut transmettre l’information .

La vie de l’homme, explique le pape François, « n’est pas n’est pas seulement une chronique aseptisée d’événements, mais une histoire, une histoire qui attend d’être racontée à travers le choix d’une clef de lecture qui permet de sélectionner et de recueillir les données les plus importantes ». La réalité en soi, n’a pas une signification univoque, car « tout dépend du regard que l’on pose sur elle », tout dépend des « lunettes » que l’on décide de porter pour la regarder ». Chez le chrétien, les seules « bonnes lunettes » qui permettent de déchiffrer la réalité, sont celles de « la bonne nouvelle, de la Bonne Nouvelle par excellence : l’Évangile de Jésus, Christ, Fils de Dieu ». « Bonne » nouvelle ne veut pas dire  « nouvelle sans souffrance », mais « nouvelle où  la souffrance est vécue dans un cadre plus large, comme partie intégrante de l’amour porté au  Père et à l’humanité. En Christ, Dieu s’est rendu solidaire, proche de toutes les situations humaines, écrit le Pape, nous révélant que « nous ne sommes pas seuls parce que nous avons un Père qui n’oublie  jamais ses enfants ». Dans cette optique, tout nouveau drame survenu

Dans cette optique, « tout nouveau drame » devient aussi « le scénario possible d’une  bonne nouvelle » car, rappelle le Pape, « l’amour parvient toujours à trouver le chemin de la proximité et à susciter des cœurs capables de s’émouvoir, des visages capables de ne pas se décourager, des mains prêtes à construire ». Le communiquant est donc invité à « éclairer la bonne nouvelle présente dans la réalité de chaque histoire et dans le visage de toute personne ».

L’espérance, la plus humble des vertus

Et François de conclure alors ce message par un encouragement à « l’espérance, la plus humble des vertus », cette espérance qui  « reste cachée dans les plis de la vie mais, comme le levain, fait lever toute la pâte ». « Cultivons-la, en lisant encore et encore la Bonne Nouvelle, l’Évangile qui a été « réédité » en de nombreuses éditions dans la vie des saints, des hommes et des femmes qui sont devenus des icônes de l’amour de Dieu ».

En présentant le message du Saint-Père à la presse, le 24 janvier, le préfet du secrétariat pour la communication, Mgr Dario Vigano, a fait un parallèle avec le film de Wim Wenders Si loin, si proche, qui commence par une citation de l’évangile de Mathieu: « La lampe du corps, c’est l’œil. Donc, si ton œil est limpide, ton corps tout entier sera dans la lumière ; mais si ton œil est mauvais, ton corps tout entier sera dans les ténèbres » (Mt 6, 22).

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