Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!
Démarrez la journée avec la newsletter d'Aleteia
Je m'abonne gratuitement !

Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Souscrire

Aleteia

6 îles pour déconnecter

Ile de Batz, Bretagne
shutterstock
Partager

Larguer les amarres pour déconnecter de la vie quotidienne ? Rien de plus facile dans une île. Embarquement immédiat vers 6 destinations insulaires françaises.

Qui n’a jamais rêvé d’une île pour y mener une vie idéale ?  L’antiquité gréco-romaine imaginait déjà des îles paradisiaques : les Champs-Élysées, les îles des Bienheureux, le jardin des Hespérides. Les premiers Pères de l’Église pensaient qu’en décrivant les délices d’îles fabuleuses, les auteurs antiques évoquaient en réalité l’Éden biblique. Au Moyen-âge ce lieu idéal ne pouvait être qu’une île dont seul Dieu en connaissait la position précise. Au XVIIIe, les grands voyageurs bouleversèrent les connaissances géographiques et Bougainville, en arrivant à Tahiti, fit naître le mythe du paradis exotique à travers son récit de voyage.

Sur le littoral français, les îles sont nombreuses, qu’elles soient presque désertes comme les Glénan ou les iles du Frioul ou peuplées comme Yeu ou Belle-île, il y en a forcement une à votre goût ! Vous connaissez sans doute les plus célèbres comme Ouessant ou Porquerolles, alors pour être sûr d’être dépaysé et de déconnecter vraiment, en voici quelques unes moins connues et tout aussi envoûtantes.

Les plus changeantes, l’archipel de Chausey

Seul territoire français des îles anglo-normandes, Chausey est à géométrie variable ; 5000 hectares à marée basse, 65 à marée haute… 365 îles à marée basse et 52 à marée haute – autant que de jours et de semaines dans l’année, dit la légende. Mais plus encore que le nombre d’ilots intermittents, c’est le marnage ici, qui modèle à sa guise le paysage ; plus de 14 mètres d’écart entre l’étale de basse mer et le plein – soit la hauteur d’un immeuble de quatre étages. Ici la terre rétrécit vite quand la mer monte ! Et quand elle descend, c’est un véritable continent qui se découvre l’espace d’une à deux heures. A chaque marée basse, ce sont 40 kilomètres carrés de fond d’océan rendus accessibles ! Un paradis pour le pêcheur à pied ! Quand la renverse de marée se fera sentir, que le Sound s’emplira à nouveau du flot, chacun regagnera son embarcation avec son butin, rêvant à l’époque où l’archipel était un repaire de pirates et de contrebandiers.

La plus laborieuse, l’île de Batz

Petit fragment de la « ceinture dorée », cette région maraîchère du Finistère nord, Batz est un immense potager ancré à 3 kilomètres au large de Roscoff. Trois kilomètres de long, 300 hectares pour 500 habitants… on ne peut guère s’y perdre, mais c’est pourtant tout un monde. Batz la discrète échappe encore à la frénésie touristique. Ici, la saison c’est celle de l’artichaut, des tomates et de la pomme de terre. Batz, c’est l’île des tracteurs, où la terre généreuse donne trois récoltes par an. Les mystères du microclimat font que les légumes sont mûrs un mois avant ceux des champs d’en face, sur le continent !

La légende dit que, venu évangéliser l’île, Pol-Aurélien, l’un des sept saints, pères fondateurs de la Bretagne chrétienne aurait passé son étole autour du cou du dragon qui terrorisait la population. Miraculeusement rendu docile une fois tenu en laisse, ce dernier suivit Saint Pol qui en débarrassa l’île. Dans l’église, une étoffe soyeuse censée être la fameuse étole, est conservée. En fait, celle-ci date du VIIIe siècle et a du être rapportée d’Orient par un voyageur. Mais elle faisait probablement partie d’un tissu ayant recueilli les reliques du saint. Cette étoffe a toujours été considérée comme un élément historique exceptionnel car elle a été classée en 1898 !

  • Y aller : au départ de Roscoff : 02 98 61 78 87 ou Armor Excursions. 02 98 61 79 66.
  • Se renseigner : Office de tourisme, 02.98.61.75.70, www.iledebatz.com

La plus exaltante, Sein

Départ pour bout du monde… à moins que ce ne soit le commencement ! Au large de la pointe du Raz une simple ligne se dessine à l’horizon, pas plus d’un mètre cinquante au-dessus du niveau de la mer, comme si la terre hésitait une ultime fois à émerger avant de plonger définitivement dans l’Atlantique. Sein, c’est une île mythique et résistante… peut être la légendaire ville d’Ys. Pour y vivre au quotidien, il faut un caractère bien trempé. Lors de la Deuxième guerre mondiale, ils représentaient le quart des effectifs des résistants de la première heure ! A tel point que le général De Gaulle s’exclama : « L’ile de Sein, mais c’est le quart de la France !» Absolument plate, protégée par des plages de galets et, autour du port, par de fortes digues, on s’y déplace à pied: 1,8 km de long, 500 m dans sa plus grande largeur. Le vélo y est même interdit dans le bourg en été… cela entrainerait des risques d’embouteillage, car les ruelles sont étroites et sinueuses pour se protéger du vent !

