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Burkina : Le diocèse de Kaya organise son 1er synode

© Père K. Alexis OUEDRAOGO
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Ce synode a eu lieu en présence de Mgr Bertoldi.

« L’un des aspects le plus important dans la célébration d’un synode réside dans le fait que ceux qui le célèbrent sont appelés à repartir aux origines de la foi pour purifier le cœur et l’esprit dans la rencontre avec le Seigneur, dans le but de pouvoir scruter les réalités ecclésiales et sociales sous Son regard et avec Sa miséricorde, et, par conséquent, pouvoir retracer les lignes qui guident le chemin de l’église locale ». C’est par ces exhortations que le nonce apostolique du Burkina Faso, Mgr. Piergiorgio Bertoldi, a procédé à l’ouverture, ce lundi 14 novembre 2016, au synode diocésain de Kaya. C’était au cours d’une messe solennelle qu’il a lui-même présidée en l’église cathédrale Notre-Dame-de-Kaya, en présence de Mgr. Thomas Kaboré, évêque du diocèse de Kaya et des pères synodaux. Le diocèse ami de Nîmes, en France, a dépêché une délégation de quatre membres.

Pour éviter toutes sortes de malentendu vis-à-vis du synode, Mgr. Bertoldi a invité les pères synodaux à se rappeler cette expression typique du pape François. Ainsi, « le synode n’est pas l’occasion dans laquelle l’Église se replie sur elle-même pour se soigner de ses blessures ou pour s’enfuir du monde. C’est bien le contraire, c’est l’occasion pour retrouver son élan… Ou, pour paraphraser le livre de l’Apocalypse, « pour revenir au premier amour, aux premières actions » (Ap 2, 4-5) », a-t-il déclaré. Poursuivant ses exhortations, il a retenu cinq termes comme devant servir de boussole aux participants durant les travaux du synode. Ce sont :

  • Prendre l’initiative : Pour le nonce apostolique, « le synode ne devrait pas avoir autre objectif sinon celui-ci : préparer pour l’avenir une Église qui ne soit pas craintive mais plutôt libre et généreuse. Le synode devrait redécouvrir et rallumer le désir qui, en nous, peut être éteint, fatigué, déprimé ».
  • S’impliquer : C’est encore une invitation du pape François qui invite les chrétiens à toujours s’impliquer dans la mission salvatrice du Christ, « pas seulement pour susciter l’ardeur du chemin commun, mais aussi la capacité de partager le regard de Jésus. « Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans Pasteur » (Mt 9,36).
  • Accompagner : Le nonce a expliqué que ce geste d’accompagnement « exige fidélité et dévouement et demande de passer de la parole à l’acte, de proposer des pistes concrètes et réalisables. Il y aura aussi des moments de crises et de longue fatigue tout au long du synode. Dans ce cas n’oubliez pas que l’Église n’est ni la mienne ni la nôtre mais du Seigneur » (Pape Benoît, catéchèse du 27 février 2013).
  • Fructifier : Ce geste suggère que « la spiritualité synodale est attentive à la fécondité, à la qualité des fruits mais qui ne prétend pas faire un monde idéal ; plutôt s’efforce de semer le grain de la Parole dans le monde réel, fait de lumière et de ténèbres, de grandes générosités mais aussi de pauvreté de l’esprit, et doit se confronter avec le mystère du mal ».
  • Enfin, le dernier geste proposé par Mgr. Bertoldi est : « Fêter », expliquant que « célébrer la fête, prier et faire prier les communautés, les personnes âgées, les malades les invalides, constituera une garantie afin que le Synode ne se réduise pas simplement à une programmation. Rassembler les fidèles dans le geste de piété, de l’ascèse, du sacrifice, dans le pèlerinage, sera décisif pour son succès ».

Concluant ses exhortations, Mgr. Piergiorgio Bertoldi a confié les pères synodaux à la protection de la bienheureuse Vierge Marie. « Dans cette cathédrale qui lui est dédiée, je voudrais terminer en confiant le Synode, et vous tous les protagonistes de ce Synode, à la Vierge Marie. Elle a connu le cénacle, ensemble avec les apôtres, a vécu la joyeuse expérience de la pentecôte. Certainement aussi dans ce cénacle eucharistique qui ouvre le synode diocésain, la Mère du Seigneur ne manquera pas de vous accompagner avec son affection maternelle, afin que cette Église locale se transforme plus à son image, féconde du fils de Dieu pour le salut de tout homme ».

« Évangélisons pour que l’Église devienne notre tradition et nos coutumes » : c’est sur ce thème que, durant une semaine, les pères synodaux vont réfléchir ensemble, pour aider le père évêque dans sa mission d’enseignement, de gouvernement et de sanctification du peuple de Dieu qui est à Kaya.

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