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Thibaud Collin : « L’amour de la patrie se rattache au quatrième commandement, l’amour dû à ses parents »

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À l’occasion de la conférence sur le thème, « La patrie, sur la terre comme au ciel », qui aura lieu le jeudi 23 février, rencontre avec le philosophe Thibaud Collin.


Lire aussi : Peut-on être chrétien et identitaire ?


Jeudi 23 février aura lieu une conférence sur le thème du patriotisme. Alexandre Meyer, rédacteur en chef d’Aleteia, animera une table ronde à laquelle participeront Camille Pascal, Thibaud Collin, Mgr Ravel et Jean-Marc Potdevin. Pour ceux qui ne pourraient pas attendre jusqu’à jeudi, Thibaud Collin, philosophe, nous donne dès aujourd’hui quelques éléments de réflexion.

Aleteia : Dans quelle mesure la question identitaire vous paraît-elle importante aujourd’hui ?
Thibaud Collin : Je me méfie du vocabulaire de l’identité. Il faut procéder à un examen de ses présupposés avant de l’utiliser. Que certains phénomènes actuels expliquent la floraison de discussions sur des thématiques  « identitaires », c’est certain. La manière dont l’Union européenne s’est constituée, la mondialisation économique et financière, la pression migratoire, le multiculturalisme, la déchristianisation, tout cela engendre un climat particulièrement inflammable. On peut en avoir peur. On peut aussi le percevoir comme la résurgence de principes politiques inhérents à la nature humaine.

A-t-on raison d’y voir une part du « mauvais génie » du christianisme ?
Les donneurs de leçons ont toujours existé, surtout lorsqu’ils prétendent intervenir au for interne et décréter qui sont les bons chrétiens et qui sont les hypocrites qui utilisent le christianisme à des fins politiques. La réelle question est l’articulation entre patriotisme et foi chrétienne et, de là, entre la nature et la grâce.

Peut-on aimer sa patrie sans tomber dans l’idolâtrie ? Dans ce cas, comment concevoir d’aimer mesurément ?
Bien sûr, que le patriotisme n’est pas comme tel de l’idolâtrie, Dieu merci ! L’amour de la patrie se rattache au quatrième commandement, l’amour dû à ses parents. La patrie, comme les parents, est médiatrice des dons naturels et parfois surnaturels. On aime avec mesure quand on aime en respectant l’ordre des choses et des personnes institué par Dieu avec sagesse.  

Qu’ont dit les philosophes chrétiens du patriotisme ? Ces réflexions ont-elles encore un sens aujourd’hui, dans un monde mondialisé ?
Le patriotisme n’est pas comme telle une vertu chrétienne, même s’il doit être assumé comme toutes les vertus humaines par la charité théologale. Donc toute la tradition philosophique en parle, les chrétiens comme les païens. Ces réflexions ont bien sûr d’autant plus de poids aujourd’hui que nous vivons dans un monde dématérialisé et, de plus en plus, hors sol. J’aime bien ce petit livre de Fabrice Hadjadj,  La Terre  chemin du ciel (Le Cerf, les Provinciales, 2002). Tout un programme moral, politique et spirituel !

Propos recueillis par Jean Muller. 


Toutes les informations sur le débat du 23 février ici :

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