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Ces chansons qu’entonnent les chrétiens d’Orient le Vendredi saint

La chanteuse libanaise Fairouz © RAMZI HAIDAR / AFP
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Pour clore dans le recueillement cette Semaine sainte, Aleteia a sélectionné les plus beaux chants de la culture arabe que les chrétiens du Levant écoutent encore chaque Vendredi saint.

En 1962, Fairouz, la chanteuse libanaise la plus célèbre du monde arabe, sort un album intitulé « Vendredi saint » juste à temps pour les célébrations de la Semaine sainte. Le succès sera colossal et ses chansons deviendront presque aussitôt des classiques de la culture arabe contemporaine. La diva du Levant se glisse à plusieurs reprises derrière le voile de la Vierge Marie, lui prêtant sa voix, versant ses larmes et pleurant son fils bien-aimé.


Ana al Oum el Hazina, Je suis la mère de la tristesse (أنا الأم الحزينة)


Dans ce chant, comme dans bien d’autres, Fairouz incarne cette femme qui a vu son fils mourir sous ses yeux. Le refrain est une prière lancinante : « Que sa mort soit la Vie de ceux qui la demandent »… Jésus nous a donné la vie en mourant sur la croix.

 


Wa habibi, Ô Chéri ! ( وا حبيبي)


Encore une fois la chanteuse se glisse dans la peau de la Vierge en chantant « Ô Chéri ». Elle s’adresse à son fils en le voyant sur la croix : « Dans quel état es-tu, qui t’a donné un verre de vinaigre au lieu d’un peu d’eau… »

 


Al yaoum uliqa ala khashaba, Aujourd’hui il a été accroché sur un morceau de bois (اليوم علق على خشبة )


Dans ce chant, la chanteuse raconte que le roi des anges a été crucifié. Ils lui ont planté une couronne d’épines. Elle récite à plusieurs reprises : « Nous nous agenouillons devant votre Passion ô Christ alors montrez nous votre Résurrection sacrée ».

 


Ya waladi khatibni, Ô mon fils parle-moi (يا ولدي خاطبني)


Fairouz raconte la souffrance de la Vierge et comment elle a pleuré son fils crucifié.

 


Kamila el Ajial, Toutes les générations (كامل الأجيال)


« Que toutes les générations te louent, mon Sauveur. »

 


Ya shaebi wa sahbi, Ô mon peuple (يا شعبي و صحبي)


Dans ce morceau, Fairouz se met dans la peau du Christ crucifié qui s’adresse à son peuple et lui demande comment ils a pu le crucifier en libérant Barabbas. Il parle à sa mère, la Vierge Marie, qui le regarde en souffrant avec lui.

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