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Seriez-vous prêt à recevoir une balle par fidélité au Christ ?

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Découvrez l'incroyable histoire des "Cristeros" du Mexique qui menacèrent 600 fidèles lors d'une messe.

Pendant la guerre des Cristeros au Mexique, des militaires ont attaqué 600 catholiques réunis lors d’une messe clandestine. Combien sont restés ? Dans un contexte de fortes persécutions anticléricales, de nombreuses messes ont été célébrées clandestinement au Mexique, au cours des années 1920. L’Histoire recèle parfois de moments inattendus.

Gilberto Barbosa Gomes dans son ouvrage, Les histoires qui évangélisent, raconte un épisode inédit.

Un village mexicain s’apprêtait à recevoir un prêtre en fin de semaine. Le catéchisme était illégal à cette époque mais les habitants avaient déjà préparé les groupes qui recevraient le baptême et autres sacrements. La cérémonie se déroula dans un ancien entrepôt capable de contenir quelques centaines de fidèles.

Tout à coup au cours de la célébration, deux hommes armés entrèrent dans l’entrepôt. L’un d’eux dit alors : « Ceux qui osent prendre une balle pour le Christ restent où ils sont. Le reste peut sortir maintenant ! Les portes seront ouvertes seulement pendant 5 minutes. »

Immédiatement, plusieurs membres de la chorale se sont levés et sont partis. Certains diacres ont également quitté l’entrepôt, suivis par la plupart des fidèles. En moins de 5 minutes, seulement 20 personnes de 600 paroissiens étaient restées sur place.

Le soldat qui avait parlé regarda le prêtre et lui dit : « Très bien père, je suis aussi un chrétien et je viens de vous débarrasser des hypocrites. Vous pouvez continuer la célébration ».

Qui étaient les Cristeros ?

À la fin des années 1920, les Cristeros étaient des résistants mexicains catholiques qui ont combattu le gouvernement athée et anticlérical du président Plutarque Calles. L’Église et l’exercice de la foi ont été attaqués par plusieurs articles de la Constitution mexicaine de 1917 qui souhaitait réduire au minimum l’influence de l’Église catholique dans le pays : sécularisation de l’enseignement, interdiction des ordres monastiques, interdiction d’exercer le culte en dehors des églises, restriction du droit à la propriété des organisations religieuses ou encore interdiction pour les prêtres de porter leurs habits religieux, perdants aussi leur droit de vote.

Quand un Cristeros était arrêté et condamné à mort, au moment de son exécution il criait : Viva Cristo Rey ! (Vive le Christ Roi !).

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