Aleteia logoAleteia logo
Aleteia
Jeudi 29 juillet |
Sainte Marthe
home iconÉglise
line break icon

Ce n’est pas au calendrier des magasins de fixer le temps de Noël

Le baptême du Christ par le maître de Rheinfelden © Wikipedia

Le baptême du Christ par le maître de Rheinfelden © Wikipedia

Sylvain Dorient - Publié le 05/01/17

Noël continue jusqu'au baptême du Christ, fêté le 8 janvier cette année.

Noël remplit les catalogues et les enseignes de magasins dès que le mois de novembre approche, si bien que l’on est tenté, après deux mois de guirlandes, de tout bazarder dès le lendemain, en même temps que le sapin qui perd ses épines. Une triste habitude, très éloignée des coutumes de nos ancêtres, qui conservaient la crèche jusqu’à la Chandeleur, et pour qui l’Épiphanie n’était pas une fête de deuxième ordre.

Complot consumériste

Melanie Mac Donald, journaliste au Catholic Herald Tribune, voit dans la façon que nous avons de solder la fête, dès la fin décembre, une habitude héritée du XIXe siècle. Et une habitude déjà dictée par le consumérisme : « C’était dans l’intérêt de la société commerciale du XIXe siècle de remettre tout le monde au travail rapidement », détaille-t-elle. Au XXIe siècle, on comprend facilement que la publicité évacue Noël après le 24 décembre, mais devrions nous suivre son exemple ? Cela nous laisserait dans une période assez grise, sans fête à l’horizon, avec un printemps encore très lointain, drôle de façon de commencer l’année… Peut-être, avance Melanie Mac Donald, que ce grand creux explique le succès de la saint Valentin.

Contre le consumérisme, faites la fête !

Outre les galettes de janvier et les crêpes de février, la période de Noël devrait être un moment pour se retrouver, ne pas laisser retomber la fête, assure la journaliste. Elle propose donc un programme chargé… Pourquoi, par exemple ne pas fêter dignement le baptême du Christ, comme le font notamment les Bulgares ?

Un acte de résistance

Elle voit dans cette réappropriation de symbole ancien un véritable acte de résistance. « Si la société séculaire s’est approprié l’Avent pour des célébrations prématurées, nous pouvons récupérer janvier pour conserver un esprit festif », revendique-t-elle. Cette récupération n’est jamais qu’un retour aux racines de fêtes sécularisées. De même qu’elle explique à ses enfants que le père Noël est un saint Nicolas mal déguisé, elle met un point d’honneur à multiplier les invitations de la période de Noël, de l’Épiphanie à la Chandeleur. Évidemment, rien n’interdit d’avoir la main légère en cuisine, car si la période de Noël est riche en symboles, elle s’accompagne de traditions culinaires toute aussi riches. De galettes-frangipanes en crêpes au beurre, elles pourraient achever les courageux défenseurs de l’esprit de Noël. Personne n’est obligé de partager le sort de dom Balaguère, le chapelain des Trois messes basses d’Alphonse Daudet.

Tags:
baptêmeNoël
Soutenez Aleteia !
A travers le monde, vous êtes des millions à lire Aleteia, pour y trouver quelque chose d'unique : une vision du monde et de votre vie inspirée par l’Évangile. On prétend qu'il est de plus en plus difficile de transmettre les valeurs chrétiennes aux jeunes d'aujourd'hui.
Et pourtant, savez-vous que plus de la moitié des lecteurs d'Aleteia sont des jeunes de 18 à 35 ans ? C'est pourquoi il est si important que Aleteia demeure un service quotidien, gratuit et accessible à tous. Cependant, un journalisme de qualité a un coût que la publicité est loin de couvrir. Alors, pour qu'Aleteia puisse continuer à transmettre les valeurs chrétiennes au cœur de l'univers digital, votre soutien financier demeure indispensable.
*avec déduction fiscale
Le coin prière
La fête du jour






Top 10
Afficher La Suite
Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous gratuitement