Aleteia logoAleteia logo
Aleteia
Dimanche 29 novembre |
Bienheureux Bernardo Francisco de Hoyos
home iconAu quotidien
line break icon

"Et les Mistrals gagnants" : un hymne à la vie bouleversant et joyeux

© Nour Films

© Nour Films

Mathilde de Robien - Publié le 16/02/17

Découvrez le film documentaire d’Anne-Dauphine Julliand sur 5 enfants malades.

« Te raconter enfin qu’il faut aimer la vie Et l’aimer même si le temps est assassin Et emporte avec lui les rires des enfants Et les mistrals gagnants »

Cette chanson de Renaud, chère au cœur de la réalisatrice, Anne-Dauphine Julliand, et qu’elle fredonnait pendant l’élaboration du projet de son film sans savoir qu’elle lui en fournirait le titre, clame haut et fort l’insouciance de l’enfance et invite à aimer la vie de manière inconditionnelle : « et l’aimer même si… ». C’est exactement ce que nous montre le film.

Et les Mistrals gagnants est un documentaire poignant et lumineux qui retrace, avec beaucoup de pudeur et de délicatesse, un morceau de la vie de 5 enfants gravement malades, Camille, Ambre, Tugdual, Charles et Imad, âgés de 5 à 9 ans. Ils ne se connaissent pas, mais ont en commun une spontanéité, un sens de la répartie, une maturité, qui donnent au film un caractère vivant et gai. On rit beaucoup plus qu’on ne pleure !

« Retrouver notre esprit d’enfant »

Telle est l’invitation lancée par Anne-Dauphine Julliand, qui nous engage à prendre exemple sur les enfants afin de goûter au bonheur. Leur capacité à vivre pleinement l’instant présent nous donne une magnifique leçon de vie et nous exhorte à retrouver notre esprit d’enfant, à vivre de manière instinctive. Un des enfants a répondu à un journaliste qui lui demandait : « Que fais-tu lorsque tu as mal ? » la simple évidence : « Bah, je pleure ». Pas de tabou, pas de gêne, mais la vie, tout simplement. Camille, 5 ans et demi, souffrant d’un neuroblastome depuis sa naissance, déclare à Anne-Dauphine, hors caméra : « Tant qu’on n’est pas mort, on est vivant ». La réalisatrice résume : « Je crois que la fameuse sagesse qu’une fois adulte nous cherchons tous à gagner, ce n’est rien d’autre que cette insouciance. Cette promesse de la vie. »

Une définition puissante du bonheur.

Autre évidence, qui saute aux yeux suite au visionnage du film : ces enfants sont heureux malgré la souffrance, malgré la lourdeur des soins, malgré la peur, et le disent. Tugdual nous confie, tout en prenant soin de ses plantes : « Je pense que rien n’empêche d’être heureux » ; bien qu’il subisse de lourds traitements suite à un cancer. Et Ambre, atteinte d’hypertension artérielle pulmonaire, nous dit tout simplement que « C’est comme ça qu’on est heureux, quand on a des gens autour de nous ».

« Insouciance n’est pas ignorance »,

souligne la réalisatrice. Car si ces enfants, malgré la maladie, incarnent l’insouciance, au sens où ils vivent l’instant présent sans s’apitoyer sur leur sort, ils ne sont pas pour autant ignorants. Ils connaissent parfaitement leur maladie, les soins qu’elle demande, la préoccupation qu’elle donne aux parents et même la fatale issue possible. Lors d’un échange avec son père, Imad, insuffisant rénal, le réconforte en lui disant que lorsqu’on lui greffera un rein, ses parents auront moins de soucis et pourront se reposer. Charles, atteint d’une maladie génétique de la peau, a insisté auprès d’Anne-Dauphine pour qu’elle filme son bain : « Si tu ne filmes pas le bain, ça ne sert à rien que tu filmes ma vie ». Et Camille d’affirmer : « Quand je serai mort, je ne serai plus malade ». Lucidité poignante qui ne les empêche pas de croquer la vie à pleines dents.

« Quand on ne peut pas ajouter des jours à la vie, ajoutons de la vie aux jours »,

écrit Anne-Dauphine dans son premier livre Deux petits pas sur le sable mouillé. C’est ce même message qui transparaît à nouveau dans le film, à travers la gentillesse et la délicatesse du personnel soignant, et à travers la force et la bienveillance des parents. Anne-Dauphine ajoute, à la suite d’une projection : « C’est le job des parents que de rendre leurs enfants heureux ».


Lire aussi

« Et les mistrals gagnants » : quand cinq enfants malades changent notre regard sur la vie

Vidéo. Imad, 8 ans : une vraie leçon de vie !


Tags:
CinémadocumentaireEnfantsEt les mistrals gagnantsmalades
Soutenez Aleteia !
A travers le monde, vous êtes des millions à lire Aleteia, pour y trouver quelque chose d'unique : une vision du monde et de votre vie inspirée par l’Évangile. On prétend qu'il est de plus en plus difficile de transmettre les valeurs chrétiennes aux jeunes d'aujourd'hui.
Et pourtant, savez-vous que plus de la moitié des lecteurs d'Aleteia sont des jeunes de 18 à 35 ans ? C'est pourquoi il est si important que Aleteia demeure un service quotidien, gratuit et accessible à tous. Cependant, un journalisme de qualité a un coût que la publicité est loin de couvrir. Alors, pour qu'Aleteia puisse continuer à transmettre les valeurs chrétiennes au cœur de l'univers digital, votre soutien financier demeure indispensable.
*avec déduction fiscale
Le coin prière
La fête du jour






Top 10
Agnès Pinard Legry
Jauge de 30 personnes : les catholiques unis ...
Timothée Dhellemmes
"Ridicule", "pathétique", "humiliante"... la ...
Agnès Pinard Legry
Vent debout contre la jauge de 30 person...
Aliénor Goudet
La demande très spéciale que la Vierge Marie ...
Timothée Dhellemmes
Les évêques fustigent une décision "irréalist...
CATHEDRALE NOTRE DAME DE PARIS
Caroline Becker
Découvrez l'intérieur de Notre-Dame de Paris,...
Monseigneur Matthieu Rougé
Timothée Dhellemmes
Mgr Rougé : "C’est un manquement à la parole ...
Afficher La Suite
Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous gratuitement