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Pape François : L’amour chrétien, un art qui s’apprend et se cultive

AFP/EAST NEWS
Pope Francis waves to the crowd from the window of the apostolic palace overlooking St Peter's square during the Sunday Regina Coeli prayer, on May 14, 2017 in Vatican. / AFP PHOTO / Vincenzo PINTO
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Au Regina Cœli, puis lors de sa 15e visite à une paroisse romaine, le Saint-Père a expliqué le plus grand commandement de l'Évangile et comment ne pas faire le jeu du diable.

« Aimer est tout un art » qui « s’apprend » à l’école du Christ et « se cultive chaque jour », a déclaré le pape François avant de réciter la prière du Regina Cœli avec les fidèles et touristes présents sur la place Saint-Pierre, comme chaque dimanche, en période pascale. Pour un chrétien, a-t-il ajouté avec force, « savoir aimer n’est jamais acquis une fois pour toutes (…) il faut s’exercer pour que l’amour envers son prochain mûrisse et se purifie de ces limites ou péchés qui rendent égoïste, stérile et infidèle ». En toile de fond, « le plus grand commandement de l’Évangile : l’amour envers Dieu et envers son prochain », au cœur de l’Évangile du jour (Jn 14, 15-21). Évangile dans lequel Jésus promet d’envoyer l’Esprit saint, son « avocat » contre l’action du Malin, expliqué par l’évêque de Rome, dans l’après-midi, aux paroissiens de l’église Saint-Pierre-Damien de Casal Bernocchi, en banlieue romaine. C’était sa 15e visite à une paroisse de son diocèse depuis son élection.

Savoir aimer n’est jamais un acquis

Il est dit dans l’Évangile du jour, « celui qui reçoit mes commandements et les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi, je l’aimerai, et je me manifesterai à lui », a souligné le pape François au Regina Cœli. Le Pape a également commenté la promesse d’amour du Seigneur, faite aux disciples juste avant sa passion et sa mort : qu’ils recevront « un autre Paraclet », c’est-à-dire un autre « avocat », un autre défenseur, un autre consolateur, « l’Esprit de vérité ». Cette promesse, a-t-il expliqué, révèle le « mystère de communion » du peuple de Dieu « avec le Père et avec Jésus par l’Esprit saint ». Mystère dans lequel « l’Église trouve la source inépuisable de sa mission, qui se réalise par l’amour ». Le Seigneur, aujourd’hui, a exhorté le Pape, « nous appelle à correspondre généreusement à cet appel évangélique à l’amour, en mettant Dieu au centre de nos vies et en nous consacrant à nos frères, à ceux surtout qui ont le plus besoin de soutien et de réconfort ».

Mais « savoir aimer, aimer à l’exemple du Seigneur et par sa grâce, n’est pas facile », a poursuivi le souverain pontife, même pour une communauté chrétienne. « Parfois les différends, l’orgueil, les envies, les divisions, laissent une marque sur le beau visage de l’Église ». Et c’est là que « le Malin s’en mêle ! » et peut « nous berner ». Et ce sont les personnes spirituellement plus faibles qui en pâtissent. Que de personnes se sont éloignées de l’Église, « faute de s’y sentir accueillies, comprises, aimées », à cause de « médisances, jalousies, envies », qui y régnaient, a déploré François. Oui, pour un chrétien aussi, a insisté le Saint-Père, « savoir aimer n’est jamais acquis une fois pour toutes ; il faut recommencer chaque jour, il faut s’exercer (…) ».

S’appuyer sur Marie

Contre la tentation de la médisance et de la jalousie qui « détruit nos communautés », le Pape a invité les fidèles à se tourner vers Marie qui « écrase le serpent », à trouver en elle une aide « pour être toujours plus dociles au Paraclet, à l’Esprit de vérité ». Concept qu’il a développé au cours de la messe célébrée, dans l’après-midi, devant les paroissiens de l’église Saint-Pierre-Damien de Casal Bernocchi, à Ostie, en banlieue romaine, rappelant que la « langue du chrétien » est celui de « la douceur » et « du respect », une langue spéciale qui n’a rien à voir avec la maîtrise du latin, la langue officielle de l’Église. L’occasion d’inviter l’assemblée à un examen de conscience : « Ai-je une attitude de douceur ou de colère, suis-je amer ? » et de confier avec regret : « C’est si laid de voir des personnes qui se disent chrétiennes mais sont pleines d’amertume ! ».

Comparant la langue du serpent à celle de certains paroissiens, l’évêque de Rome a exhorté les fidèles de son diocèse à invoquer la protection de la Vierge Marie contre « cet ennemi », le diable, qui sait comment « affaiblir », voire « détruire » en se nourrissant des péchés les plus répandus comme, dans ce cas, les médisances. « Cela me fait mal au cœur, c’est comme si entre nous on se jetait des pierres les uns contre les autres… le diable s’amuse, pour le diable c’est un vrai carnaval ! », a conclu le Saint-Père avant d’inviter encore une fois l’assemblée à ne pas « attrister » l’Esprit saint qui est en eux, à agir comme Lui « avec douceur et respect ».

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