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Tampons hygiéniques, ce qu’on cache aux femmes

TAMPON HYGIENTIQUE
© Shutterstock
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Hygiéniques, les tampons ? Sous les feux des projecteurs depuis la diffusion d’un reportage choc sur France 5, ils sont aujourd’hui estimés dangereux par les médecins, principalement à cause du risque de choc toxique. 

Amélie, la cinquantaine et mère de trois jeunes filles, n’en revient pas de ce qu’elle a découvert sur les tampons.  « J’ignorais notamment que la mention de leur capacité absorbante n’était pas du tout destinée à permettre aux femmes de choisir ceux qui absorbent le plus, mais plutôt à indiquer aux utilisatrices ceux qui ont la moins grande capacité absorbante, et donc présentent un risque moins élevé de choc toxique. » C’est en visionnant « Tampon, notre ennemi intime », le glaçant reportage de France 5 réalisé par Audrey Gloaguen qu’elle réalise alors les dangers  encourus.

 

 

Le choc toxique, c’est quoi ?

Le syndrome du choc toxique, ou SCT, est une infection provoquée par la libération de bactéries dangereuses dans le sang. C’est un trouble rare, qui survient le plus souvent chez des adultes en bonne santé, mais qui peut être fatal en quelques heures.

En cas de choc toxique, l’irrigation sanguine diminue et la tension artérielle s’abaisse, ce qui peut provoquer une perte de conscience et peut-être un coma et le décès dans les cas les plus graves. Dans ces cas, le poison bactérien peut attaquer les muscles, les reins, le foie, le coeur et les poumons.

Au début des années 90, plus un cas n’était recensé en France, 5 cas en 2004 puis 22 en 2014. Difficile à détecter , il présente, à ses débuts, des symptômes assimilables à une grippe.

Lauren Wasser, top model, une jambe en moins

Son histoire avait déjà fait le tour du monde et ému les internautes : le mannequin Lauren Wasser avait dû être amputée de la jambe, gangrenée, après des symptômes qui paraissaient être ceux d’une simple grippe. Plus que la douleur quotidienne et une amputation du pied restant envisagée, ce qui choque le plus la jeune femme, c’est « qu’on est de nouveau face à une flambée de cas. Alors le moins que je puisse faire, explique t-elle, c’est de partager mon histoire et d’encourager les filles à être prudentes. »

 

Quelle alternative pour les femmes ?

Les inconditionnelles des tampons vont devoir les changer plus régulièrement et adopter les modèles moins absorbants. D’autres, feront un virage total, comme Lou qui achète des serviettes hygiéniques lavables : «  C’est parfaitement écolo et le lavage est bien plus simple que ce que l’on pense ». Pour Aude, baroudeuse, c’est l’argument économique qui a prévalu dans son choix : « Une cup vaginale coûte le prix de deux mois de tampons, c’est tout vu ! » Bien connue des trentenaires et de leurs cadettes qui l’ont vite adoptée, la cup l’est moins de leurs aînées qui y viendront peut-être tant elles sont effarées que le tampon, un objet aussi intime et évident pour toute une génération soit aujourd’hui facteur de risque. Vite acheté, planqué dans son caddie de supermarché, le tampon n’est pas un objet qui passionne les femmes, bien qu’elles se soient battues contre leur taxation excessive par l ‘état.

Le choc est aujourd’hui grand, la colère aussi. Sur les forums féminins et médicaux souffle un vent de panique, et de nouvelles questions. Si les thématiques concernaient auparavant les modes d’utilisation des tampons, (à la piscine, la nuit etc ) c’est aujourd’hui la question du choc toxique qui est en tête des requêtes des internautes.

Les tampons : une composition floue

De quoi sont composés les tampons ? Bien peu se sont penchées sur ses composants, même celles qui vérifient tout ce que contiennent leurs produits de beauté. Et pour cause : impossible de le savoir en faisant ses achats. C’est paradoxalement l’absence de composition sur les boites de Tampax qui fut un premier signe alarmant pour les femmes, à tel point qu’en février 2016, fut lancée une pétition, signée par près de 260 000 personnes, pour que la marque Tampax dévoile la composition de ses tampons. Une information que les consommatrices devraient pouvoir lire dans quelques semaines, et que Tampax a déjà mise en ligne sur son site. La dioxine que contiennent certains tampons pourrait également être à l’origine de l’endométriose de certaines patientes.

Plus qu’un lifting de site internet, il faudra une véritable transparence dans leur composition et des études scientifiques sérieuses pour que le tampon ne soit plus objet de crainte pour les femmes.

 

Tags:
santé
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