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Le Pape a reçu plus de 70 000 messages pour son anniversaire

(c) Osservatore Romano
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Des milliers de télégrammes et appels, des dessins d’enfants et vidéos envoyés au Saint-Père en signe "d’affectueuse" gratitude.

Plus de 70 000 messages par courrier électronique, télégrammes, appels téléphoniques, vidéos… Il fallait s’y attendre, les 80 ans du pape François, qu’il voulait fêter comme « un jour ordinaire », ont été largement honorés, pour exprimer « affection » mais également « gratitude » du plus grand nombre. Dès 5h00 du matin, le 19 décembre au matin, #Pontifex80 sur Twitter, était devenu « trend topic »(mot-clef le plus utilisé ou recherché par les internautes).

Pendant la messe avec les cardinaux, samedi matin, le Saint-Père a souhaité une vieillesse « tranquille et religieuse, féconde et joyeuse », ce que lui ont souhaité ces milliers de messages. Sans compter les milliers de dessins d’enfants, envoyés du monde entier, dont plusieurs postés sur Twitter par le père Antonio Spadaro, directeur de La Civiltà Cattolica, accompagnés d’une légende : « Le bureau du #PapeFrançois est plein de dessins de vœux d’enfants. Voici la géopolitique des enfants ».

Et, un message « très affectueux » du pape émérite Benoît XVI qui lui a également offert trois cadeaux « très personnels et significatifs pour tous les deux » que François a « particulièrement apprécié », selon le Saint-Siège, sans dévoiler leur teneur.

Plus que des vœux d’anniversaire

Selon un communiqué de presse du Saint-Siège, des chefs d’État et hauts dignitaires religieux ont profité de l’occasion pour exprimer au Saint-Père leur reconnaissance après cette année jubilaire consacrée à la miséricorde et tant de voyages qui ont permis de « renforcer l’esprit de dialogue et de réconciliation ». Mais surtout pour sa « grande proximité « et ses gestes et paroles de « compassion » et « soutien » face au drame de la souffrance, qu’il s’agisse d’une guerre, d’un attentat, ou d’une catastrophe naturelle. Parmi les éprouvés de la vie, les plus démunis : les sans-abris, les exclus de la société, qui représentent pour lui les « vrais trésors de l’Église », comme il a déclaré haut et fort à la messe de clôture du jubilé pour les pauvres et les exclus, le 13 novembre dernier. Il en a voulu huit à ses côtés pour entrer dans sa 81ème année, à la Maison Sainte-Marthe, pour le petit-déjeuner.

Les vœux de bon anniversaire sont arrivés du monde entier, dans toutes les langues. Les plus nombreux étaient en anglais, en espagnol, en polonais, et en italien. Un millier d’entre eux écrits… en latin. À tous, le Pape a exprimé sa gratitude en publiant un tweet samedi après-midi : « Je vous remercie pour votre affection. N’oubliez pas de prier pour moi ». Après l’angélus, dimanche, il a salué les touristes et pèlerins rassemblés place Saint-Pierre.

Les chefs d’Etat

Parmi les premiers chefs d’État à avoir envoyer leurs voeux, les présidents américain et russe, Barack Obama et Vladimir Poutine, ont salué la « sagesse » du Pape et les efforts qu’il met à rapprocher les peuples et les États.

« Joignant le geste à la parole, le pape François a inspiré les gens du monde entier, avec ses messages de compassion, espérance et paix  (…)  Il nous a exhortés à nous regarder dans notre prochain, à aller vers ceux qui sont en marge de la société, à avoir de la miséricorde et à prendre soin de la planète que nous partageons », lit-on dans un communiqué de la Maison Blanche. Barack Obama remercie tout particulièrement le Pape pour « son soutien à (…) la normalisation des relations entre les États-Unis et Cuba ». Il espère que « l’exemple d’humilité » du Saint-Père sera un phare pour le monde entier.

Pour sa part, le président russe a pris son téléphone et, après avoir lui avoir transmis ses vœux, a parlé avec le Pape de « protection des chrétiens dans les zones de conflit » et de « l’importance d’un dialogue interreligieux constructif », rapporte le Kremlin. Dans une lettre, Vladimir Poutine a également fait part de son désir de  rencontrer prochainement le Pape pour « échanger avec lui sur les difficultés » du monde moderne.

Responsables religieux

Parmi les dignitaires religieux, à noter un post de l’archevêque de Cantorbéry, ‏Justin Welby, chef de la Communion anglicane sur Twitter : « Joyeux 80e anniversaire ! Avec des millions de personnes à travers le monde, j’adresse mes vœux les plus chaleureux aujourd’hui et je prie que Dieu continue à vous bénir », rapporte l’agence SIR de la conférence épiscopale italienne.

Vives félicitations également du patriarche Cyrille de l’Église orthodoxe de Moscou qui a profité de l’occasion pour évoquer cet événement «  inoubliable » que fut la première rencontre de l’histoire entre un patriarche russe et un Pape, à Cuba, en cette année 2016, et de l’en remercier encore une fois. Cette rencontre, reconnaît-il, a donné « un nouvel essor au dialogue amical et à la coopération entre nos Églises pour le bien de la paix, de la justice, le renforcement des valeurs morales dans la société et pour surmonter les différences entre chrétiens ». Le patriarche a conclu son message en félicitant le Pape pour ses talents à « précher la Parole de Dieu et promouvoir l’amour concret envers nos prochains ». Il lui a souhaité, pour finir, « bonne santé et longue vie, forces et aide de Dieu ».

Pour sa part, le patriarche œcuménique de Constantinople Bartholomée Ier a offert au Souverain pontife un crucifix du XVIIIe siècle réalisé par des moines du Mont Athos, sur lequel sont gravés des épisodes de la vie du Christ. Un cadeau qu’il avait confié personnellement au cardinal Kurt Koch, président du conseil pontifical pour l’unité des chrétiens, lors de sa visite à Istanbul, en Turquie, le 30 novembre dernier, à l’occasion des célébrations de la saint André, patron du patriarcat de Constantinople.

De Chine, « Bon anniversaire, Sainteté, les rafales de vent froid n’arrêteront pas le printemps », message envoyé par l’évêque « clandestin » (non reconnu par Pékin) de Qiqihar, Mgr Joseph Wei Jingyi, au nom de tous les catholiques chinois, et diffusé par Vatican Insider. « Nous prions chaque jour pour le Pape. Nous croyons que l’Esprit est à l’œuvre dans l’Église, qu’Il guide les pas du Pape et l’aide à prendre des  décisions appropriées. Nous voulons le suivre, quelle que soit sa décision », souligne l’évêque dans son message. Et d’ajouter : « En 60 ans de relations tendues entre la Chine et le Vatican, tant de choses malheureuses se sont passées et tant de paroles désagréables ont été dites. Critiquer les autres c’est facile. Être mal compris c’est facile. Le Pape est le chef, c’est lui le “responsable”. Quand il est mal compris, il ne peut s’adresser à un avocat. Il ne peut que se tourner vers le ciel ».

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