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À 23 ans, belle et rebelle, elle passe du squat au cloître

Lucie Frachebourg, le 21 avril 2011, lors de la Semaine sainte, dans l'abbaye de Fontfroide © Jean Lemoine
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Lucie Frachebourg a connu un très beau parcours de conversion après avoir connu une jeunesse agitée de squat en squat.

À 23 ans, le belle et pétillante Lucie Frachebourg a pris la décision de sa vie : embrasser la vie cistercienne pour offrir son existence entière à Dieu alors que rien ne l’y prédestinait. Elle est entrée au couvent il y a quelques semaines, le dimanche de la divine miséricorde. Elle a choisi l’ordre cistercien, qui remonte à la fondation de l’abbaye de Cîteaux par Robert de Molesme en 1098. L’ascèse, la paix intérieure et le cheminement vers Dieu y sont structurants. Les témoignages de conversion sont toujours forts et poignants, surtout quand la personne concernée revient de loin. Une vocation qui sort des sentiers battus.

Dans un portrait récent publié sur le portail catholique suisse, Lucie Frachebourg dévoile sa jeunesse rebelle dans des squats, tombant dans les excès à la recherche d’un cadre. « La nana qui traînait dans les squats et qui se convertit, ça fait un peu cliché », déclare t-elle au journaliste Pierre Pistoletti qui l’interroge. La jeune femme ne s’est jamais sentie à l’aise avec la religion catholique, trop étriquée selon elle. Pèlerinage, JMJ : très peu pour elle. Et pourtant…

Touchée par la grâce divine

À l’issue d’un voyage en Irlande avec sa sœur, elle revient à la vie. L’attachement à la nature et aux églises en ruines sont une source de rédemption pour la jeune femme. Quelques mois plus tard elle passe la Semaine sainte à l’abbaye de Fontfroide, une abbaye cistercienne très célèbre, située à Narbonne. Elle y passe le triduum pascal à contempler et écouter. Au cœur de ce mystère, elle est touchée par la grâce. Lucie vit une expérience très forte qu’elle peine à décrire, quelque chose se passe en elle. Elle comprend que le royaume des cieux est « un trésor » pour lequel il vaut la peine de tout abandonner (Mt 13, 44). « Dans ce monastère, j’ai senti que c’était là que je devais aller et nulle part ailleurs ».

« Mais voilà qu’un autre chemin se dessine »

Lucie renonce aux plaisirs de la table, à la bière ambrée et à celui qu’elle aimait (destiné lui aussi à la vie religieuse) pour consacrer sa vie au Christ, à la contemplation et à la prière. Mais ce qui est le plus dur pour elle, c’est d’abandonner l’artisanat. Après une école de céramique et de vitrail, elle a dû quitter son atelier de céramique artisanale Ecce Terra. Un choix difficile pour elle avant de prendre conscience de la pleine disponibilité qu’elle doit accorder à Dieu.

Sur le chemin de la vérité

Depuis quelques semaines, elle a rejoint la vie cistercienne, dépouillée de tout, sur le chemin de la vérité. Sentinelles de l’invisible, les moniales cisterciennes sont une communauté contemplative, cloîtrés, vouées à la recherche de Dieu. Personne ne les voit et pourtant elles sont indispensables au monde. Lucie fait le choix de l’ordre cistercien « pour la lumière ». Bernard de Clairvaux qui a considérablement développé l’ordre au XIIe siècle avait aussi fait ce choix pour l’architecture des abbayes. Souhaitons-lui de trouver cette lumière, celle du Christ Rédempteur.

Découvrez une sélection de photos de Lucie Frachebourg, en 2011, à l’abbaye de Fontfroide. C’est à cette époque qu’elle entre, pour la première fois, en contact avec la spiritualité chrétienne, comme en témoigne le photographe Jean Lemoine.

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