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Comment donner un sens chrétien à son travail ?

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Les 13 et 14 mai 2017 a eu lieu un week-end d'enseignement et de réflexion au Collège des Bernardins à Paris. Initié par le pôle jeunes adultes du diocèse de Paris, ce week-end avait pour but d'éclairer 250 jeunes professionnels sur la doctrine sociale de l'Église et le sens chrétien du travail.

Le week-end du 13 et 14 mai 2017, coordonné par le Père Jean-Baptiste Arnaud, vicaire-épiscopal pour la jeunesse du diocèse de Paris, avec l’aide de Thomas Jaeglé, co-fondateur du groupe Bâtisseurs (parcours de formation à la doctrine sociale de l’Église), avait pour thème directeur : « À quoi sert de gagner le monde ? » (Mt 16, 26). Il s’articulait autour de quatre axes :

  • Enseignements magistraux,
  • témoignages,
  • ateliers autour d’un thème spécifique,
  • tables rondes avec des intervenants spécialisés dans une problématique donnée sur le travail.

L’initiative de ce week-end de réflexion trouve son origine dans le questionnement récurrent des jeunes professionnels chrétiens : quel est le sens de mon travail, quelle place accorder au Seigneur dans celui-ci ? Si le lien entre notre travail et notre foi semble, à première vue, difficile à établir, la doctrine de l’Église (DSE), qui est « destinée à guider la conduite de la personne », a pour but d’aider le chrétien à y trouver une cohérence, une unité bienfaitrice.

 

5 principes fondamentaux

Le sens chrétien du travail répond aux principes fondamentaux de la doctrine sociale de l’Église dont les principaux sont le bien commun, l’option préférentielle pour les pauvres, la subsidiarité, la destination universelle des biens, et la dignité de la personne humaine. Mais il implique tout de même une liberté et une conscience propres à chaque individu, qui reste libre de faire ses choix, forcément subjectifs, en fonction de ces critèresLes différents ateliers du week-end avaient donc pour but que chacun ait en main les pistes de réflexion et d’action permettant cette cohérence morale recherchée par la DSE.

Thomas Jaeglé, interviewé par Alexia Vidot dans le journal hebdomadaire du diocèse de Paris, Paris Notre-Dame, explique : « Je crois qu’il ne faut pas avoir peur de changer [de domaine de travail] afin d’avoir un impact plus direct sur le bien de la société. Nombre de jeunes se réorientent, par exemple, dans l’enseignement, sans pour autant tomber dans l’écueil inverse : ne pas voir la sainteté dans son travail quotidien. Où que l’on soit, on a des interactions avec des personnes et un levier sur lequel jouer en vue du bien. Où que l’on soit, on peut donc être missionnaire. »

Le travail demeure donc un terrain où il est possible de témoigner de sa foi en servant le Christ à travers ses tâches quotidiennes.

Sophie, future avocate, témoigne…

Présente lors de ce week-end, Sophie, élève-avocate en droit des affaires, témoigne : « Le travail est une œuvre collective. Pour résumer ce week-end nous pourrions dire que tout travail porte en lui une visée eucharistique. En effet, pendant la messe, moment de l’Eucharistie, quand le prêtre présente les offrandes à Dieu à travers les paroles : « Seigneur, reçois ce pain et ce vin, fruits de la terre et du travail des hommes », c’est en fait le travail de chacun de nous qu’il présente à Dieu dans cette offrande. Dieu nous associe ainsi à son sacrifice divin. Le travail nous unit tous dans notre œuvre, il nous met en relation avec tous les hommes de la planète, chrétiens ou non, mais également avec les générations précédentes. À travers mon travail, je me dévoile et je m’accomplis en tant qu’Homme pour me rapprocher du Créateur, pour chercher à toujours plus m’élever vers Lui.

Dans mon cas, je ne parvenais pas à trouver de sens profondément eucharistique et vocationnel à mon travail. Je suis ressortie de ce week-end éclairée, en particulier grâce à la vision intelligente du travail qu’il nous a été donnée de méditer : permettre de distinguer ce que l’on fait matériellement dans son travail, et ce qu’on accomplit vraiment, dans le fond. Un des grands enseignements de ce week-end a été de comprendre qu’il existe deux manières de considérer le travail : avec une vision objective et une vision subjective. Il appartient alors à chaque Homme de faire de son travail une œuvre élévatrice, de vivre son travail de manière eucharistique. La nature du travail importe finalement bien moins que la façon dont on le vit, de comment on le conçoit. »

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