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Sainte Faustine, secrétaire de la miséricorde divine

Tableau de la divine miséricorde (Eugeniusz Kazimirowski, 1934) associé au chapelet du même nom. © Public domain
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Aujourd'hui, nous célébrons la fête de la miséricorde divine, à laquelle sainte Faustine a consacré sa vie entière. Découvrez la vie de cette sainte dont l'humilité et la simplicité cachaient une union au Christ et une foi exceptionnelle.

Sainte Faustine est née le 25 août 1905 à Glogowiec en Pologne. Elle est la troisième d’une fratrie de dix enfants d’un couple d’agriculteurs. Son amour pour la prière, sa grande sensibilité vis à vis de la misère des hommes et son obéissance la distinguent très jeune des autres enfants. À 7 ans, elle ressent pour la première fois un appel à la vocation religieuse, appel auquel ses parents s’opposent fermement.

La vie d’Hélène est en apparence très simple : elle va à l’école durant trois ans, puis travaille en tant que servante chez des familles aisées d’Aleksandrow, Lodz et Ostrowek pour aider ses parents. C’est à 19 ans, après avoir reçu une vision du Christ supplicié, qu’elle décide d’entrer au couvent le 1er août 1925 dans la congrégation des Sœurs de Notre-Dame de la Miséricorde, à Varsovie, dans laquelle elle prend le nom de sœur Faustine.

L’humilité et l’amour bienveillant de sœur Faustine, le zèle avec lequel elle remplit ses missions de jardinière, de cuisinière ou de sœur portière dissimulent une vie intérieure profonde et une communion extraordinaire avec Dieu. Le père Michel Sopocko, son confesseur, lui demande d’écrire à partir de 1934 un « petit journal » afin qu’elle puisse coucher par écrit ses expériences intérieures.

La vie spirituelle de sainte Faustine est nourrie par la miséricorde divine : « Ô mon Jésus, chacun de tes saints reflète l’une de tes vertus, moi, je désire refléter ton Cœur compatissant et plein de miséricorde, je veux le glorifier. Que ta miséricorde, ô Jésus, soit imprime dans mon cœur et dans mon âme, tel un sceau, ce sera là mon emblème en cette vie et en l’autre. » (PJ 1242)

Et le Seigneur répond à cet élan d’amour et de foi en la désignant comme secrétaire et apôtre de la miséricorde : « Secrétaire de mon plus profond mystère, disait le Seigneur Jésus à sœur Faustine, ton devoir est d’écrire tout ce que je te fais connaître à propos de ma miséricorde au profit des âmes qui en lisant ces écrits seront consolées et auront le courage de s’approcher de moi. » (P.J. 1693).

De ce statut d’apôtre de la miséricorde, Faustine hérite de trois missions :

  • Rendre proche et annoncer au monde entier la vérité révélée dans les Écritures saintes sur l’amour miséricordieux de Dieu envers tout homme.
  • Implorer la miséricorde divine pour le monde entier, en particulier pour les pécheurs, notamment par la pratique des formes nouvelles du culte de la miséricorde divine : vénération du tableau de Jésus miséricordieux peint selon une de ses visions et portant l’inscription : « Jésus j’ai confiance en toi »; célébration de la fête de la miséricorde, le premier dimanche après Pâques, récitation du chapelet à la miséricorde divine, reçu par sœur Faustine au cours d’une vision en septembre 1935 ; et enfin prière quotidienne à l’heure de la mort du Christ en croix, dite l’Heure de la miséricorde.
  • Inspirer le mouvement apostolique de la miséricorde chargé de propager et d’obtenir par la prière la miséricorde divine pour le monde sur le chemin montré par la bienheureuse sœur Faustine.

Faustine meurt de la tuberculose en 1938 à Lagiewniki, près de Cracovie. Le récit de sa dévotion à la miséricorde divine et de son expérience mystique a été diffusé très rapidement, notamment grâce au père Michel Sopocko qui publia le chapelet à la miséricorde que sainte Faustine a laissé aux hommes avec, inscrit au dos, le chapelet à la miséricorde divine. Elle est canonisée par Jean Paul II le 30 avril 2000, jour symbolique de l’Octave de Pâques et dimanche de la miséricorde.

Voici comment réciter le chapelet à la miséricorde divine :

Sur la croix, réciter un « Notre Père », un « Je vous Salue Marie » et un « Je crois en Dieu ».
Puis sur les gros grains du chapelet : « Père Éternel, je t’offre le Corps et le Sang, l’Âme et la Divinité de ton Fils bien aimé, Notre Seigneur Jésus Christ. En réparation de nos péchés et de ceux du monde entier. »
Sur les petits grains du chapelet : « Par sa douloureuse Passion, Sois miséricordieux pour nous et pour le monde entier »
Puis répéter trois fois : « Dieu saint, Saint fort, Saint immortel, prends pitié de nous et du monde entier »
Puis répéter trois fois : « Jésus, j’ai confiance en toi ! »

« Les rayons signifient le sang et l’eau qui ont jailli des profondeurs de ma miséricorde lorsque mon cœur fut ouvert par la lance sur la croix. Les rayons blancs représentent l’eau qui purifie les âmes, les rouges symbolisent le sang qui est la vie des âmes… Heureux celui qui vivra à l’ombre de ces rayons. Je promets que l’âme qui honorera cette image ne sera pas perdue. » Telle est l'explication que Jésus donna à sœur Faustine au cours de sa vision.
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