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Le pape François « horrifié » par les informations provenant de Syrie

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À l’audience générale, le Saint-Père condamne l’attaque chimique contre Idlib et renvoie les élus à leurs responsabilités.

Au lendemain de l’attaque chimique ayant fait au moins 72 morts et près de 200 blessés, dont un grand nombre d’enfants, le 4 avril, dans la province d’Idlib, en Syrie, le pape François, »horrifié » par les derniers événements,  a lancé un vibrant appel aux responsables politiques, dans le pays et dans le monde, afin qu’ils fassent preuve de « conscience » et mettent un terme à un conflit qui n’a que trop duré, et « épuisé »  les populations civile. Au terme de l’audience générale, place Saint-Pierre, le Saint-Père a également assuré de sa »proximité spirituelle les familles des victimes et tout ceux qui souffrent  » des conséquences de l’attentat terroriste survenu dans une station de métro, à Saint-Pétersbourg, en Russie, faisant 14 morts et une cinquantaine de blessés parmi les voyageurs, le 3 avril dernier.

Au cours de l’audience générale, le souverain pontife a poursuivi ses enseignements sur l’espérance chrétienne. Espérance qui n’est « ni un concept, ni un sentiment, ni un téléphone portable, ni un tas de richesses », a-t-il souligné devant une multitude de fidèles et pèlerins, mais « une personne » à part entière, « le Seigneur Jésus », que chaque chrétien est invité à faire « vivre » en lui et au travers de ses frères. Comment ? En pratiquant les vertus de « l’humilité, la miséricorde et la douceur », elles seules capables de « vaincre le mal ». Montrés du doigt les mafieux qui « n’ont pas cette conscience » – et donc « pas cette espérance » en eux – et pratiquent « la vengeance », croyant que « le mal se combat par le mal », a déploré le Pape.

Enfin, un hommage a été rendu à saint Jean Paul II, décédé le 2 avril 2005. Dans ses salutations aux pèlerins polonais, le Saint-Père a fait mémoire de son « retour à la maison du Père », louant ses vertus de « grand témoin du Christ et fervent défenseur de l’héritage de la foi ».

Appel pour la Syrie

« J’exprime ma vive désapprobation devant l’inacceptable massacre commis, hier, dans la province d’Idlib, où des dizaines de personne sans défense ont été tuées et parmi elles un grand nombre d’enfants (…) Il faut que cesse cette tragédie », a lancé le Saint-Père au terme de l’audience générale, en condamnant l’horrible drame qui vient encore une fois de frapper la populations civile, en Syrie. Le pape François s’est dit « horrifié » par ce nouveau massacre et l’a condamné sévèrement, renvoyant tous les responsables politiques, nationaux et internationaux, à leur conscience face à une tragédie qui n’a que trop longtemps duré, mettant à genoux toute une population : « Cette chère population, a souligné le Saint-Père avec compassion, « épuisée par de trop longues années de guerre ».

L’attaque chimique présumée, dont la responsabilité n’est pas encore très claire – même si tous les regards semblent pointés sur le président Bachar Al-Assad et son armée – a provoqué une vive indignation dans le monde entier. Le Conseil de sécurité des Nations-Unies s’est réuni en urgence, à New York, pour réclamer une enquête sur ce  « nouveau crime de guerre ».

Prière pour les victimes de l’attentat de Saint-Pétersbourg

Au cours de l’audience générale, le Pape François a également eu de chaleureuses pensées pour les victime du « grave attentat » commis dans une station de métro à Saint Pétersbourg, le 3 avril dernier. Aux familles des victimes et à « tous ceux qui souffrent des suites de ce drame », il a exprimé sa « proximité spirituelle », tandis qu’il a confié « à la miséricorde de Dieu tous ceux qui ont perdu la vie tragiquement » dans cet attentat. Attentat qui, de source russe officielle, pourrait avoir été perpétré par un terroriste kamikaze originaire du Kirghizstan.

 

La catéchèse du Pape

Quelques minutes auparavant, le Pape avait poursuivi son cycle de catéchèses sur l’espérance chrétienne, partant de la première lettre de l’apôtre Pierre (cf. 1 P 3,8-17) qui « plonge ses racines  directement dans la Pâque, dans le cœur du mystère que nous allons célébrer, nous faisant ainsi percevoir toute la lumière et la joie qui jaillissent de la mort et de la résurrection du Christ ». Faisant siennes les paroles de l’apôtre, le Saint-Père a invité chaque baptisé à « adorer le Seigneur ressuscité », en le faisant « vivre » en lui et au travers de ses frères, « sans se cacher », mais en le rendant « visible » dans ses actions, ses comportements.

« Si le Christ est vivant et habite en nous, dans notre cœur, alors nous devons aussi lui permettre de se rendre visible (…) Nous devons apprendre à nous comporter comme il s’est comporté », a exhorté le Pape en italien. Comment ? En faisant preuve de « douceur, respect et bienveillance » à l’égard de notre prochain, jusqu’à pardonner ceux qui nous font du mal ».

 

« Une personne qui n’a pas d’espérance  ne peut réussir  à pardonner », a garanti le Pape. Comme  les mafieux qui pensent que « le mal peut être vaincu par le mal et pratiquent alors la vengeance (…) et beaucoup d’autres choses que nous connaissons tous », a déploré le Pape. Ces personnes, a-t-il ajouté « ignorent ce qu’est l’humilité, la miséricorde et la douceur ». Et pourquoi ? « Parce qu’ils n’ont pas l’espérance « en eux. L’avoir, a-t-il explicité, c’est accepter au contraire « de souffrir pour le bien, c’est comme jeter autour de soi des petites graines de résurrection, des graines de vie et faire briller la lumière de Pâques dans l’obscurité ».

Lire le résumé de la catéchèse du Pape en français

Hommage à Jean Paul II

 En saluant les polonais présents à l’audience générale, le Pape ne pouvait manquer d’honorer leur « compatriote », et son « prédécesseur », douze ans après sa disparition (le 2 avril 2005). Jean Paul II, a-t-il souligné, fut « un grand témoin du Christ et ardent défenseur de l’héritage de la foi », qui a « adressé au monde les deux grands messages de Jésus Miséricordieux et de Fatima. Le premier a été évoqué durant le Jubilé extraordinaire de la Miséricorde ; le second, sur la victoire du Cœur Immaculé de Marie contre le mal, nous rappelle le centenaire des apparitions à Fatima (1917-2017) ».

 

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