Aleteia

Une fillette au pape François : « J’ai peur des sorcières et toi ? »

Photo by Tiziani Fabi for AFP
Pope Francis poses for a selfie with children at the end of an audience.
Partager
Commenter

Le Saint-Père a échangé avec des enfants lors de la visite d'une paroisse romaine.

« Les commérages me font peur, ils ont le pouvoir de tout détruire, cela me terrifie, comme les bombes d’un terroriste… », a confié le pape François dans un échange à bâtons rompus avec de jeunes enfants à Ottavia Lucchina, au nord-ouest de Rome, le 12 février. Au cours de sa quatorzième visite à la paroisse Santa Maddalena di Canossa, une paroisse de son diocèse, l’évêque de Rome, comme à son habitude, s’est prêté à un bain de foule avant et après la messe célébrée dans l’après-midi. Il a rencontré les enfants du catéchisme, les personnes âgées, des malades et des familles, et confessé plusieurs fidèles.

« Ça te plaît de faire le Pape, tu n’aurais pas préféré être un simple prêtre ? Quand as-tu rencontré Jésus ? Tu aimes te voir à la télé ? … ». Chants, cris de joie et applaudissements accueillent le Pape sur le terrain de sport. Les questions des enfants fusent, dont voici quelques passages parmi les plus marquants :

Q : Cher Pape, quand a eu lieu ta première rencontre avec Jésus ? 

François retourne la question et déclare : « C’est Jésus qui s’est approché le premier, car Jésus vient toujours à notre rencontre. Et si tu le vois arriver de ce côté et fais un peu l’idiot en regardant de l’autre côté, Jésus s’en va, d’après toi ? »

Les enfants en chœur : « Non, il t’aide ! »

Pape François : « Il te tire l’oreille comme ça ? ».

Les enfants : « Non! Il te fait comprendre que tu t’es trompé ! » .

Pape François : « Voilà il parle à ton cœur, te fait comprendre ce qu’est l’amour, et si tu ne veux rien entendre, que fait-il ? S’en va-t-il ? Non, il reste là. Jésus est patient et attend toujours (…)  Et si tu as fait quelque chose de mal, te chasse-t-il « 

Les enfants : « Non !… Il te pardonne »

Pape François : « Oui il te pardonne. Tu te repentis et lui te pardonne (…) Il est toujours dans nos cœurs. Il ne nous abandonne jamais. Il est toujours avec nous. Dans les bons moments il est avec nous, quand nous jouons, quand nous sommes heureux. Et dans les mauvais moments de la vie, l’est-il aussi ? »

Les enfants : « Oui. Il nous console, il est à côté de nous et nous console ».

Q : « Moi j’ai peur des sorcières, et toi tu as peur de quoi ? »

Pape François : « Les sorcières n’existent pas et ne font pas peur. Elles font comme trois ou quatre tours de magie mais tout est faux. Les sorcières n’ont aucun pouvoir. Ce sont des balivernes ». Par contre, « J’ai très peur des personnes méchantes. La méchanceté me fait peur. Nous portons tous en nous le grain de la méchanceté mais quand une personne décide d’être méchante, ça me fait très peur, car elle peut faire beaucoup de mal, dans sa famille, sur son lieu de travail, en paroisse. Au Vatican aussi, quand il y a des commérages ».

Et de comparer les commérages à des bombes : « Vous avez vu à la télé comment font les terroristes ? Ils jettent une bombe et prennent la fuite (…) Les commérages c’est pareil ! On jette une bombe et on s’en va ». Les commérages « sont destructeurs, ils détruisent ton cœur (…) le mal que tu fais corrompt ton cœur (…) alors jamais de commérages, entendu ? Mords-toi la langue avant de parler, tu auras mal mais ne feras pas de mal à quelqu’un ».

Dans la foulée, une recommandation aux enfants à ne pas dire de gros mots, surtout les jurons sacrilèges qui sont « bien pires ».


Lire aussi :  « Plutôt que faire des commérages, un chrétien devrait se mordre la langue »


Q : « Tu aimes faire le Pape ou tu aurais préféré être un simple curé ? »

Pape François : « On n’étudie pas pour faire le Pape… On ne paie pas non plus pour le devenir. Alors si on n’étudie pas et si on ne paie qui te fait Pape ? Dieu (…) Donc j’aime faire le Pape, mais j’aimais aussi quand j’étais curé et recteur, je faisait des catéchèses, je faisais le prêtre et j’aimais beaucoup ça (…) Qu’est-ce qui est plus beau ? Ce que Dieu veut, de faire ce que le Seigneur te demande ! (…) Et quand le Seigneur te confie une tâche, qu’il s’agisse d’une paroisse, d’un diocèse ou du Pape, que demande-t-il ? D’aimer, de bâtir une communauté d’amour autour de lui (…) ».


Lire aussi ; Un petit garçon au pape François : « Dis, pourquoi tu es devenu Pape ? »


 

Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous
Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]