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Comment saint Louis Scrosoppi est devenu le protecteur des malades du sida

Saint Louis Scrosoppi © Public Domain
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Alors que le Sidaction 2017 démarre ce vendredi 24 mars, cette belle figure incite à rechercher des secours spirituels parallèlement aux avancées thérapeutiques.

La scène remonte au 10 juin 2001, place Saint-Pierre. Le pape Jean-Paul II s’apprête à canoniser cinq nouveaux figures de l’Église catholique. Parmi eux, un prêtre oratorien italien, fondateur des sœurs de la Providence de saint Gaétan de Thiene : Louis Scrosoppi.

Perdu dans la foule, Peter Changu Shitima peine à cacher son émotion. Ce jeune Zambien est en effet particulièrement lié au père Scrosoppi, de la manière la plus intime qui soit. La présence du jeune homme à cette canonisation n’est pas dû au hasard. Sans lui, le portrait saint Louis Scrosoppi ne serait pas encore accroché au fronton de la basilique Saint-Pierre et lui-même serait enfermé entre les quatre planches d’un cercueil.

Afrique du Sud, printemps 1996

Visiteur assidu de l’oratoire Saint-Philippe Néri à Oudtshoorn, en Afrique du Sud, Peter Changu Shitima tombe, un jour, soudainement malade. Après avoir réalisé plusieurs tests, il apprend qu’il est atteint du sida. Il est hospitalisé du 8 juin au 14 août 1996 mais bien vite le corps médical estime que ses chances de survie sont très minces :  « Nous considérions qu’il se trouvait en phase terminale, qu’il n’y avait rien à faire sur le plan médical pour sa guérison », témoignera le docteur Pete du Toit, cité dans le procès en canonisation.

Vu son état et considérant qu’il était perdu, l’équipe médical laissa donc Peter rentrer en Zambie pour passer ses derniers jours auprès de sa famille. Dans un élan de solidarité, la communauté catholique d’Oudtshoorn décida de demander l’intercession du bienheureux Louis Scrosoppi (1804-1884) pour la guérison de Peter.

Une guérison inexplicable

Dans la nuit du 9 octobre 1996, alors que Peter était au plus mal, il rêve du père Louis Scrosoppi. Le lendemain, étonnement, il se réveille en pleine forme.

« Je me suis levé et je suis allé immédiatement travailler à la paroisse. J’avais faim. Je suis allé à pied jusqu’à un village assez éloigné », précisera Peter durant le procès de canonisation du père Louis Scrosoppi. Le docteur Pete du Toit (non catholique) constata la guérison inattendue et n’hésitera pas à parler de miracle. Suite à sa guérison, Peter devint séminariste en vue de devenir prêtre.

Peter Changu Shitima est aujourd’hui prêtre dans le diocèse de Port Elizabeth, en Afrique du Sud. À l’oratoire Saint-Philippe Néri de Oudtshoorn, le père Louis Scrosoppi a désormais une place particulière dans les prières des fidèles.

Qui est Louis Scrosoppi ? 

Né à Udine en 1804, Luigi Scrosoppi est le fils d’un couple d’orfèvres italiens. Entrant à douze ans au petit séminaire, il est ordonné prêtre en 1827. C’est au service des plus pauvres qu’il eut l’idée de créer l’ordre des sœurs de la Providence qu’il plaça sous la protection de de saint Gaétan de Thiene. Il meurt le 3 avril 1884 en répétant plusieurs fois le mot « charité ».

Suite à la guérison miraculeuse de Peter Changu Shitima, il est déclaré protecteur des malades du sida. Pour un saint qui a dévoué sa vie aux plus pauvres et aux plus défavorisés, la cause est toute trouvée. L’ordre qu’il a créé agit aujourd’hui aux quatre coins du globe au service de la charité. Lors de son homélie, durant la messe de canonisation, saint Jean Paul II eut ces mots pour le nouveau saint :

« La charité fut le secret de son apostolat long et inlassable, nourri d’un contact permanent avec le Christ. C’est pourquoi l’Église le présente aux prêtres et aux fidèles comme modèle d’une synthèse profonde et efficace entre la communion avec Dieu et le service des frères. »

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