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Vous pensez savoir qui est Jésus, mais l’avez-vous déjà rencontré ?

© Antoine Mekary
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Lors de l'angelus du 19 mars, le pape François a rappelé que le Carême est l’occasion idéale pour "voir le visage du Seigneur dans celui d’un frère ou d’une sœur qui souffre".

Chaque baptisé doit profiter du Carême pour « renouveler » en lui la grâce de son baptême, en rencontrant Jésus « personnellement », et ainsi « découvrir la joie de devenir des artisans de réconciliation et des instruments de paix dans la vie quotidienne », a rappelé le pape François. En toile de fond, l’Évangile du jour selon Jean : « La rencontre de Jésus avec la Samaritaine » (4, 5-42).

Après l’angélus, le Pape a fait part de sa proximité avec les populations du Pérou, frappées par des inondations et glissements de terrain meurtriers, et salué la béatification, la veille, à Bolzano (dans le Tyrol italien), de Josef Mayr-Nusser (1910-1945), père de famille, membre de l’action catholique « mort en martyr pour avoir refusé d’adhérer au nazisme par fidélité à l’Évangile ».

Urgence Pérou

En ce dimanche, proclamé « Journée de prière pour le frère qui souffre »par les évêques du Pérou, le Pape s’est associé à la douleur des populations : « Je veux assurer de ma proximité la chère population du Pérou durement frappée par des inondations dévastatrices, a-t-il déclaré après la récitation de la prière mariale, et je prie pour les victimes et pour ceux qui sont engagés dans les secours ».

Plus de 40 morts, 60 blessés, et 70 000 sinistrés. Tel est le bilan des pluies torrentielles qui se sont abattues dans plusieurs régions du Pérou depuis le mois de janvier. Particulièrement touché l’est de la capitale, Lima, où les rivières sont sorties de leur lit, entrainant un chaos sans commune mesure, rapportent les secouristes Au moins 4 000 édifices ont été complètement détruits et 18 000 habitations ont subi des dommages  à travers tout le pays, selon les autorités. L’état d’urgence a été déclaré dans 11 régions , rapporte Radio Vatican qui a également répercuté l’appel des évêques aux Péruviens à réagir, puisant dans leur foi « force et lumière » pour ne pas perdre « l’espérance », et au gouvernement à ouvrir « les portes de la charité » face à cette « urgence nationale ».

Comme la Samaritaine

Le Carême est une bonne occasion pour « voir le visage du Seigneur dans celui d’un frères ou d’une sœur qui souffre », a rappelé le Pape quelques minutes plus tôt, invitant chaque baptisé à rencontrer Jésus dans la prière, dans « un cœur à cœur  pour parler avec lui, l’écouter », comme la Samaritaine, dans l’évangile du jour. Car le chrétien sait qui est Jésus, mais peut-être ne l’a-t-il pas « rencontré personnellement », peut-être n’a-t-il « pas encore reconnu en Lui le Sauveur », a souligné le Pape. « Cet Évangile est pour nous ! Pas seulement pour la Samaritaine, il est pour nous aussi », a martelé le Pape en décrivant le cheminement spirituel, quelque peu improbable à l’époque, parcouru par cette jeune femme de Samarie, une région « habitée par des gens que les juifs méprisaient, parce que considérés comme schismatiques et hérétiques ». Pourtant, a rappelé le Pape, cette population sera une des premières à adhérer à la prédication chrétienne des apôtres ».

« Si tu savais qui je suis et le don que j’ai pour toi, c’est toi qui demanderais et je te donnerais de l’eau vive, une eau qui apaise toute soif, et devient source inépuisable dans le cœur de qui la boit », dit Jésus à la Samaritaine venue chercher de l’eau au puits. « Aller au puits pour puiser de l’eau, c’est fatiguant et ennuyeux, a commenté le Pape, ce serait beau d’avoir à disposition une source jaillissante ! Mais Jésus parle d’une eau différente. Lorsque la femme se rend compte que l’homme à qui elle est en train de parler est un prophète, elle lui confie sa vie et lui pose des questions d’ordre spirituel », et peu à peu « elle a l’intuition que cet homme pourrait être le Messie, et Jésus, fait rarissime, le lui confirme : Je le suis, moi qui parle avec toi. Il dit être le Messie à une femme qui avait jusqu’ici une vie très désordonnée ».

« Chers frères, l’eau qui donne la vie éternelle a été répandue dans nos cœurs le jour de notre baptême ; Dieu nous a alors transformés et remplis de sa grâce », a poursuivi le Saint-Père. « Mais il se peut que nous ayons publié ce grand don, ou l’ayons réduit à une simple formalité; que nous sommes à la recherche d’un puits dont les eaux ne désaltèrent pas. Quand nous oublions la vraie eau, nous allons à la recherche de puits dont les eaux ne sont pas propres ». En ce troisième dimanche de Carême, le Pape a donc invité chaque baptisé à « renouveler » cette grâce, avec le soutien de Marie pour « puiser constamment à cette eau qui jaillit du roc qu’est le Christ Sauveur », pour  professer la foi chrétienne « avec conviction » et « annoncer avec joie les merveilles de l’amour de Dieu, miséricordieux et source de tout bien ».

Pour tous les « papas »

Et après l’angélus, le Pape a également évoqué la béatification, la veille, à Bolzano (dans le Tyrol italien), du père de famille Josef Mayr-Nusser, « mort en martyr pour avoir refusé d’adhérer au nazisme par fidélité à l’Évangile », invitant tous les laïcs, en particulier les pères de famille dont c’était hier la fête en Italie, même si la fête liturgique de Saint Joseph, leur saint patron, est déplacée cette année au 20 mars à prendre modèle sur lui pour sa « haute élévation morale et spirituelle ». Un tonnerre d’applaudissements pour tous les papas s’est alors élevé au-dessus de la place Saint-Pierre, à la demande du pape François.


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