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Vous arrive-t-il d’être en colère envers Dieu ?

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Le Seigneur "aime ça, car c'est lui dire en face ce que l’on ressent", a déclaré le pape François.

Faire la volonté de Dieu ne signifie pas ne pas discuter ou ne pas être en colère avec Lui. L’important est d’être vrais, d’être francs, capables, à la fin, de Lui dire « me voici », a déclaré le pape François, en résumant l’enseignement contenu dans l’épitre aux hébreux proposée dans la liturgie de la messe du jour, célébrée le 24 janvier à Sainte-Marthe. « Tu n’as voulu ni sacrifice, ni offrande (…) tu n’as pas agréé les holocaustes ni les sacrifices pour le péché ; alors, j’ai dit : me voici, je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté. » (Hé. 10, 5-6).

Face au Saint-Père, comme chaque jour, un petit groupe de fidèles, à qui il a rappelé « l’infinie patience de Dieu » qui attend la conversion du pécheur, qu’il lui dise « me voici ».

 « Me voici ! »

« L’histoire du Salut est une longue histoire de “me voici”, comme celui des prophètes ou celui de Marie … », a développé le Pape au cours de son homélie rapportée par Radio Vatican. Mais ces « me voici » ne sont pas « automatiques ». Ils supposent que l’on a accepté de « dialoguer » et de « se rendre disponible » pour faire la volonté de Dieu. Le Seigneur nous parle toujours, alors que nous cheminons, « avec une infinie patience ». Il aime discuter avec nous, même quand nous sommes en colère : »Tant de fois, a souligné François, quand je vais prier je suis en colère avec le Seigneur : mais cela aussi c’est prier! Il aime quand tu te mets en colère et quand tu lui dis en face ce que tu ressens, parce qu’il est Père ! (…) C’est aussi un “me voici”. »

Examen de conscience

Le Saint-Père a alors conclu en renvoyant l’assemblée à un petit examen de conscience sur le « me voici » de chacun adressé au Père, en suggérant quelques questions comme : « Qu’en est-il de mon adhésion ? Vais-je me cacher, comme Adam, pour ne pas répondre ? Ou, quand le Seigneur m’appelle, au lieu de dire “me voici” ou “que veux-tu de moi ?”, fuis-je comme Jonas qui ne voulait pas faire ce que le Seigneur lui demandait ? Ou encore, fais-je semblant de faire la volonté du Seigneur, seulement extérieurement, comme les docteurs de la loi sévèrement condamnés par Jésus ? ».

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