  • Y aller au départ d’Audierne Gare maritime 02 98 70 70 70, Compagnie Penn Ar Bed, , 02 98 80 80 80, www.pennarbed.fr

 

La plus lointaine, Yeu

Ancrée entre la Bretagne et le golfe de Gascogne, l’ile d’Yeu est la plus éloignée du continent des îles françaises. Savant mélange entre les côtes celtiques et le littoral vendéen, l’ile présente deux visages. Quant aux Islais, leur dynamisme et leur attachement à leur île font vivre 5000 personnes à l’année et attirent de nombreux vacanciers épris d’authenticité. Ici, c’est la mer qui donne le tempo de la vie ! Et à l’arrivée, même si le port de pêche n’est plus aussi encombré qu’avant, la flottille de pêche occupe toujours la place. Mais les productions de l’île d’Yeu sont variées ; depuis 2012, la commune a fédéré les producteurs et artisans au sein d’une marque « Les produits de l’île d’Yeu ». Ainsi, de la tarte aux pruneaux au thon fumé, des conserves artisanales aux légumes de l’île, de la viande à la laine de mouton, l’ile d’Yeu s’affiche à demeure comme sur le continent !

  • Y aller : au départ de Fromentine Compagnie Yeu Continent Fromentine 85550 La Barre de Monts Tél. 02 52 32 32 32, www.pennarbed.fr ou Compagnie Vendéenne, Fromentine, 85550 La Barre de Monts, Tél 08 25 13 90 85, www.compagnievendeenne.com
  • Se renseigner : Office du Tourisme de l’Île d’Yeu, Rue du Marché, 85350 Ile d’Yeu , 02 51 58 32 58,www. ile-yeu.fr

La plus amusante, l’île d’Aix

On embarque pour l’île d’Aix, à l’embouchure de la Charente, comme dans un conte pour enfant ! Même la toponymie nous embarque dans la littérature enfantine. Pour aller découvrir Baby plage, Bois joly, plage des coquillages… cette petite virgule de terre, ancrée au large de l’estuaire de la Charente, au nord de l’île d’Oléron, il faut embarquer pointe de la fumée, à Fouras ! Ce village en éventail vous transporte dans le temps, à une époque sans voiture ni macadam. Entre la place d’Austerlitz et la rue Marengo, on ne peut guère ignorer l’héritage laissé par Napoléon. Et pourtant, il n’y vint qu’une première fois en visite en 1808 avant de s’y réfugier trois jours en juillet 1815, après la défaite de Waterloo. Mais un siècle plus tard, Napoléon Gourgaud, arrière-arrière petit-fils d’un général et baron de l’Empire, s’émeut de l’état d’abandon dans lequel se trouve le patrimoine et les habitants de l’île. Avec son épouse américaine, ils fondent une « Société des amis de l’île d’Aix », deviennent de généreux bienfaiteurs et repeignent la vie de l’île en rose, couleur fétiche de l’excentrique et richissime baronne…

  • Y aller : au départ de Fouras : service maritime de l’île d’Aix, 14 cours des Dames 17000 la Rochelle, tél : 0 820 16 00 17, www.service-maritime-iledaix.com
  • Se renseigner : Office de tourisme Rochefort-Océan à l’île d’Aix , 6, Rue Gourgaud 17123 Ile d’Aix , 05.46.83.01.82, www.iledaix.fr

Les plus sereines, les îles de Lérins

Bulles de calme à deux pas de l’effervescence cannoise, Sainte Marguerite et Saint Honorat ne se laissent pas troubler par le trafic des yachts et des flux touristiques mais continuent à veiller sur la côte d’Azur et sa nature exceptionnelle. Juste en face de la Croisette et du palais des festivals, Sainte Marguerite reste insensible à tout ce cinéma… Pas de voiture ni d’immeubles de luxe mais 150 hectares de forêt de pins d’Alep, de pins Parasols et d’eucalyptus. L’île voisine porte le nom de Saint Honorat, frère de Sainte Marguerite. C’est aussi l’île des frères de l’abbaye de Lérins, une communauté de cisterciens vivant selon la règle de Saint Benoit. C’est l’un des monastères les plus anciens d’Occident puisque sa fondation remonte au Ve siècle après J.-C.  Son ancien monastère fortifié, situé dans la presqu’île dans le sud de l’île et visible de loin, domine directement la mer. Pour Paul Claudel « Lérins est une miette de prière au milieu de l’éternité qui l’entoure de toute part. » À la fin du IVe siècle, quand saint Honorat, recherchant la solitude, se fixe dans une des deux îles « Lerinas » les pèlerins accourent. Aujourd’hui, ceux qui font pieds nus le tour de l’île, viennent pour le paysage et les plaisirs terrestres, mais qui sait s’ils ne seront pas touchés par la grâce divine ?

 

  • Y aller : au départ de Cannes, Quai Laubeuf, 04.92.98.71.30, www.iledaix.fr ou Ile Saint-Honorat Planaria, Quai Laubeuf, 04 92 99 54 20
  • Se renseigner : Palais des Festivals et des Congrès, 1, boulevard de la Croisette, 06400 Cannes, 04 92 99 84 22, www.cannes-destination.fr

 

 

Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous
Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]