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Quand Agnès B. témoigne de sa foi : « J’allais à la messe avant d’aller à l’école »

Agnès B. © CHARLY TRIBALLEAU : AFP
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La célèbre styliste se confie au journal Le Monde et livre un beau témoignage de foi.

En 1975, la première boutique Agnès B. ouvre ses portes rue du Jour, dans le Ier arrondissement de Paris. Quarante-trois ans plus tard, sa fondatrice Agnès Troublé se confie au journal Le Monde, et retrace dans cette interview son brillant parcours dans le domaine de la mode et de l’art mais aussi le cheminement de sa foi.

Le pape François ? « Ah je l’adore ! »

Si Agnès B a très rapidement été séparée de sa famille, cela ne l’a pas empêché de conserver sa foi. Déjà petite, elle déclare avoir été « à la messe avant d’aller à l’école ». Touchée par le message du Christ : « Aimez -vous les uns les autres », elle n’hésite pas à affirmer : « Quand on a la foi, on sait qu’on a une vie après la mort » et à s’extasier devant la beauté des saintes Écritures : « Ah, la métaphore des Noces de Cana ! C’est trop beau ! Et trop drôle ! Et la douleur de cette mère qui voit son fils sur la croix… »

Agnès trouve également dans la foi des piliers incontournables, notamment à travers de grandes figures de l’église : sainte Agnès, qui a également subi les violences d’un homme plus âgé et qui fut condamnée à mort ; l’évangéliste saint Jean « parce qu’il racontait les choses simplement, comme un reporter » ; ou plus récemment, le pape François : « Ah je l’adore ! Il a pris son nom de saint François d’Assise, ce qui me touche. » Elle ajoute : « Moi, j’attend qu’il me laisse communier. Je n’ai pas pu le faire depuis que j’ai divorcé. Et cela me fait pleurer à la messe ».

Loin de la lumière des projecteurs

Agnès Troublé est issue d’une famille bourgeoise versaillaise. Malheureusement son enfance est marquée par une certaine violence, victime des abus de son oncle à l’âge de 11 ans : une profonde blessure qui ne cicatrisera jamais totalement. Mariée à l’âge de 17 ans, divorcée à 20 et coupée de sa famille, elle doit apprendre à se débrouiller seule avec ses deux jumeaux. « J’ai donc assumé, jonglant entre couches et biberons et m’habillant aux puces : bottes de cowboys, jupons de grand-mère, vestes militaires… C’est cette allure très personnelle qui a attiré l’attention d’une rédactrice en chef mode du journal Elle. » C’est le début d’une belle carrière pour Agnès, qui abandonne rapidement le journalisme pour devenir styliste, avec le succès qu’on lui connaît.

Son optimisme et son indépendance font d’elle une figure originale et attachante du monde de la mode. Agnès B. ne cherche pas la lumière des projecteurs : dans son entretien, elle dit s’opposer au consumérisme de la société et refuser de céder à la conception marchande et vénale de la mode et de l’art. Elle évite autant que possible la publicité, et dessine elle-même toutes ses créations qu’elle réalise en mélangeant les styles de la rue et de la vie quotidienne avec un style plus classique, en recherchant d’abord et avant tout le confort de ses clients. « Je n’aime pas la mode. J’aime les gens et les vêtements, c’est différent ». La carrière de la styliste se révèle être à l’image de sa foi : réfléchie et humble.

Pour lire l’interview d’Agnès B. dans son intégralité, cliquez ici.

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