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Éducation : l’héritage mondial de saint Jean-Baptiste de La Salle

Frères des écoles chrétiennes avec au centre le frère visiteur de France Jean Paul Aleth © La Salle France
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En ce 7 avril, l'église fête Jean-Baptiste de La Salle. Face au défi éducatif contemporain, l'intuition de ce grand pédagogue et l'exemplarité d'une vie consacrée à l'éducation restent d'actualité. Sa mission se prolonge depuis trois siècles, à travers l'apostolat des frères des écoles chrétiennes sur les cinq continents. En France, pays du fondateur, l'œuvre perdure malgré la crise des vocations.

Combien de parents ont invoqué et prient encore aujourd’hui Saint Jean-Baptiste de La Salle (1651-1719) pour l’éducation de leurs enfants ? Et combien les confient encore à un établissement fondé sur les intuitions du fondateur ? Ils sont encore nombreux en France, puisque près de 140 000 élèves français fréquentent les 142 établissements sous contrat du réseau éducatif La Salle France. La présence en leur sein de frères des écoles chrétiennes, consacrés de l’institut fondé par Jean-Baptiste de La Salle en 1684, se fait certes plus rare. Ils sont encore 400 en France actuellement, mais 150 environ forment 32 petites communautés intégrées aux établissements.

Crise des vocations et laïcs en mission

Si un frère a prononcé ses vœux perpétuels en 2016, aucun n’est plus, à ce jour, en cours de formation. La situation française est donc délicate. La vitalité de l’œuvre perdure néanmoins grâce à l’engagement de nombreux laïcs : près de 13 000 actuellement, enseignants, salariés et personnels administratifs, répartis sur tout le territoire national, jusqu’en Guyane et à La Réunion. L’enseignement leur a largement été délégué. Intégrés au réseau La Salle France, ils bénéficient d’une structure d’accompagnement et de formation. Chacun est libre de rejoindre la fraternité éducative La Salle, qui réunit 800 frères et laïcs autour du projet éducatif, afin de pérenniser l’œuvre malgré la crise des vocations. Les frères ont ainsi ouvert leur institution, pour transmettre l’héritage du saint fondateur.

Le district de France n’est cependant pas représentatif. À l’étranger, l’institution lasallienne jouit d’un rayonnement bien plus intense : on dénombre à ce jour 4 000 frères sur les cinq continents et plus d’un millier de structures éducatives. La maison mère de l’institut des frères des écoles chrétiennes, dont le supérieur général est l’américain Robert Schieler, est établie à Rome. Elle coordonne 1 100 œuvres éducatives, réparties dans 80 pays sur les cinq continents, accueillant quotidiennement plus d’un million de jeunes. En Asie, en Amérique du Nord, mais aussi en Europe (Italie, Espagne), les vocations sont plus nombreuses et les frères très actifs.

Les intuitions du chanoine de Reims

La fraternité éducative, mise en œuvre sous toutes les latitudes, est garante de la fidélité aux intuitions et projets de Jean-Baptiste de La Salle. Attaché à l’épanouissement humain, spirituel et éducatif, il voit dans la formation humaine « un moyen de salut ». Il fonde ainsi à Reims — sa ville natale — une école gratuite pour les enfants pauvres, moins élitiste, fonctionnant par classe, où les cours sont dispensés en français et non en latin. Une véritable révolution. Il crée aussi des écoles professionnelles, souvent en lien avec le travail du bois. L’institution lasallienne est donc à l’origine de nos lycées professionnels actuels.

Outre l’accès à l’éducation, c’est aussi la valeur des maîtres qui le préoccupe. Une solide formation — il fonde un séminaire à Reims — mais aussi une consécration, guidée par une règle de vie… Tel est l’engagement qu’il propose à ses frères des écoles chrétiennes. Une spiritualité incarnée dans le domaine de l’éducation, pour conduire avec douceur et fermeté les jeunes vers l’âge adulte.

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