Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!

Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Souscrire

Aleteia

L’Île-Bouchard fête les 70 ans du sanctuaire marial

© Facebook/ Île Bouchard
Partager

En 1947, la Sainte Vierge serait apparue à quatre enfants dans ce village tourangeau situé sur les rives de la Vienne. Elle y a délivré un message essentiel que ce soixante-dixième anniversaire entend célébrer dignement et intensément.

Ce dimanche 25 mars, l’année-anniversaire des apparitions de l’Île-Bouchard a été inaugurée par une messe célébrée par Mgr Jacques Perrier, ancien archevêque de Lourdes. Jusqu’en décembre 2017, de nombreux événements vont se succéder sur place afin de fêter dignement ce jubilé et ce signe de l’affection toute particulière que Marie porte à la France, qui lui est consacrée depuis 1638. Retraites, célébrations, pèlerinages, conférences, expositions, concerts : le programme du jubilé est d’une très grande richesse. Mais avant d’organiser une visite du sanctuaire, il est bon de se souvenir de l’histoire et des fruits de ces apparitions en faveur de la France, des familles et des pécheurs.

Objectif : sauver la France

En cette fin de l’année 1947, la France connaît une situation difficile. À peine convalescente à l’issue de la Seconde Guerre mondiale, le pays vit encore les affres du rationnement et une très forte tension sociale attisée par le Parti communiste. À L’Île-Bouchard, au cœur de la Touraine, en ce mois de décembre, Marie indique à quatre jeunes filles — Jacqueline et Jeannette Aubry, Nicole Robin et Laura Croizon — qu’elle n’est « pas venue pour faire des miracles » mais demande de prier pour la France à plusieurs reprises : « Dites aux petits enfants de prier pour la France qui en a grand besoin ». « À la surprise générale, la situation politique se détend peu après les apparitions et le chemin d’une paix nationale durable est retrouvé » comme l’indique le sanctuaire sur son site internet.

Du bonheur dans les familles

Pendant une semaine, toujours accompagnée de l’archange Gabriel au cours des dix apparitions qui se succèdent du 8 au 14 décembre 1947, la « Belle Dame » apparaît dans Saint-Gilles, l’église paroissiale bâtie non loin des rives de Vienne. La Vierge Marie se penche sur une Nation souffrante mais aussi sur les familles. Elle transmet cette demande aux quatre écolières le mardi 9 décembre 1947 : « Dites à Monsieur le Curé de construire une grotte, le plus tôt possible, là où je suis, d’y placer ma statue et celle de l’ange à côté. Lorsqu’elle sera faite, je la bénirai ». Deux jours après, le jeudi 11 décembre, la Mère de Dieu promet aux voyantes qu’elle « donnera (…) du bonheur dans les familles » après leur avoir demandé de prier pour la France, pour les pécheurs et pour les vocations.

Prières et sacrifices pour les pécheurs

Le dimanche 14 décembre 1947, au dernier jour des apparitions, la petite Jacqueline Aubry, l’une des voyantes (morte à 80 ans en mars 2016), lit une demande préparée par une religieuse à l’attention de la Sainte Vierge :

« Madame, que faut-il faire pour consoler Notre-Seigneur de la peine que lui font les pécheurs ?
– Il faut prier et faire des sacrifices. »

Une reconnaissance du culte public mais pas encore celle du caractère surnaturel

C’est le 8 décembre 2001 que Mgr André Vingt-Trois alors archevêque de Tours (avant de devenir celui de Paris), publie le décret reconnaissant officiellement le culte public à Notre-Dame de la Prière à L’Île-Bouchard. Mgr Vingt-Trois écrivait : « Après avoir soigneusement étudié les faits et pris conseil des personnes compétentes, j’autorise ces pèlerinages et le culte public célébré en l’église paroissiale Saint-Gilles de L’Île-Bouchard pour invoquer Notre-Dame de la Prière, sous la responsabilité pastorale du curé légitime de cette paroisse. » Pour autant, l’Église n’a pas encore statué sur le caractère surnaturel de ces apparitions.

Depuis 1998, le sanctuaire est confié à la communauté de l’Emmanuel. Comme le rappelle le père Bernard Peyrous, prêtre de la communauté et auteur de Connaître et aimer son pays (Éd. de l’Emmanuel, 2011) : « Contrairement à Lourdes où l’on recherche qui a une grâce de conversion, on trouve ici une grâce de consolation : Dieu montre qu’il n’a pas abandonné l’humanité malade (et concrètement la France), et qu’il agit pour l’aider ».

Si vous souhaitez organiser un pèlerinage, toutes les informations sont là.

Voir aussi le témoignage de Jacqueline Aubry et Sœur Marie de l’Enfant-Jésus  : 

Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous
Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]