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Syrie : Alep consacrée à Notre-Dame de Fatima

fatima alep
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Un rêve devenu réalité et un signe d’espérance pour toute la communauté chrétienne meurtrie dans sa chair.

Un « rêve devenu réalité (…) une occasion spéciale et émouvante  (…) qui arrive dans un moment parfait » : mis bout à bout, ces petits commentaires recueillis à Alep, ville martyre de la guerre en Syrie, soulignent la joie et l’espérance qui animaient les chrétiens le jour de la consécration de leur ville à Notre-Dame de Fatima, le 13 mai dernier, alors que le Pape présidait le centenaire des apparitions mariales au Portugal.

Dans un compte-rendu de cette « journée spéciale » pour toute la communauté d’Alep, qui souffre encore des conséquences de la guerre en Syrie, les franciscains de Terre Sainte témoignent de cette espérance bien vivante chez ces chrétiens éprouvés par d’immenses souffrances et bafoués dans leurs droits. Selon Ibrahim Alsabagh, le curé d’Alep, qui vit dans les décombres de la ville, dans la partie ouest se sont regroupés 40 000 chrétiens sur les 250 000 que comptait la ville avant la guerre civile. L’acte de consécration a eu lieu durant une messe présidée par le père Ibrahim. « La statue de la Vierge », affirme-t-il, « leur a apporté consolation, à lui et à toute la ville ! »

3 000 fidèles derrière la Vierge

L’archevêque maronite d’Alep, Mgr Joseph Tobji, a également participé aux célébrations, suivies d’une grande procession de la statue de Marie à travers les rues de la ville. « Pour nous, ici à Alep – a-t-il commenté — c’est une grande chose de savoir que la Vierge de Fatima, la mère de Dieu, nous console chaque jour et à chaque moment, pas seulement en ce centenaire béni ; le Seigneur aussi est avec nous et ne nous abandonne pas ». La procession drainait presque 3 000 personnes qui ont accompagné la statue de la Vierge dans toute la ville, « signe tangible des innombrables grâces semées dans nos cœurs », a souligné le curé d’Alep qui espère que cette visite de la statue de Notre-Dame de Fatima sera porteuse « de nombreuses guérisons ». Premier défi pour Alep : se reconstruire. « Reconstruire ses bâtiments, mais aussi son économie », a précisé le père Ibrahim, inquiet pour cette portion d’ « humanité détruite, martyrisée, paralysée », qui a bien du mal à se relever.

« Un rêve devenu réalité »

La statue de la « femme plus brillante que le soleil » a été amenée à Alep du Portugal, à l’initiative du Custode de Terre Sainte, le père Francesco Patton, par Pedro Rodrigues, prêtre portugais… qui a pu constater, de ses yeux, la situation de la ville syrienne : « Il est temps de reconstruire… Pas seulement les maisons, mais aussi les rêves qui ont été perdus », a-t-il confirmé. Pour lui, la venue sur cette terre de « cette Dame qui est pour la paix, qui est pour la conversion et veut accueillir ses enfants » est pour ces chrétiens « un rêve devenu réalité », comme le confirme en effet une chrétienne d’Alep : « Nous sommes vraiment heureux et nous espérons que la présence de Marie ici protègera notre ville, nos familles et chacun de nous ».

Les religieux en première ligne

Et sœur Hyacinthe Mistrich de la congrégation du Saint-Rosaire, leur a fait écho : « Cette occasion spéciale fut vraiment émouvante, car tous ceux qui aiment la Vierge sont venus ici prier et renouveler leur consécration à Marie. C’est pour cela que ça a été très important (…) Cette visite a donné aux gens une certaine espérance pour le futur ». Et sur cette terre, de toute évidence, la présence des religieux fait vraiment la différence, comme a témoigné sœur Laude du Verbe Incarné, à Alep : « C’est un peu ce que nous a dit le pape François. Le religieux, ici, doit apporter la consolation. Même si nous ne l’avons pas, nous devons l’incarner et la leur montrer. Après toute la crise qu’Alep a traversée, c’est ce que les gens attendent de nous ! ».

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