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Une association se mobilise pour soutenir les établissements hors-contrat

© Oksana Kuzmina Shutterstock
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Rencontre avec Louis Jamin, fondateur de l’association « Soutien aux écoles libres ».

Louis Jamin est le fondateur de l’association « Soutien aux écoles libres » (« le SEL »), créée fin 2015 pour aider les écoles hors-contrat à financer des travaux d’amélioration des conditions d’accueil de leurs élèves.

Aleteia : Quel est l’objectif de la plate-forme de financement direct que vous venez de mettre en place ?
Louis Jamin : Nous sommes partis d’un constat très simple : en plus des dépenses importantes et parfois difficiles, beaucoup d’écoles ne peuvent faire face à de petits achats qui ne paraissent pas forcément indispensables mais qui améliorent nettement le quotidien des élèves. Beaucoup de choses ne sont donc pas en place dans les écoles parce que les budgets sont serrés et qu’il faut établir des priorités. L’idée, partant de ce constat, est de proposer aux gens de soutenir concrètement ces écoles grâce à de petites sommes directement efficaces.

Plusieurs associations permettent déjà d’aider financièrement des écoles hors-contrat… Quel est l’intérêt de cette nouvelle initiative ?
Certaines personnes sont parfois gênées de donner à des associations alors qu’elles ne savent pas exactement comment l’argent va être utilisé. Il ne s’agit pas de jeter le soupçon sur l’honnêteté de l’association, mais plutôt de comprendre que certains « petits » donateurs n’ont pas envie de faire un effort pour financer le fonctionnement d’une association. Je pense par exemple aux plus jeunes : leurs dons sont un véritable effort sur des budgets, souvent restreints, et ils n’ont pas forcément envie de financer une campagne de communication. Avec ce système, ils offrent directement quelque chose de concret et nécessaire à l’école qu’ils ont choisi de soutenir.

Pourquoi multiplier les soutiens aux écoles hors-contrats, parfois appelées « écoles libres » vous semble si nécessaire ?
Parce qu’elles sont libres ! L’Éducation nationale ne fait plus son travail correctement, je crois que c’est un constat assez largement reconnu. Une partie de l’explication se trouve à mon sens dans sa rigidité. Toutes les écoles de l’Éducation nationale obéissent au même mécanisme, au même fonctionnement et au même enseignement. Or les enfants ne sont pas tous fait sur le même modèle ! Le modèle proposé correspond sans doute à une majorité des petits Français, mais il en reste d’autres pour qui une alternative peut être salutaire.

Aucune des solutions proposées par ces écoles alternatives ne peut convenir à tous les enfants, mais la multiplication de ces dernières permet d’offrir un véritable choix aux parents qui sont les mieux placés pour connaître les besoins et désirs de leurs enfants. Le but ultime étant que les enfants apprennent bien, grandissent bien et deviennent à leur tour des adultes libres.

Quel genre d’école, concrètement, voulez-vous aider ?
Un exemple particulier me touche parce qu’il illustre parfaitement ce qu’une école de l’Éducation nationale ne peut offrir. C’est le cour Saint-Martin, un collège ouvert voici plusieurs années à Sablé-sur-Sarthe. Régulièrement, les élèves bénéficient de plages entières de leur emploi du temps consacrées au dessin, au travail du bois ou au chant  : ce sont des enseignements extrêmement importants pour beaucoup d’enfants.

Il me semble vraiment intéressant de montrer aux élèves que le travail académique est indispensable mais sans doute insuffisant pour permettre un épanouissement complet. Pour cette école, nous proposons aux donateurs d’offrir un piano électronique à l’école. C’est extrêmement concret et l’école ne peut se permettre de l’acheter en dépit de l’aide pédagogique qu’il apporte.

Propos recueillis par Charlotte d’Ornellas.

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