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Pape François : "Écoutez ! C’est le Seigneur… Il vous appelle par votre nom"

Isabelle Cousturié - Publié le 17/05/17

À l’audience générale, le Saint-Père a décrit les joies et les espérances que représente, pour un chrétien, le fait de se savoir personnellement dans les préoccupations de Dieu.

« Tout homme est une histoire d’amour que Dieu écrit sur cette terre ». Cette certitude que « Dieu est proche de nous » et nous dit « lève-toi, arrête de pleurer, parce que Je suis venu pour vous libérer », le chrétien doit l’avoir bien ancrée en lui toute sa vie, a déclaré le pape François à l’audience générale de ce mercredi 17 mai. Poursuivant sa série de catéchèses sur l’espérance chrétienne, le Saint-Père est parti de « la rencontre inattendue » de Marie-Madeleine avec le Christ ressuscité — « l’événement le plus bouleversant de l’histoire humaine », a estimé le Pape — qui fait d’elle « l’apôtre de l’espérance » par excellence. Au cours de l’audience, François en a profité pour saluer « la fidélité » et le « dévouement » de tant de femmes dans le monde qui continuent d’aimer les défunts et d’honorer leur souvenir, en prenant soin des cimetières, montrant ainsi que de « vrais liens », ne peuvent être brisés par la mort.

Plus de 15 000 personnes étaient présentes à l’audience générale. Parmi elles, le Collège de défense de l’OTAN, un groupe de l’université catholique de Louvain, ainsi que des pèlerins venus de France, de Suisse et de Côte d’Ivoire, que le Pape a salués chaleureusement après sa catéchèse. « Frères et sœurs, Marie Madeleine aurait voulu étreindre le Seigneur. Mais lui l’envoie porter la bonne nouvelle aux Apôtres. Nous aussi, à l’heure des pleurs et de l’abandon, puissions-nous entendre Jésus nous appeler par notre nom, et nous envoyer porter la bonne nouvelle à nos frères », a-t-il exhorté.

Dieu est un « rêveur »

En appelant Marie-Madeleine par son prénom, « Marie ! », Jésus a provoqué chez elle une véritable « révolution », a développé le Pape, au cours de sa catéchèse. Il a bouleversé sa vie : cette femme, a-t-il rappelé, avant de rencontrer Jésus, « était aux mains du malin », elle est devenue « l’apôtre de la plus grande espérance ». Alors qu’elle pleure la mort de Jésus et la disparition de son corps, le Seigneur la surprend « de manière inattendue ». Elle ne le reconnaît d’ailleurs que lorsqu’il l’appelle par son nom : « Marie ». Une approche personnelle qui changera le cours de son existence : « Qu’il est beau de penser que la première apparition du Ressuscité a eu lieu de manière si personnelle ! »,  s’est exclamé le Pape d’un ton appuyé. Cela veut dire que « Dieu connaît notre nom », le prénom de chacun, qu’ « il nous connaît personnellement, se préoccupe de notre vie qu’il veut relever ». Vie qu’il veut relever, car Jésus, a rappelé le Saint-Père, n’est pas quelqu’un qui s’adapte au monde, qui tolère d’y voir perdurer la mort, la tristesse, la haine, la destruction morale des personnes ». Notre Dieu, a souligné le Pape en sortant de son texte, « n’est pas inerte, mais – permettez-moi – un rêveur : il rêve de transformer le monde, et il l’a fait dans le mystère de la Résurrection ».

Réconfort dans les larmes et l’abandon

L’expérience de Marie-Madeleine, sa transformation, a poursuivi le Pape, est le signe que « la résurrection de Jésus n’est pas, pour le chrétien, une petite joie quelconque, qui arrive “au compte-goutte”, mais une joie “envahissante” qui tombe sur notre vie comme “une cascade” ». Et d’insister : « L’existence chrétienne n’est pas un tissu de douces joies, mais des vagues qui vous submergent ». L’expérience de Marie-Madeleine montre que « chacun de nous est une histoire d’amour de Dieu » ; qu’il « nous regarde, nous attend, nous pardonne… ». Alors quel réconfort de savoir qu’au milieu de « déceptions », « d’échecs » portés  dans nos cœurs, « il y a un Dieu, tout près de nous, qui nous dit : cesse de pleurer, parce que je suis venu te libérer ! », a conclu le Pape en encourageant fidèles et pèlerins à méditer sur cette belle expérience de Marie-Madeleine qui, a-t-il assuré, peut être aussi « la nôtre à l’heure des larmes et de l’abandon ».


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