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« Sœur Espérance », cette religieuse de 78 ans qui oeuvre pour la paix au Venezuela

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Sœur Esperanza est devenue un symbole du paix au cœur des violents affrontements qui opposent manifestants et garde nationale à Caracas : « S’ils me tuent, Dieu saura en tirer quelque chose de bon. »

Les manifestations qui secouent le Venezuela ont déjà fait une trentaine de morts. Depuis début avril des milliers de vénézuéliens demandent dans la rue le départ du président Nicola Maduro face à la grave crise économique, politique et humanitaire que traverse le pays. Un mouvement de colère lourdement réprimé par la garde nationale bolivarienne, sous le regard critique de l’Église qui tente de porter secours à la population.

On la surnomme Sœur Esperanza

C’est dans ce contexte de violences extrêmes qu’une religieuse a choisi de lutter pour la paix. Sa silhouette frêle et tassée, ses 78 ans, sa tenue de petite sœur et son courage exceptionnel ont rapidement fait d’elle un symbole pour le pays. On la surnomme Sœur Esperanza. Sa renommée est désormais internationale. Protégée seulement d’un masque de chirurgien sur le bas du visage, elle traverse les nuages de gaz lacrymogène à la rencontre des militaires et des manifestants, pour tempérer les violences. Sa vulnérabilité impose rapidement le respect aux hommes armés et la religieuse peut engager le dialogue et faire cesser la répression, le temps que les manifestants se dispersent.

« Je n’ai pas peur »

Aux journalistes venus l’interroger, Sœur Esperanza raconte son dialogue avec les forces de l’ordre : « je me suis rapproché du chef de la Garde et je lui ai dit : comment est-ce possible, vous êtes vénézuéliens et nous somme vénézuéliens ». Le danger non plus ne lui fait pas peur : « Ils ont l’obligation de nous protéger, pas de nous agresser. S’ils me tuent, Dieu saura tirer quelque chose de bon de cela. Je n’ai pas peur. » A la BBC elle a également déclaré : « je veux protester avec dignité, non avec des insultes », renouvelant ainsi ses appels au calme envers les manifestants. Car ce qu’elle veut c’est la paix : « je ne veux pas plus de mort : ni ici, ni là-bas ».

« Que Dieu bénisse et accompagne sœur Esperanza »

Pour appeler à la pacification des échanges, plusieurs figures politiques du pays n’ont pas hésité à la prendre en exemple. C’est le cas de la Garde Nationale Bolivarienne ou de l’homme politique Henrique Capriles, gouverneur de l’État de Miranda, qui a récemment publié sur twitter une vidéo de la religieuse avec ce commentaire : « Même la nuit la plus obscure finira par un lever de soleil. Que Dieu bénisse et accompagne Sœur Esperanza ».

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