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« Je me suis retrouvé à Lourdes sans vraiment savoir pourquoi »

VINCENT/Sanctuaire Lourdes/CIRIC
11 Août 2009: Arrivée des pèlerins pour le Pèlerinage National à la gare de Lourdes (65), France.
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Ils sont jeunes, ils sont scouts : les Foulards Blancs témoignent de leur service auprès des plus petits d’entre nous.

Êtes-vous déjà allés à Lourdes pendant l’été ? Si oui, il est très probable que vous ayez déjà croisé, au détour du sanctuaire, une caravane d’étranges engins bleus, roulant par dizaines d’un lieu de prière à l’autre. À l’arrière, des malades ou des personnes âgées venant en pèlerinage, qui n’ont plus la force de marcher toute la journée ; devant, des bénévoles qui ont pris une semaine de leur été pour se mettre à leur service. Quelques uniformes scouts se détachent de cette assemblée. Venant de toute la France, ils sont nombreux à décider chaque année de se joindre aux Foulards Blancs.

Qu’est ce que la communauté des Foulards Blancs ?

Créée en 1926, cette communauté est composée de scouts de tout horizon qui ont décidé de se mettre au service des malades. Elle repose sur trois piliers : servir ensemble, vivre ensemble et prier ensemble. Ceux qui la composent ont pris leur Foulard Blanc, un foulard bien particulier qui est symboliquement taillé dans les draps des malades. Par cet engagement qui reprend la promesse scoute, ils promettent de se mettre au service des malades ainsi que de la communauté. Chaque été, ils se joignent donc aux hospitaliers pendant une semaine pour rendre ce pèlerinage aussi agréable que possible aux malades.

Ils sont tombés dedans quand ils étaient scouts

Les permanences pendant l’été sont assurées par des Foulards Blancs qui sont en moyenne quatre ou cinq par semaine. Mais à ceux-ci se rattachent tous les ans des scouts et guides de tous horizons, venant achever leur camp par une semaine de service à Lourdes. Très souvent en clan ou en feu, mais parfois aussi seuls, les jeunes qui arrivent à Lourdes découvrent un service dont ils ignorent tout. Aujourd’hui Foulard Blanc, Thibaut, 21 ans, témoigne : « Je me suis retrouvé à Lourdes sans vraiment savoir pourquoi. Je suis parti avec mon clan. J’avais 17 ans. C’était une période pendant laquelle je n’avais plus de réelle vie religieuse. J’allais à l’église uniquement avec les scouts. Cette semaine m’a permis de découvrir des choses que je ne pensais pas découvrir. »

« Un service où l’on reçoit bien plus que l’on ne donne »

À première vue, ce service n’a rien d’une partie de plaisir. Levés aux aurores chaque matin après une nuit sous la tente pour aller laver les chambres des malades en respectant des règles bien précises, les Foulards Blancs ainsi que les scouts qui les accompagnent passent ensuite leur journée à brancarder d’un lieu à l’autre. La rencontre avec les malades est intimidante, car l’inconnu fait souvent peur. Thibaut raconte sa première journée : « À l’époque, j’avais une forme de peur des personnes âgées. Je me souviens que quand les malades sont arrivés, j’ai failli faire une crise d’angoisse… mais tout le monde était dedans, donc j’ai suivi ».

Puis, très vite cette communauté hétéroclite de jeunes et d’anciens trouve son équilibre. Pour les malades, cette semaine est l’occasion de rencontrer des jeunes pleins de vie qui sont heureux d’échanger avec eux, un luxe que les maisons de retraites ou les maisons spécialisées offrent rarement. Pour les jeunes, c’est l’occasion de s’oublier en offrant un peu de leur temps. Juliette, jeune Foulard Blanc affirme que cette semaine « offre la chance de pouvoir allier service, rencontre, émotions et ambiance », ce à quoi Miriam ajoute que c’est « un don de soi dans lequel on reçoit plus que l’on ne donne ». Quant à Thibaut, malgré ses appréhensions de départ il confie : « Cette semaine m’a permis de découvrir des personnes qui malgré l’âge et la maladie ont un espoir immense et une joie de vivre totale. »

Pour beaucoup, ces jeunes ne savaient donc pas où ils mettaient les pieds en arrivant. Pour tous, ils repartiront marqués par les rencontres qu’ils ont faites. Cet été, l’aventure continuera de plus belle, l’occasion pour les jeunes de la France entière de « sortir de leur canapé », comme l’exhortait le pape François aux dernières JMJ, pour « agir et laisser une empreinte dans ce monde ».

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