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Que font les religieuses pour nous ?

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Sans elles, notre monde serait radicalement différent.

Pendant des années, ma famille a prié quotidiennement « pour plus de prêtres et de religieux » mais je me disais toujours « surtout pour plus de prêtres ».

Nous avons l’impression que la vocation la plus en crise est celle des prêtres alors nous pensons devoir davantage prier eux. En fait, c’est une grosse erreur. Les religieux et le religieuses sont tout aussi importants et le monde serait très différent sans eux.

Les religieuses ont empêché le monde d’être envahi par le mal 

Prenons par exemple l’histoire de mère Teresa. Elle a été pour de nombreuses personnes le visage du catholicisme au XXe siècle. En effet, elle a révolutionné notre regard sur les plus pauvres et nous a appris à les traiter dignement.

Examinons un poème écrit par Robert Louis Stevenson sur des religieuses dans une colonie de lépreux :

De voir l’immense pitié de cet endroit,

Le membre mutilé, le visage dévasté,

Les souffrances de l’innocent souriant à la punition,

Un fou serait tenté de renier son Dieu.

Il voit et recule ; mais s’il regarde à nouveau,

Là, la beauté jaillit du sein de la douleur !

Elle marque les sœurs sur les rives de la souffrance,

Et même un fou resterait silencieux et adorerait.

À travers le monde, d’autres personnes ont pris exemple sur la religieuse de Calcutta en enseignant à plusieurs générations d’écoliers comment agir comme un catholique. De leurs écoles ont jailli des défenseurs des droits civils, des leaders pro-vie et un véritable tsunami de travailleurs charitables.

Les religieuses ont défini les grandes lignes de la spiritualité contemporaine

Sainte Thérèse de Lisieux est morte en 1897 mais ses écrits ont résonné partout dans l’Église du XXe siècle. Sa « petite voie » a posé les fondations de la vocation quotidienne catholique de faire des « petites [choses], avec grand amour » et a directement conduit à l’appel universel à la sainteté du concile Vatican II.

Examinons l’immense richesse de la catéchèse contenue dans la partie la plus courte du chapelet de la miséricorde divine que sainte Faustine nous a transmis : « Par sa douloureuse Passion, Sois miséricordieux pour nous et pour le monde entier ». Réciter cette prière, c’est apprendre que le sacrifice du Christ a été accompli une fois pour toutes, que le péché est une tragédie pour nous, ainsi que pour les autres, mais que nous pouvons aider à en guérir.

Mère Angélique est l’auteur d’une œuvre d’une surprenante profondeur spirituelle. Mais sa présence auprès des géants du catholicisme tient au fait qu’elle a osé donner à la foi une place dans le média le plus puissant du XXe siècle : la télévision.

Le témoignage de la vie des religieuses et de leurs prières nous transforment

Un musée à Ohio a récemment fait passer une publicité des Sœurs de la Présentation de la Vierge Marie à Aberdeen (Dakota du Sud) : « Nous vous offrons aucun salaire, aucune récompense, pas de vacances, pas de retraite, qu’un maigre logement et peu de réconfort ». Le fait que de nombreuses femmes relèvent joyeusement le défi nous apprend quelque chose que nous ne comprendrions pas autrement : Dieu existe vraiment et sa volonté est la seule vraie joie.

 

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