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Comment stopper les disputes de ses enfants ?

ENFANTS; CANAPE; DISPUTE; PLEURS
shutterstock
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Leurs disputes vous fatiguent ? Vous n'arrivez pas à y mettre un terme calmement ? Vous rêvez de partager de meilleurs moments avec vos enfants ? Découvrez 9 conseils clés pour gérer les rivalités entre frères et sœurs.

Avant d’avoir des enfants, on rêve d’une fratrie complice avec des moments de jeux et de rires. Dans la réalité, les jalousies et les rivalités entre frère et sœur rattrapent souvent nos souhaits. Si les conflits sont bénéfiques pour que chaque enfant se construise, ils sont aussi épuisants au quotidien pour les parents et représentent le risque de liens pollués à long terme. Pour des relations équilibrées, l’enfant doit faire preuve de bienveillance. Une qualité primordiale aussi dans les familles recomposées, soumises à un risque élevé de rivalités. Les liens sont à créer sur des bases saines.

Comment éviter les disputes au sein d’une fratrie ? Quelle attitude avoir lors des querelles entre frère et sœur ? Comment aider chacun à trouver sa place dans la famille ? Comment éviter que certaines rivalités perdurent ? Découvrez les conseils de Didier Pleux, psychologue-psychothérapeute et auteur avec Colette Ollivier-Chantrel de « Frères, sœurs… Les erreurs à éviter dans la fratrie » (éditions Eyrolles) et suivez 9 pistes pour une fratrie unie.

1. Aider chaque enfant à trouver son rôle dans la fratrie

Entre le plus petit et le plus grand, le cadet au milieu, il est parfois difficile pour l’enfant de savoir comment se positionner. Le petit dernier a besoin d’attention et il ne faudrait pas oublier de lui faire participer à la vie de famille, sans le considérer toujours comme un bébé. Le cadet, pris entre deux, demande à être écouté. « Chacun est singulier dans la fratrie et c’est le parent qui va « renforcer positivement » les qualités de chacun, décrypte Didier Pleux, psychologue-psychothérapeute. Faire accepter à toute la fratrie que chacun a des différences, des centres d’intérêt particuliers et que chacun a ses valeurs propres. C’est l’apprentissage du principe de réalité. »

2. Être le parent de chaque enfant

La complexité de la fratrie est de vouloir entretenir un lien particulier avec chacun, tout en étant le parent de tous. L’une des pistes pour préserver ces sentiments individuels est d’accorder du temps à chaque enfant, selon son tempérament. Ce rendez-vous est aussi l’occasion de s’entretenir seul avec lui, de partager un instant privilégié. « Un moment en tête à tête avec chaque enfant permet (…) au parent d’entendre mieux ce que l’enfant a à dire – il le dira plus facilement dès lors qu’il ne se sentira pas observé et jugé par ses frères et sœurs, remarque Didier Pleux dans son livre « Frères, sœurs… Les erreurs à éviter dans la fratrie ». On peut préparer un plat, partager un déjeuner à l’extérieur, bricoler… Si l’enfant est introverti, on lui offrira un temps « rien que pour lui » où il peut se raconter. Si l’enfant est extraverti et exalté, on lui offrira un temps d’activité physique (jogging, vélo ou autre) pour l’apaiser. »

Pour le parent, ce moment seul à seul est une parenthèse dans la vie de famille quotidienne. En étant moins sollicité par les autres enfants, le parent s’épuise moins et profite de cette complicité, l’esprit tranquille.

3. Apprendre aux enfants la différence

Comme une mini-société, la fratrie est la première expérience avec la différence. Les enfants apprennent à vivre ensemble, tout en partageant avec ses frères et sœurs certaines similitudes mais aussi de nombreuses disparités.

Pointer les traits de caractère de chaque enfant, sans les enfermer dans des personnalités figées, en identifiant les forces et les faiblesses, c’est aussi l’apprentissage du respect. En ayant la notion de différence, l’enfant comprend le caractère de l’autre et agit en conséquence, en limitant les conflits et les disputes.

Si la comparaison est destructrice et sans effet bénéfique, le fait de réguler les liens entre chacun en prenant en compte les personnalités variées, participe à l’évolution de tous les enfants. « Avoir des frères et sœurs, c’est aussi prendre du recul par rapport à soi, témoigne Antoine, issu d’une fratrie de quatre enfants. Ça a été un curseur sur mon niveau dans les différents domaines (à l’école, en sport, etc.). C’est un effet de miroir, un reflet de soi, une éternelle remise en question, même si les caractères sont différents. Vivre avec mes frères et sœurs m’a donné des clés pour la vie en communauté. »

4. Exprimer ses sentiments

À l’image de n’importe quel groupe, la fratrie demande une bonne communication pour exister. Apprendre aux enfants à exprimer leurs sentiments après une bagarre est une façon d’atténuer les prochaines disputes. Parler du conflit, comprendre d’où il vient, pourquoi certaines choses ont été dites, cela contribue à apaiser les rivalités entre frère et sœur. « Pour éviter que les rancœurs s’accumulent, vous pouvez les encourager à s’expliquer tous les deux calmement et sans attendre, en donnant leur point de vue à tour de rôle, sans s’interrompre, propose Didier Pleux dans son livre. « Puis proposez-leur des pistes pour régler le problème ensemble. » Parler participe aussi à limiter la rancœur, à éviter d’entretenir des animosités envers chacun.

