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Cameroun : le plan des évêques pour sortir de la crise

Eglise au Cameroun © Yvan Travert
Eglise au Cameroun © Yvan Travert
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Les évêques de la Conférence épiscopale du Cameroun ont appelé ce 1er mai à l’unité nationale. Une sortie médiatique qui s’explique par la situation socio-politique délétère qui prévaut actuellement dans le pays.

En effet, cela fait maintenant six mois que la partie anglophone du pays connaît des remous socio-politiques sans précédent : revendications sociales portées par les avocats et les enseignants, organisation d’opérations « ville morte » à n’en pas finir, etc. Comme pour étouffer la contestation dans l’œuf, les autorités de Yaoundé avaient, en son temps, coupé Internet dans la région. Mais rien n’y fit, car la grogne se poursuit.

Pour les évêques du Cameroun, cette situation, qui n’a fait que trop duré, ne profite à personne. Elle est préjudiciable à la nation tout entière. D’où la nécessité d’y mettre fin le plus rapidement possible par des solutions concrètes. Voilà pourquoi ils proposent une série de mesures comme « la reprise des cours dans toutes les écoles, les lycées et les universités, la fin des grèves et opérations ville morte, la poursuite d’une vraie politique de décentralisation ». Et ce n’est pas tout ; les évêques camerounais exigent la clarification du sort des leaders de la contestation qui ont été arrêtés puis jugés « pour terrorisme et appel à la sécession ».

Simple appel à l’apaisement de la part des évêques camerounais ? Pas seulement cela. De cette manière, en effet, ils expriment aussi leur engagement dans la résolution de la crise, car plus d’un estiment qu’ils ne se sont pas assez impliqués dans les événements qui secouent la partie anglophone. En témoigne la convocation de trois évêques le vendredi 21 avril dernier, devant un tribunal de Bamenda. Il leur a été reproché, par des parents d’élèves fréquentant des établissements catholiques, de ne rien faire pour convaincre les parents d’envoyer leurs enfants en classe. Mais à y regarder de près, la plainte des parties civiles n’est ni plus ni moins qu’un moyen de pression pour que l’Église du Cameroun s’implique un peu plus dans cette crise socio-politique.

La récente sortie médiatique de la Conférence épiscopale est bien claire maintenant et ne souffre pas de débat : les évêques camerounais montrent qu’ils ne sont pas en marge des événements, mais qu’ils s’y sont impliqués et désirent ardemment la fin de la crise.

Comme on le voit, malgré le voyage du président camerounais Paul BiyaIYA le mois dernier, au Vatican, ce n’est pas le parfait amour entre l’État camerounais et l’Église.

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