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Les chrétiens invités à prier pour leur unité du 18 au 25 janvier

Rassemblement œcuménique à l'occasion de la Semaine de prière pour l'Unité des Chrétiens. De g. à dr. Francis LAPIERRE, diacre permanent, Agnes VON KIRCHBACH, pasteur de l'ERF, P. Alain LOTODÉ, vicaire épiscopal de Nanterre, Serge SOLLOGOUB, archiprêtre orthodoxe, Alain LAMBROUT, pasteur adjoint de l'Ass. Chrétienne du Bon Berger. Maison d'Egl. Notre-Dame de Pentecôte. La Défense (92) France © P.RAZZO/CIRIC
16 Janvier 2013 : Rassemblement oecuménique à l'occasion de la Semaine de prière pour l'Unité des Chrétiens en 2013.
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Sous le signe de Luther, 500 ans après la réforme, et le rapprochement du Pape avec les luthériens, la semaine de prière pour l’unité des chrétiens a commencé ce mercredi 18 janvier.

« La Semaine de prière pour l’unité des chrétiens commence aujourd’hui. Notre espérance d’unité s’exprime par notre prière, c’est une espérance qui ne déçoit pas. Je vous invite à prier à cette intention », a exhorté le pape François en s’adressant aux pèlerins et fidèles à l’audience générale de ce mercredi, au Vatican.

Comme chaque année, les chrétiens de toutes confessions – catholiques, orthodoxes, anglicans, protestants – de l’hémisphère nord sont appelés, du 18 au 25 janvier, à se rassembler pour prier pour leur unité « telle que le Christ la veut, par les moyens qu’Il voudra », selon la devise de cette semaine de prière pour l’unité des chrétiens, lancée dans sa forme actuelle, il y a 78 ans, par l’abbé Paul Couturier (1881-1953), un des grands pionniers de l’œcuménisme.

Durant ces huit journées de « partage fraternel et de prière œcuménique », les chrétiens sont invités à réfléchir à leurs divisons et désaccords, à essayer de les surmonter et voir comment il est possible d’apporter aujourd’hui un témoignage commun face aux grands défis de ce monde.

Sous le signe de Luther

500 ans après la Réforme protestante, dont les commémorations se sont ouvertes le 31 octobre dernier, dans le monde entier, la Semaine de cette année porte sur l’œuvre de réconciliation du Christ, à partir d’un passage de la deuxième lettre de Paul aux Corinthiens Parole de réconciliation : « L’amour du Christ nous presse ». Ce choix est revenu aux Églises d’Allemagne qui invitent les chrétiens à « reconnaître la douleur causée par les profondes divisions que la Réforme a générées et qui ont affecté l’Église », à « nommer ouvertement les fautes commises et à « en demander pardon », explique le centre Unité chrétienne, chargé d’assurer, depuis 1954, la relève de l’abbé Couturier.

« Changer à l’égard de l’autre, sortir d’un esprit de controverse, mettre en œuvre la parole de réconciliation entre nos Églises et communautés ecclésiales, passer du conflit à la communion, telles sont les invitations pressantes qui nous sont lancées particulièrement en cette année 2017 ! Il en va de la crédibilité du message de l’Évangile ! », encourage le centre interconfessionnel.

Partir d’un passé difficile

L’histoire du christianisme en Europe est marquée par des périodes douloureuses de division, de condamnations réciproques et même de violence. « Le fait de nous souvenir de ces événements et nous laisser réconforter par notre histoire représente une précieuse opportunité pour renouveler notre engagement visant à soigner nos blessures et dépasser les divisions », soulignent dans un message conjoint les présidents du Conseil des conférences épiscopales européennes (CCEE), le cardinal italien Angelo Bagnasco, et de la Conférence des Églises européennes (KEK), Christopher Hill, évêque anglican de Guildford (GB), unies par un dialogue théologique ouvert il y a 45 ans. Des liens renforcés aujourd’hui par « les nombreuses crises auxquelles l’Europe et les États voisins doivent faire : Les guerres et les conflits, l’incertitude politique, les migrations et les défis écologiques, la pauvreté matérielle et spirituelle … ». Mais ces crises sont également porteuses d’espérance, et pour le CCEE et la KEK l’occasion de donner, les chrétiens ensemble, « le témoignage de l’amour du Christ pour la réconciliation par le biais de la sauvegarde de la création, de la solidarité envers les pauvres et de la protection de la dignité du peuple de Dieu ».


Lire aussi : Pourquoi les chrétiens sont-ils divisés ?


Offrandes et intentions de prière

Et comme chaque année, le Conseil des Églises chrétiennes en France (CECEF) propose un destinataire pour les offrandes collectées pendant ces célébrations : les familles les plus démunies déplacées par la guerre au Liban, en Jordanie et en Syrie. Une intention de prière à l’appui : « Pour la paix au Proche-Orient, pour l’unité des Églises encore présentes sur cette terre où est né le christianisme et où il tend à disparaître, et pour tous les hommes de bonne volonté qui ont à cœur de continuer à y vivre ensemble en rebâtissant la paix », selon un communiqué du CECEF.

Matériel à consulter

La proposition de prière est préparée conjointement par le Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens, la Commission foi et constitution du Conseil œcuménique des Églises (COE), puis envoyée, sous forme de documents, aux Églises membres et aux conférences épiscopales catholiques, pour qu’elles traduisent et adaptent le matériel, avant de l’envoyer à leurs communautés et paroisses respectives : commentaires bibliques et prières pour chaque jour de la Semaine, accompagnés d’affiches et dépliants, pour encourager les fidèles des différentes Églises à participer nombreux aux différents événements.

Sur les traces du Pape en Suède

Pour clôturer la Semaine, fête de la Conversion de saint Paul, le pape François célèbrera les vêpres en la basilique Saint-Paul-hors-les-murs à 17h30. « Un seul mot me vient aux lèvres : me rapprocher. Voilà mes attentes et mon espoir : me rapprocher davantage de mes frères et sœurs. La proximité fait du bien à tout le monde, alors que la distance rend malade », avait-il déclaré à la veille de son voyage en Suède, en octobre 2016, à l’occasion des 500 ans de la Réforme, et des 50 ans de dialogue « très approfondi » entre catholiques et luthériens. Marquée par la signature d’une déclaration conjointe entre le souverain pontife et le président de la fédération luthérienne mondiale, Mounib Younan, à l’occasion d’une prière commune en la cathédrale de Lund.

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