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Pourquoi est-il nécessaire de croire aux anges gardiens ?

© Corinne SIMON/CIRIC
Ange, statue au cimetière du Père Lachaise, Paris (75), France. © Corinne SIMON/CIRIC
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Une prière de mon enfance m’a appris comment réconcilier la foi et le monde dans lequel je vis.

Dans la chambre de mon enfance, une image d’ange serrant dans ses bras à un petit enfant pendait au-dessus de mon lit. Avec ses couleurs pastels et ses visages parfaits, cette illustration semblait tout droit tirée d’un livre pour enfants. Je me souviens avoir prononcé ces paroles avec ma famille : « Ange de Dieu, mon cher ange gardien… ». J’aimais cette prière plus que les autres peut-être parce que j’aimais la magnifique image devant laquelle nous nous agenouillions chaque matin et chaque soir.

Cela fait maintenant longtemps que je prie seule et que la jolie image angélique a été remplacée par celle de Notre Dame de Medjugorje. L’ange gardien a été perdu quelque part au court des années passées, d’un déménagement à un autre. Mais j’ai parfois l’impression qu’il s’est tout simplement dissolu dans la foule qui m’entoure. Quand j’y pense, il a dû m’apparaître sous la forme de personnes ordinaires, qui m’ont aidée, m’ont donnée la force dont j’avais besoin ou qui m’ont transmis leur optimisme. Bien que je ne prononce plus très souvent cette prière, j’ai longtemps cru que mon ange gardien se manifestait à travers des personnes bonnes et ordinaires.

Mais je pense toujours qu’apprendre la prière de l’ange gardien est bénéfique aux petits enfants, parce qu’elle donne en grandissant les bases nécessaires pour avoir foi en la beauté du monde.

Au début, je l’avoue, ça a plutôt eu l’effet inverse. Alors que j’étais une jeune adolescente, je me demandais comment un monde rempli d’anges gardiens pouvait être aussi difficile, voire parfois carrément injuste. L’image d’un ange idéal et chaleureux me semblait contradictoire avec le monde que je connaissais. Où était mon ange gardien quand je trébuchais ? Où était-il quand je m’effondrais ? Je me suis sentie naïve et j’ai essayé d’accepter que mon ange ne pouvait pas me protéger de… la vie.

Un ange gardien pastel

Donc mon ange gardien ne pouvait pas me protéger de la cruauté du vrai monde, pas plus que du mal qui attend son heure tapit dans l’ombre… ou du moins pas à lui tout seul. Mais le pape François a dit quelque chose qui m’a aidée à réconcilier les jolies versions pastel des anges gardiens qui apparaissaient dans ma Bible d’enfant avec les Écritures ainsi qu’avec le monde dans lequel je vis. Il a insisté sur le fait que les anges ne sont pas juste inventés, mais qu’ils existent bel et bien. « Je vais envoyer un ange devant toi pour te garder en chemin et te faire parvenir au lieu que je t’ai préparé. » (Exode 23, 20) Les livres d’enfants oublient un détail : la poursuite de cette promesse, où le Seigneur dit que nous devons écouter notre ange gardien, ne pas le rejeter, mais se souvenir qu’il est toujours là et nous guide vers le bonheur éternel. Même si la route pour y parvenir n’est pas toujours angélique.

Le rôle d’un ange gardien n’est pas de nous éviter les difficultés de la vie ni de nous couvrir d’un bouclier pare-balles afin de nous protéger de « tout mal ». Il n’est là que pour veiller sur nous, pas plus. Notre ange est toujours avec Dieu et peut donc servir d’intermédiaire ou, comme le dit le pape François, « d’un ambassadeur qui est avec nous en Son nom et nous aide. »

Une confiance enfantine

En grandissant, nous laissons souvent derrière nous, en plus de notre ange gardien, notre confiance. Enfant, rien ne mettait au défi notre foi, rien ne la rendait difficile. Nous faisions alors beaucoup plus facilement confiance. Peut-être que le problème vient de là : pour entendre la voix d’un ami invisible, surtout quand la vie est difficile, il fait croire et avoir confiance en le fait que l’ange est avec nous, et avec lui est Jésus, qui nous connaît et nous observe. Il est inévitable que nous peinions parfois à voir notre ami invisible, mais grâce à une prière d’enfance, je continuerai à le chercher et à essayer de sentir sa présence quand le monde devient plus sombre et moins angélique que je ne l’aimerais.

Aujourd’hui j’ai donc, une fois de plus, prononcé cette prière :

Ange de Dieu, de l’image pastel, viens et aide-moi à croire à nouveau en ta présence angélique. Ne me laisse pas douter que tu es toujours avec moi. Apprends-moi à écouter ta voix comme un enfant. Et quand j’oublie une nouvelle fois que tu es là et que j’arrête de t’écouter, rappelle-moi à l’ordre. Sois avec et dans le cœur de ceux que je rencontre, dis-moi ce qui est bon et amène-moi à Dieu. Amen.

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