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Qu’est-ce que la messe chrismale ?

Messe chrismale du 26 mars 2013 présidée par Mgr Yves PATENÔTRE archevêque de Sens, évêque d'Auxerre, en la cathédrale Saint-Étenne de Sens (89), France. © Jean-Pierre POUTEAU/ CIRIC
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Cet office, généralement célébré entre le Lundi et le Mercredi saint, présidé par l’évêque du diocèse, n’appartient pas au Triduum pascal mais représente un symbole fort : celui de l’unité de la communauté diocésaine autour de son évêque. Les trois huiles saintes sont également bénies à ce moment-là.

Le terme « chrismal » vient du mot grec khrisma qui signifie « huile ». « La tradition, explique Mgr François du Sartel, curé de la cathédrale de Tours et chapelain de Sa Sainteté, veut que cette messe soit organisée “au plus près” de celle du Jeudi saint ». À Rome par exemple, cette messe chrismale est célébrée le jeudi matin, tandis qu’à Tours elle le sera mardi soir et à Paris le mercredi. Bien souvent et pour des raisons pratiques, de manière à ce qu’un maximum de prêtres et de fidèles puissent y participer, cette messe est prévue entre le Lundi et le Mercredi saint, mais cela reste à la discrétion de l’évêque.

C’est également au cours de cet office que les prêtres du diocèse renouvellent l’engagement pris au moment de leur ordination. C’est la raison pour laquelle les prêtres du diocèse s’y retrouvent et concélèbrent autour de leur évêque, tous vêtus de la couleur liturgique blanche qui évoque la joie, la pureté et la Gloire de Dieu.

L’huile : symbole majeur des sacrements

C’est pendant cette liturgie que l’Ordinaire du lieu [terme habituellement utilisé pour caractériser l’évêque d’un diocèse, Ndlr] bénira les trois huiles qui serviront à la célébration des sacrements. « Il s’agit tout simplement d’huile d’olive comme en Palestine autrefois » nous explique Mgr du Sartel. La première huile est celle des catéchumènes, qui servira lors des différents scrutins* précédant le baptême, et qui symbolise la force et la lutte contre le mal. La deuxième huile est celle pour le sacrement des malades, qui servira au moment de l’extrême onction. « Elle est là aussi un symbole de force » indique le curé de la cathédrale de Tours, et comme il s’agit d’une onction, « on la fait pénétrer dans la peau, c’est une manière de dire que la grâce de Dieu vient imbiber notre personne, notre humanité et notre histoire, avec sa dimension de Salut ».

Mgr François du Sartel, curé de la cathédrale de Tours © Sabine de Rozières
Mgr François du Sartel, curé de la cathédrale de Tours © Sabine de Rozières

La troisième huile est le Saint-Chrême qui servira pour la célébration du baptême, des ordinations et de la confirmation. Elle est certainement l’huile « la plus importante des trois, ajoute Mgr du Sartel, d’ailleurs elle est parfumée de manière spécifique avec du baume de Judée ou des huiles essentielles de rose ou de jasmin ». Elle symbolise quant à elle notre communion avec Dieu et le Christ.

Dans des cas particuliers note le père du Sartel, « si un prêtre arrivait à court d’huile, il n’y a que pour celle de l’onction des malades qu’il peut en bénir à nouveau, parce que l’important c’est le sacrement ». Ces trois huiles ne sont pas nécessairement bénies au même moment pendant la messe, la liturgie ne fixant pas de norme contraignante à ce sujet.

Lire aussi : Comment les huiles saintes sont-elles fabriquées ?

L’unité dans le diocèse

Tout le presbyterium et les fidèles sont invités à cette célébration qui manifeste l’unité de la communauté diocésaine autour de son évêque. « C’est l’office par essence que l’on pourrait appeler “la messe du peuple de Dieu” même si elles le sont toutes » ajoute Mgr du Sartel. Toutes les composantes du peuple de Dieu y sont représentées, c’est une manière de redire, selon Mgr du Sartel, qu’au cours de la Semaine sainte et avant le Triduum, tous les baptisés se donnent les moyens de ce sacrement, pour pouvoir signifier ce qui va se passer dans ces jours saints, le mystère pascal, dont nous sommes rendus participants par notre baptême.

* Les scrutins sont la prière de l’Église pour les catéchumènes afin qu’ils soient comme le Christ, des lutteurs contre le mal et suffisamment forts pour choisir le Bien.

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