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En quoi faire du sport peut-il rapprocher votre enfant de Dieu ?

ENFANT JOUANT AU FOOT
Shutterstock
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Le sport, c’est la santé ! Mais si c’était aussi un chemin vers Dieu pour votre enfant ? Goût de l’effort, dépassement de soi, attitude fair-play… découvrez en quoi la pratique du sport se rapproche de la foi.

Avec l’engouement de la réalité virtuelle, il y a de quoi tirer la sonnette d’alarme : les conséquences du manque d’activité physique sont réelles et dangereuses pour nos enfants. Or l’activité physique fait partie intégrante du style de vie chrétien. Bien sûr, le développement physique de l’enfant n’est pas négligeable, et l’on sait à quel point le sport, en soi, lui est bénéfique. Mais ce que l’on ignore, peut-être, c’est l’influence positive d’une activité sur sa croissance personnelle et spirituelle.

Un esprit sain dans un corps sain

« Mens sana in corpore sano », cette citation latine, extraite de la dixième des seize Satires de Juvénal, a beau être largement reprise aujourd’hui, elle reste trop souvent incomprise. À l’époque de sa rédaction, entre l’an I et l’an II,  le sens spirituel en était implicite. Aujourd’hui, avec la laïcité, ce sens a disparu, le mot « esprit » signifiant « mental », lui faisant perdre sa connotation de spiritualité que Juvénal et ses contemporains lui connaissaient.
Reformulée dans un vocabulaire moins latin, on pourrait dire par exemple « demandons au Christ que nos corps sains abritent des âmes saines ». Car l’activité physique fait bel et bien partie d’un style de vie chrétien. Il s’agit de choisir de prendre soin d’un corps que Dieu nous a offert.
Pour rester en forme, il faut y consacrer du temps, lutter contre ses propres faiblesses et apprendre l’humilité. C’est tout cela qui forge le caractère de l’enfant, jouant un rôle essentiel dans son développement global.

 

L’esprit sportif, une valeur chrétienne

Saint Jean Bosco, déjà, pensait que le sport était une excellente activité pour l’éducation et l’évangélisation. Ayant observé que « le stade attire plus que l’église », le prêtre Italien avait commencé à travailler avec quelques jeunes, issus de milieux défavorisés, en leur proposant des activités sportives. La possibilité de se défouler, d’évacuer le trop plein d’énergie tout en développant des compétences sportives a été pour beaucoup le point de départ du retour dans le « droit chemin ».
Si le principe de base de cette pédagogie est d’apprendre à se dépasser, il faut également prendre goût à l’effort et parvenir à l’étendre à sa vie quotidienne. La pratique d’un sport peut conduire, petit à petit, à la maîtrise des normes et des règles sociales, donc à l’acquisition des valeurs chrétiennes fondamentales. « Aime ton prochain comme toi même » est une valeur sportive !  En plus d’être le deuxième plus grand commandement d’amour, il s’agit de l’essence même du fair-play, indispensable au sport.

 

Quand les sportifs professionnels sont aussi des modèles chrétiens

Les footballeurs en herbe, qui rêvent de faire carrière, sont nombreux, mais leurs idoles le sont aussi. D’ailleurs, les footballeurs ne sont pas les seuls, chaque discipline a ses stars, ses figures héroïques qui sont parfois d’excellents modèles. Une telle image permet aux jeunes de trouver la motivation nécessaire aux entraînements intenses, au dépassement de soi. Les affiches épinglées aux murs de leurs chambres les appellent à suivre l’exemple du héro : alimentation saine, régularité du travail, efforts soutenus.

Alors, qui, mieux qu’un sportif de haut niveau, pour encourager nos jeunes dans le chemin de la vie chrétienne ? Les exemples de témoignages de foi des célébrités ne manquent pas. Le footballeur Olivier Giroud par exemple, n’a plus besoin d’attester d’une foi que son tatouage proclame : « Le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien ».  Lionel Messi, lui, effectue un signe de croix avant chaque match.  Lewandowski et Gortat reconnaissent que leur foi est un soutien, non seulement sur le terrain, mais aussi en dehors, pour être une meilleure personne et éviter les erreurs. Nombreux sportifs parlent ainsi ouvertement de leurs relations avec Dieu. Ils confirment le transfert des valeurs chrétiennes dans la réalité du sport.

 

Un entraînement sportif en mode chrétien !

Comment aider un enfant à tirer profit du potentiel spirituel du sport ? Voici quelques conseils à garder à l’esprit :
1. Le fun est important. Si le sport doit être le point de départ du développement ultérieur de votre enfant, il est important qu’il puisse choisir la discipline qui lui donnera le plus de plaisir.
2. Un bon entraîneur vaut mieux que dix Désiré Mégot, le professeur de sport orgueilleux et en excès pondéral du Petit Spirou. Compétent et charismatique, il deviendra pour votre petit athlète un enseignant, certes, mais aussi un modèle.
3. Soyez vigilant dans le choix des personnes qui encadrent les entraînements : centres sportifs, écoles et paroisses catholique… Le bon état d’esprit des entraîneurs et des équipes dirigeantes est primordial.
4. Les héros positifs seront vos seconds. Montrez à votre enfant que son idole partage la foi, que cette foi l’aide à se dépasser, à surmonter ses propres faiblesses, à vivre.
5. Offrez-lui votre motivation en cadeau. Le soutien et la reconnaissance des parents est l’un des principaux moteurs du développement. Votre enfant doit savoir que, quel que soit le résultat, à vos yeux, il sera toujours le gagnant, le meilleur.
6. Aidez-vous de la prière. Développer des compétences sportives nécessite du temps, de l’investissement régulier et des efforts. Le même principe vaut pour le développement spirituel : la pratique systématique de la prière sera la pierre d’angle des progrès de votre enfant vers Dieu.
7. Entraînez-vous ensemble, priant pour un esprit sain dans un corps sain.