Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!
Commencez la journée de la meilleure des manières : recevez la newsletter d'Aleteia
Je m'inscris!

Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Souscrire

Aleteia

Comment apaiser les colères de vos enfants ?

PETITE FILLE EN COLERE
© Shutterstock
Partager

On vous donne quelques astuces pour maîtriser ces moments difficiles !

« Parents, n’exaspérez pas vos enfants de peur qu’ils ne se découragent. » (Lettre de St Paul Apôtre aux Colossiens, 3-21)

La colère est une réaction violente et passagère à un événement. Mais ce n’est pas l’événement en soi qui déclenche la colère. Elle est le résultat d’une interaction entre un désir et un événement contraire qui empêche la réalisation de ce désir. La colère est donc à première vue l’expression immédiate d’une frustration bien identifiable, mais très souvent, si on cherche plus profondément l’origine enfouie de la colère, on réalise qu’elle est également l’expression d’un ou de plusieurs besoins : besoin de sommeil, besoin d’amour, besoin d’affirmation de soi, besoin de sécurité.

Besoin de sommeil : le plus facile à satisfaire ! Bien souvent, les colères éclatent lorsque l’enfant est fatigué, il n’a plus la force ni l’énergie nécessaires pour gérer ses émotions. Seule solution : vite, au lit !

Besoin d’amour : un manque d’attention, perçu par l’enfant comme un manque d’amour, est un terrain propice pour faire éclore les colères. L’enfant se sent mal aimé ou mis de côté, alors à la première occasion, il fait tout pour attirer l’attention sur lui. Un gros câlin et des paroles réconfortantes et ça repart !

Besoin d’affirmation de soi : vouloir tout faire tout seul, enfreindre les limites posées par les parents, refuser d’obéir, toutes ces attitudes sont pour l’enfant une manière de dire qu’il existe et qu’il possède un libre-arbitre. Ce sentiment peut vite dégénérer en crise de colère si justement il n’arrive pas à faire tout seul ce qu’il a entrepris ou s’il rencontre un obstacle ou une opposition à ses velléités de dépasser les bornes. En réalité, il attend de son entourage des marques de reconnaissance, des paroles encourageantes et valorisantes, il recherche des responsabilités.

Besoin de sécurité : certaines colères sont engendrées parce que l’enfant se sent perdu, s’il n’a pas bien saisi le déroulement ou le fonctionnement d’une chose ou s’il ne reconnaît plus ses repères. Alors peut naître un sentiment de malaise ou d’angoisse qui se traduit parfois par des colères. À nous, parents ou éducateurs, de bien leur expliquer ce qu’il va se passer, où ils vont aller, comment tel objet fonctionne et de ne pas oublier que nos benjamins n’ont pas l’âge ni la maturité de leurs aînés.

Que faire pour éviter une colère ?

  • Instaurer des règles claires et fermes.
  • Prévenir l’enfant en amont pour éviter des négociations qui tournent au bras de fer. Exemple : tu regardes un seul dessin-animé et après tu vas au bain.
  • Être disponible et présent pour aider l’enfant lorsqu’il a besoin de nous.
  • Fournir des preuves d’amour à son enfant, selon son « langage de l’amour » (Gary Chapman a distingué 5 manières de donner de l’amour, à adapter selon la sensibilité de l’être aimé : le toucher, les paroles valorisantes, les moments de qualité, les cadeaux et les services rendus), et selon ses besoins (vus plus haut).

Que faire pour calmer une colère ?

  • Ne pas s’énerver : gérer sa propre colère avant de gérer celle de votre enfant ! Car si parent et enfant atteignent, tous deux, le stade de la colère, ça tourne nécessairement au pugilat !
  • Ne pas entrer dans un cycle de violence : fessées, menaces, punitions, douches froides… ne font qu’empirer la colère de l’enfant et exacerber son sentiment de malaise et d’injustice déjà présents.
  • Faire diversion, parfois, ça marche.
  • L’accompagner dans sa colère tout en maintenant un dialogue bienveillant : « Je vois que tu es en colère/ furieux parce que… mais ce n’est pas une raison pour… ». Ce qui ne vous empêche pas de le mettre à l’écart le temps que sa colère passe, tout en lui laissant une porte de sortie : « C’est mieux pour toi que tu restes dans ta chambre pour que ta colère sorte et quand tu seras calmé, tu pourras venir me voir. » Ou bien revenez le voir de vous-même lorsque les pleurs ou les hurlements se sont atténués pour lui proposer votre réconfort, souvent bienvenu à ce moment-là !

Je vous entends d’ici ! Plus facile à dire qu’à faire ! Effectivement, nos pauvres petits nerfs de parents sont mis à rude épreuve ! Mais si on décide qu’à la prochaine colère, on essaie de garder son calme, ce sera une première victoire qui en appellera forcément d’autres !

Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous
Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]