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71% des catholiques pratiquants réguliers ont voté Macron

EMMANUEL MACRON
AP/EAST NEWS
Emmanuel Macron a été élu 25e président de la République française ce dimanche 7 mai 2017.
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Mais le vote en faveur du FN continue néanmoins à progresser chez les catholiques occasionnels : près d’un sur deux a voté Le Pen.

À l’issue du second tour de l’élection présidentielle, les premières études réalisées par les instituts de sondage permettent d’établir une cartographie précise de l’électorat catholique et de son comportement face à l’alternative Emmanuel Macron / Marine Le Pen. Et l’enquête réalisée par l’IFOP pour Pèlerin et La Croix confirme largement les tendances du premier tour : il est désormais impossible de parler d’ « un » vote catholique.

De manière générale, ceux qui se déclarent catholiques ont un peu moins voté pour Emmanuel Macron que la moyenne nationale (62% vs 66,1%). De même, Marine Le Pen réalise une légère sur-performance dans cette catégorie de la population (38% vs 33,9%). En revanche, les rapports changent de manière très significative lorsqu’on introduit le paramètre de la pratique.

Près d’un catholique « occasionnel » sur deux a voté Le Pen

En effet, plus on se déclare pratiquant, moins on vote pour le Front national (FN). Et ce, de manière très nette. 71% des catholiques qui déclarent assister régulièrement à la messe (au moins une fois par mois), ont déclaré avoir accordé leur suffrage au candidat d’ « En marche », soit presque 5 points de plus que la moyenne nationale. Inversement, Marine Le Pen enregistre un score inférieur de presque 5 points à sa performance globale dans cette catégorie des catholiques.

C’est chez les catholiques occasionnels (qui vont à la messe moins d’une fois par mois) que l’écart s’est le plus resserré entre les deux candidats : 46% d’entre eux ont voté Marine Le Pen, et 54% pour Emmanuel Macron. Un écart qui traduit une forte fragmentation de l’électorat catholique, puisqu’en 2014 par exemple, lors des élections européennes, « réguliers » et « occasionnels » avaient voté dans les même proportions en faveur du FN (autour de 20%), rappelle Pélerin dans la synthèse de cette enquête.