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Le Vatican reconnaît un nouveau martyr du communisme : Tito Zeman

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Ce prêtre salésien slovaque est mort le 8 janvier 1969 des suites de sa persécution.

Le pape François a autorisé ce lundi 27 février la publication d’un décret reconnaissant le martyre du père Tito Zeman. Cette décision, rendue publique à l’issue d’une audience avec le cardinal Angelo Amato, préfet de la congrégation pour la cause des saints, ouvre la voie à la béatification de ce prêtre slovaque (1915-1969), persécuté par le régime communiste, et décédé des suites d’une longue détention.

Le père Zeman, originaire de la région de Bratislava, est ordonné prêtre en 1940 à l’âge de 25 ans. À l’issue de la Seconde guerre mondiale, la Tchécoslovaquie tombe sous le joug du communisme le 25 février 1948, lors du « coup de Prague », au cours duquel Klement Gottwald, piloté par Moscou, s’empare du pouvoir et fait du pays une « république populaire ». Les persécutions antichrétiennes ne tardent pas à être mises en œuvre.

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« Opération K »

Les exactions, ponctuelles depuis le coup de Prague, se systématisent et culminent les 13 et 14 avril 1950, avec  l’ « opération K », qualifiée parfois de « Saint-Barthélémy tchécoslovaque ». Cette vaste purge conçue par le régime, débouche sur l’arrestation de milliers de prêtres et religieux dans les presbytères et monastères. Les biens immobiliers de l’Église sont pour une large partie confisqués et désaffectés, tandis que le patrimoine mobilier est pillé ou détruit.

C’est dans ce contexte que Tito Zeman met en place des filières d’évasion vers Turin au profit des séminaristes salésiens, afin qu’ils puissent achever leurs études et accéder au sacerdoce. Mais à la troisième mission, il est arrêté par la police du régime et placé en détention. Qualifié de traître à la Patrie et d’espion au service du Vatican, il échappe de peu à la peine capitale et se voit condamné à 25 ans de détention en février 1953. Epuisé par les privations et les exactions, il est finalement libéré au bout de douze années, dans un état de santé définitivement dégradé, et meurt cinq ans plus tard.

Sept autres futurs bienheureux ?

Outre le martyre du père Zeman, le Saint-Père a également validé lundi la reconnaissance de l’héroïcité des vertus de sept autres figures : Octavio Ortiz Arrieta, évêque péruvien ; Antonio Provolo, prêtre italien ; Antonio Repiso Martinez de Orbe, prêtre mexicain ; Maria de las Mercedes Cabeza Terrera, religieuse espagnole, Maria Ripamonti (Lucie de l’Immaculée Conception en religion), religieuse italienne ; Pedro Herrero Rubio, laïc espagnol et Vittorio Trancanelli, laïc italien.

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