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Libération de 82 lycéennes nigérianes par Boko Haram : l’Église perplexe

DES LYCÉENNES DE CHIBOK LIBÉRÉES PAR BOKO HARAM ATTENDENT À ABUJA
Stefan Heunis | AFP
Quelques unes des 82 jeunes femmes libérées par Boko Haram attendent à Abuja, le 8 mai 2017. Elles font partie des 276 lycéennes de Chibok enlevées en 2014, dans le nord-est du Nigeria.
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L’archevêque d’Abuja, le cardinal Onaiyekan, se pose des questions sur la prétendue « grande victoire politique » de la présidence nigériane.

Elles étaient 276, le groupe Boko Haram en a libéré une vingtaine en octobre 2016, et vient d’en libérer 82 autres, après plus de trois ans de captivité. Les jeunes filles, enlevées dans leur lycée par le groupe jihadiste en 2014, ont été échangées contre la libération des combattants du groupe actuellement détenus et une somme d’argent. Échange présenté par la présidence nigériane comme « une grande victoire politique ». L’archevêque d’Abuja, le cardinal John Olorunfemi Onaiyekan, a réagi avec joie à la libération des lycéennes, non sans exprimer quelque perplexité sur les circonstances et les résultats obtenus.

« Nous rendons grâce à Dieu… »

« Nous rendons grâce à Dieu parce que ces jeunes filles ont pu revenir dans le giron de leurs familles mais je me demande comment il se fait que nous ayons dû attendre trois ans pour obtenir ce résultat », a déclaré à l’agence Fides le cardinal Onaiyekan. Au cours de ces trois années de captivité, l’archevêque d’Abuja était de ceux qui demandaient avec insistance au gouvernement de faire tout son possible pour libérer ces jeunes filles. On lui a toujours répondu « le gouvernement ne peut négocier leur libération avec des terroristes, en les échangeant contre des détenus de Boko Haram ». Mais c’est pourtant ce qui a finalement eu lieu. »N’était-il pas possible de le faire auparavant, en épargnant à ces jeunes filles et à leurs familles trois années de souffrances ? », s’est-il demandé. Personne ne sait ce qu’ont subi les jeunes filles, mais selon le cardinal il suffisait de voir leurs visages à la télévision pour comprendre qu’elles ont passé « une longue et terrible période ». Parmi elles se trouvait une jeune fille avec une jambe amputée, qui laisse imaginer les dommages psychologiques que ces jeunes filles ont dû subir.

Prier pour la libération de toutes les lycéennes

« Il m’est demandé si, dans le cas où ces jeunes filles avaient été les enfants de quelqu’un de puissant, l’on aurait perdu autant de temps », a poursuivi l’archevêque d’Abuja. Et de rappeler qu’une centaine d’autres jeunes filles sont encore aux mains des jihadistes. « Nous ne savons encore rien sur leur sort. Certaines d’entre elles sont probablement mortes durant les combats, suite à des maladies ou en couches parce que plusieurs d’entre elles ont été mises enceintes par leurs ravisseurs », a précisé le cardinal qui a conclu en demandant de prier pour leur libération.

Boko Haram persiste dans l’horreur

Le 14 avril dernier, jour anniversaire de l’enlèvement des lycéennes, Amnesty International a demandé aux autorités nigérianes de redoubler d’efforts afin de faire libérer les dernières jeunes filles de Chibok et les milliers d’autres personnes enlevées dans tout le nord-est du pays par Boko Haram. Dimanche, l’organisation a demandé au gouvernement d’apporter aux lycéennes libérées un soutien psychologique adéquat et de ne pas prolonger la traditionnelle enquête militaire devant évaluer leur allégeance au groupe jihadiste — une pratique courante lors de la libération de milliers de villageois qui vivaient sous le joug du groupe. Boko Haram continue d’enlever des femmes, des filles et des jeunes hommes, qui sont « souvent victimes de terribles violences, notamment de viols, de passages à tabac et de participation forcée à des attentats-suicides », a dénoncé Amnesty tout en déplorant le silence des médias sur ces enlèvements.

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