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Les préparatifs de la Rencontre mondiale des familles à Dublin vont bon train

© Jacques PICOT / CIRIC
Les familles du monde entier autour du pape les 27 et 28 octobre 2013
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Le pape François lance les préparatifs de ce grand rendez-vous prévu en Irlande du 21 au 26 août 2018.

Les préparatifs de la prochaine rencontre mondiale des familles sont lancés. La neuvième édition qui aura lieu dans la capitale irlandaise au mois d’août 2018 a pour ambition d’engager le débat sur la proposition suivante : « L’Évangile de la famille, joie pour le monde ». Thème qui sera l’occasion pour les familles « d’approfondir leur réflexion et sur les contenus de l’exhortation apostolique post-synodale Amoris lætitia et d’en discuter ensemble », précise le Saint-Père dans la lettre de convocation envoyée jeudi au préfet du dicastère pour les laïcs, la famille et la vie, le cardinal Kevin Farrell.

Dans cette lettre, le pape François explique son rêve pour l’Église : « Je rêve d’une Église en sortie, non autoréférentielle, d’une Église qui ne passe pas à distance des blessures de l’homme, d’une Église miséricordieuse qui annonce le cœur de la révélation d’un Dieu Amour qui est la miséricorde ». La rencontre de Dublin – à laquelle le Saint-Père assistera si « les circonstances le permettent », a souligné l’archevêque de Dublin en présentant la lettre du pape à la presse – sera l’occasion pour les familles de méditer l’enseignement de l’Église. Un moment où « le rôle de la famille pourra être compris plus en profondeur », a-t-il précisé, et au cours duquel « les familles pourront retrouver confiance en la réalisation de leur mission dans le contexte d’une Église miséricordieuse, qui les accompagne dans les hauts et les bas de leur vie ».

La famille, c’est dire « oui » au Dieu Amour

Dans sa lettre de présentation, rapporte l’agence I-Media, le souverain pontife insiste sur le rôle « essentiel » de la famille pour « diffuser » l’amour de Dieu à travers le monde. Les deux questions fondamentales à se poser aujourd’hui sont donc : « L’Évangile est-il toujours une joie pour le monde ? La famille est-elle toujours une bonne nouvelle pour le monde d’aujourd’hui ? ».

La réponse est « oui », souligne d’emblée le Saint-Père, un « oui » fondé sur le « projet » de Dieu. Sur son « projet d’amour  » qui a dit « oui » à « toute la création et à l’homme qui constitue son noyau »; qui dit « oui » à « l’union entre l’homme et la femme, ouverte et au service de la vie, à chacune de ses étapes »; et « oui » également à « une humanité si souvent blessée, maltraitée et dominée par le manque d’amour ». La famille, insiste le Pape, est donc un « oui » au Dieu Amour. Il est donc très important, insiste-t-il, que les familles d’aujourd’hui se demandent « souvent » si « elles vivent à partir de cet amour, pour cet amour et en lui ». Car, rappelle-t-il, « c’est seulement à partir de l’amour que la famille peut manifester, répandre et régénérer l’amour de Dieu dans le monde ». Sans amour, « on ne peut vivre en enfants de Dieu, en époux, en parents et en frères ». Et concrètement, dira-t-il plus loin, cela signifie savoir « se donner, se pardonner, ne pas s’impatienter, (…) se respecter », qui s’appuient sur trois mots clefs à se dire chaque jour : « s’il-te-plaît », « merci », « pardon ».

Toute l’Église impliquée

Par cette lettre, toute l’Église est invitée à avoir bien à l’esprit toutes ces indications dans leur préparation pastorale vers la prochaine rencontre mondiale. Tous, familles et pasteurs. En retrouvant ce sens de l' »humilité » face aux « fragilités et faiblesses » de la vie. Car cette humilité, écrit le Pape, est ce qui « façonne le désir de nous former, de nous éduquer et d’être éduqués, d’aider et d’être aidés, d’accompagner, de discerner et d’intégrer tous les hommes de bonne volonté ».

La rencontre mondiale de 2018 sera ainsi préparée par « une catéchèse extensive sur la signification de l’amour familial et conjugal et sur le rôle de la famille dans la société », a annoncé l’archevêque de Dublin. L’Église en Irlande, et l’archidiocèse de Dublin en particulier, « est consciente du privilège que le pape François lui fait en lui demandant d’accueillir un événement d’une telle portée, mais également consciente du défi que cela représente pour elle ». Pour le cardinal Diarmuid Martin, il ne s’agit pas que d’une question d’organisation, mais de montrer au monde moderne, à travers cet événement, que sur la famille, sur son rôle, repose l’avenir de toutes les sociétés, en Irlande, et plus largement en Europe et dans le monde. La famille est appelée à « être le lieu de rencontre avec cette miséricorde divine qui guérit et libère », a résumé l’archevêque, « l’endroit où les époux s’aiment, non d’une manière vaguement romantique, mais à l’intérieur de réalités et de difficultés quotidiennes ». Et l’Église, dans ce contexte, est appelée à la rassurer en lui montrant qu’elle est « un lieu où les personnes dont le mariage se trouve en difficulté, ou carrément en échec, ne se sentent pas jugées avec dureté, mais peuvent faire l’expérience de l’étreinte forte du Seigneur qui peut les relever, pour recommencer à réaliser leurs rêves, même si c’est seulement de manière imparfaite ».

Pas question donc pour les participants de transformer cette prochaine rencontre de Dublin en « virée » touristique ou en « moment fugace pour célébrer les idéaux  de la famille », a prévenu l’archevêque de Dublin. Il s’agit d’un moment de reconnaissance fondamentale pour la famille et son rôle dans la société : un moment où « l’amour quotidien entre maris et femmes et l’amour quotidien entre parents et enfants peut être reconnu comme ressource fondamentale pour le renouveau de l’Église et de la société », a-t-il estimé.

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