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L’éducateur-religieux selon le pape François

Alain PINOGES/CIRIC
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Dans une lettre aux frères maristes, pour le bicentenaire de leur fondation, le Saint-Père fait l’éloge d’un enseignement à la manière de saint Marcellin Champagnat face à l'enfance en détresse.

La famille mariste, c’est avant tout « une grande histoire de dévouement » en faveur des enfants et des jeunes, pour les former « à devenir de bons citoyens et, surtout, de bons chrétiens », affirme le pape François, dans une lettre au Supérieur général, le père Emili Turú Rofes, à l’occasion du bicentenaire de la fondation de l’institut des frères maristes, et l’ouverture, en septembre prochain, de leur 22e Chapitre général, en Colombie. « Vos œuvres — poursuit-il — sont l’expression de la bonté et de la miséricorde de Dieu qui, malgré nos limitations et nos torpeurs, n’oublie jamais ses enfant ». Dans son message, le Saint-Père exhorte les éducateurs-maristes à marcher dans les pas de leur fondateur, saint Marcellin Champagnat, qui a su innover en faisant de l’éducation « une affaire de cœur », et toutes ses œuvres « un grand champ de culture » à « semer et cultiver ».

Se cultiver pour mieux cultiver

La famille mariste – répartie en quatre branches religieuses et une branche laïque – est présente dans 81 pays et comptent plus de 3 500 frères et 72 000 laïcs. Elle accueille et éduque dans ses écoles et structures près de 754 000 enfants et jeunes sur les cinq continents. Saint Marcellin, qui a fondé l’Institut des frères maristes pour promouvoir l’instruction dans les campagnes, disait toujours : « L’éducation est pour l’enfant ce que la culture est pour le champ. Si bon que soit celui-ci, s’il n’est pas labouré, il ne produit que des ronces et des mauvaises herbes ». Convaincu que « chaque enfant porte en lui des talents cachés » à mettre en valeur, il prenait très à cœur le rôle de ses éducateurs, exigeant d’eux « un dévouement constant », et beaucoup de « travail intérieur » pour cultiver leur propre « champ » de « réserves humaines et spirituelles » à transmettre aux jeunes générations. Pour l’éducateur-religieux, en effet, souligne le Pape dans son message, « être appelé à cultiver exige avant tout de se cultiver soi-même, de « prendre soin de son champ intérieur  (…) afin de pouvoir sortir pour semer et cultiver le terrain qui lui a été confié ».

Ainsi, deux siècles plus tard, les maristes de Champagnat, pour répondre aux « signes des temps » et aux nouveaux besoins des enfants, sont appelés à entreprendre « un nouveau commencement », comme il en sera question lors du 22e chapitre général de l’institut à Rionegro, en Colombie, dès le 8 septembre prochain. Repartir d’un nouvel élan, c’est ce que leur a souhaité de tout cœur le Pape en les appelant, dans son message, à prendre exemple sur la cohorte de témoins qui « ont su donner leur vie par amour pour Dieu et pour le prochain avec cet esprit de fraternité qui caractérise la Congrégation et qui voit en l’autre “un frère bien-aimé pour moi” ». Le plus dur n’est pas d’enseigner les valeurs, a-t-il insisté, mais de faire en sorte que celles-ci soient « intériorisées » et « imitées ».

Contemplation et action

Le Saint-Père propose donc à la clef deux attitudes fondamentales qui peuvent les aider dans cette nouvelle tâche : d’abord « contempler le passé » puis « discerner le temps présent », pour « reconnaître avec objectivité et amour son état actuel, en le confrontant à l’esprit de fondation » ; puis passer à l’action par un « dévouement constant », et des « sacrifices » sans compter. La société d’aujourd’hui, affirme-t-il, « a besoin de personnes solides dans leurs principes qui puissent témoigner de ce en quoi elles croient et construire ainsi un monde meilleur pour tous ». Pour les accompagner dans leur parcours, le Saint-Père renvoie les frères à leur devise qui est tout un projet de vie : « Tout à Jésus par Marie, tout à Marie pour Jésus ». Faire confiance à Marie, se laisser guider par elle « dans son humilité et service, sa promptitude et son dévouement silencieux », voilà les bonnes attitudes que le bon religieux, l’éducateur, est appelé à transmettre « par l’exemple ». Les jeunes, garantit-il aux maristes, ont la capacité de reconnaître dans cette « manière d’être et d’agir » quelque chose « d’extraordinaire » qui leur fera comprendre que ces valeurs méritent d’être « assimilées ».

Et d’encourager les maristes plus que jamais à s’ouvrir à l’avenir « avec espérance », dans un « esprit renouvelé », non pas en prenant « une route différente »  mais « »vivifiée dans l’Esprit ». Car, cet avenir que désirent les jeunes, auquel ils rêvent, conclut-il, « n’est pas une illusion, il se construit dès aujourd’hui en disant « oui » à la volonté de Dieu avec la certitude que lui, en bon Père, ne décevra pas notre espérance ».

Les célébrations

Les frères maristes préparent le bicentenaire de leur fondation depuis trois ans. La période de préparation s’est ouverte officiellement le 28 octobre 2014, avec « l’Année Montagne », du nom de famille d’un jeune moribond, Jean-Baptiste, ignare de l’existence de Dieu, que le père Champagnat assista en 1814, à La Valla (dans la Loire), où il était vicaire. Cette rencontre bouleversera sa vie au pointqu’il décidera de mettre sa vocation au service des jeunes, surtout les plus défavorisés. La Valla deviendra ainsi le berceau des frères maristes. Les frères maristes ont célébré officiellement l’anniversaire de leur fondation les 2 et 3 janvier derniers, à travers le monde entier, pour souligner l’internationalité de l’Institut et l’actualité de sa mission. Mais les célébrations se poursuivent jusqu’à la fin de cette année. Le 6 juin, ils seront à Rome le 6 juin à Rome pour souligner la présence de l’Institut dans la communauté ecclésiale. Et le 8 septembre, se retrouveront en chapitre général, à Rionegro, en Colombie, pour un « Nouveau La Valla », selon l’in22vitation du père Emili Turú Rofes, leur supérieur général, qui leur a également envoyé une longue lettre.

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