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Le testament de Louis XVI : un vade mecum pour les gouvernants d’aujourd’hui

Louis XVI © Wikimedia
Louis XVI © Wikimedia
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Peu avant de monter à la guillotine, le roi Louis XVI a rédigé un document d'une grande élévation. Le sens de l'État et l'amour du peuple français dont témoigne le monarque demeurent une source d'inspiration pour ceux qui aspirent à diriger le pays aujourd'hui.

Trois semaines avant sa condamnation à mort par la Convention, Louis XVI rédige son testament le 25 décembre 1792 dans la prison du Temple où il est enfermé. Si ce document de quatre pages, finement manuscrites, accorde une large place à son souci des fins dernières et de sa famille, il est également émaillé de plusieurs considérations élevées sur le métier de roi et la façon de gouverner le royaume. Présentant l’issue funeste du procès qui lui est intenté, en chrétien accompli, le roi pardonne déjà à ses ennemis.

« Je pardonne de tout mon cœur à ceux qui se sont fait mes ennemis sans que je leur en aie donné aucun sujet, et je prie Dieu de leur pardonner, de même que ceux qui par un faux zèle, ou par un zèle mal entendu, m’ont fait beaucoup de mal. »

Il enjoint son fils à pardonner aux Français qui ont participé à la Révolution afin de permettre la réconciliation nationale de l’ensemble du pays. En une phrase sobre et profonde, il rappelle à son fils les devoirs du roi : faire le bonheur de ses sujets, et pour cela régner suivant les lois. Le roi n’est pas au-dessus de la loi et du droit.

« Je recommande à mon fils, s’il avait le malheur de devenir roi, de songer qu’il se doit tout entier au bonheur de ses concitoyens, qu’il doit oublier toute haine et tout ressentiment, et nommément tout ce qui a rapport aux malheurs et aux chagrins que j’éprouve. Qu’il ne peut faire le bonheur des peuples qu’en régnant suivant les lois, mais en même temps qu’un roi ne peut les faire respecter, et faire le bien qui est dans son cœur, qu’autant qu’il a l’autorité nécessaire, et qu’autrement, étant lié dans ses opérations et n’inspirant point de respect, il est plus nuisible qu’utile. »

Le testament montre le souci d’unité et de réconciliation de Louis XVI, qui n’a de cesse de rester fidèle à la religion catholique, tout en respectant la liberté de conscience des Français. C’est lui qui a accordé la liberté de culte aux protestants, refermant la guerre civile ouverte par Louis XIV et son édit de Fontainebleau :

« Je plains de tout mon cœur nos frères qui peuvent être dans l’erreur [ndlr les protestants], mais je ne prétends pas les juger, et je ne les aime pas moins tous en J-C. suivant ce que la charité chrétienne nous l’enseigne. »

Une ombre au tableau : Louis XVI regrette d’avoir été contraint de ratifier la constitution civile du clergé, par laquelle l’Église en France a été placée sous la tutelle de l’État. Au terme de sa vie, c’est un roi plein de piété qui se montre dans son testament, emplie de miséricorde à l’égard de ses adversaires et d’espérance pour son pays.

Pour découvrir en intégralité le testament de Louis XVI, cliquez sur ce lien.

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