5. Accepter une inégalité dans l’attention accordée

Alors qu’on aimerait être dévoué de la même façon à tous les enfants, la nature fait que les plus petits ont besoin d’une plus grande quantité de temps. Avec l’arrivée d’un petit dernier, la rivalité est innée. Il est important d’expliquer cela aux enfants de la fratrie pour qu’ils acceptent que leurs parents ne disposent pas d’une attention identique à chacun.

De la même façon, un enfant en difficulté scolaire, très curieux ou un peu plus fragile, demande une attention particulière à un moment donné. En parlant de ce besoin de temps pour chacun, l’enfant comprend mieux pourquoi le parent s’occupe de l’autre.

6. Laisser les enfants se créer leurs liens

En passant du temps ensemble, les enfants tissent des liens, importants pour leur complicité et leur bonne entente. Au lieu de garder le contrôle sur eux, laissez-les se découvrir, s’aimer. « Il est bon qu’ils se frottent les uns aux autres pour accepter les « différences », souligne Didier Pleux. Demander à tous les enfants de participer aux tâches ménagères, de faire des projets communs pour la famille, de s’inscrire dans des activités communes (loisirs) favorisent une identité familiale et créent du lien dans la fratrie. Attention, laisser les enfants seuls se « réguler » n’a pas que des côtés positifs : comme dans la cour de récréation, il faut aussi souvent de la présence adulte… »

En gardant un œil sur eux, l’idée est de leur offrir la liberté d’apprendre à mieux se connaître. « Lors des dernières vacances scolaires, j’étais beaucoup prise et je n’ai pas pu m’occuper des enfants comme d’habitude, raconte Émilie, maman de deux enfants en bas âge. Les petits ont beaucoup joué ensemble, passer du temps seuls dans leur chambre, à se lire des histoires ou à s’en inventer. À la fin des vacances, une nouvelle complicité était née. Ils ont désormais une attention différente l’un envers l’autre, une certaine écoute de l’autre. » Pour les plus grands, les jeux de société, les activités partagées permettent d’entretenir ces liens et de calmer les rivalités.

7. Intervenir dans les disputes pour leur rappeler un cadre

Certains parents pensent à tort que de laisser les enfants s’auto-réguler pendant les conflits permet de gérer au mieux les disputes. Si les avis divergent sur ce point, la plupart tendent à favoriser l’intervention d’un parent. Il doit rappeler le respect de l’autre, poser un cadre, marquer des limites claires. « La fratrie est une mini-société où, selon les tempéraments et les règles familiales, il y a fatalement de la jalousie et des disputes qui ne demandent qu’à s’aggraver », souligne Didier Pleux dans son livre « Frères, sœurs… Les erreurs à éviter dans la fratrie. »

Selon les tempéraments de chacun, les bagarres peuvent être incessantes avec le besoin d’être temporisé en permanence, dans une perpétuelle répétition. Les conflits sont aussi une demande envers le parent d’intervenir, de se manifester.

8. Observer ses enfants

Regarder comment évolue chaque enfant, c’est repérer les forces et les faiblesses de chacun. C’est aussi s’interroger sur les liens tissés entre les enfants, les rapports entre les enfants, leur façon de se comporter l’un face à l’autre. Le parent apprend ainsi à mieux connaître la fratrie. « Pour différencier les enfants du même sexe ou du même âge, les parents doivent faire preuve de discernement et de subtilité, souligne Didier Pleux dans son ouvrage. Ils doivent travailler sur l’acceptation, sur ce qui fait la singularité de leurs enfants, sur ce qui les rend uniques, en tenant compte du côté positif et du côté négatif de chaque tempérament. »

9. Accepter les affinités variables selon les enfants

« Certaines particularités de tel ou tel enfant correspondent mieux à ce que le parent apprécie, mais ça n’a rien à voir avec l’amour qu’il leur porte », souligne Didier Pleux dans son livre. Un enfant sportif avec un papa joueur de foot, un enfant artiste à l’imagination débordante avec une maman un peu bohème. Selon son histoire et la personnalité du parent, il est normal d’avoir certaines affinités avec ses enfants. L’idée est de ne pas exclure le ou les autres enfants pour éviter une jalousie et surtout de lui expliquer que ce n’est pas pour autant qu’on l’aime moins.

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