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Pourquoi porter un bleuet ou un « poppy » le 11 novembre ?

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En France, la tradition se perd, mais en Angleterre elle est bien implantée.

Quelle est cette tradition ? Il s’agit du port à la boutonnière de la fleur symbole de la Grande Guerre. Un bleuet chez nous, un coquelicot ou poppy chez eux. Le coquelicot est évoqué dans un poème du soldat canadien John McCrae : In Flanders fields the poppies blow / Between the crosses row on row. (Dans les champs de Flandres les coquelicots croissent / Entre les rangs des croix).

C’était les débuts de la guerre. Les blés étaient murs et jaunes et les soldats anglais tombaient au milieu des coquelicots dont la rougeur évoquait le sang versé. De suite après la guerre, la tradition s’est créée de produire et de vendre des coquelicots afin de récolter de l’argent en soutien aux gueules cassées. En le portant à la boutonnière, les Anglais montraient leur soutien aux veuves et aux soldats handicapés.

En France, le bleuet

La même coutume a été suivie en France, mais avec le bleuet. Au plus fort des combats, il était la seule fleur à pousser encore dans la boue ; il apportait une note de couleur et d’espoir aux poilus happés par la guerre longue. Son bleu n’était pas sans rappeler celui des étendards.

Ils sont fabriqués dès 1916 à l’hôpital des Invalides afin de pouvoir fournir une activité aux blessés et un maigre revenu. L’usage se poursuit après-guerre, l’argent récolté alimentant le fond d’entraide aux blessés et mutilés de guerre. Une forte impulsion est donnée le 11 novembre 1934 quand des milliers de bleuets sont vendus dans les rues de Paris. Le succès est important et la vente recommence l’année suivante puis se perpétue ; cette fois dans toute la France. Après la Deuxième Guerre mondiale la vente est étendue au 8 mai. Mais si l’œuvre nationale du bleuet de France continue d’exister, la vente du bleuet a perdu de sa présence. C’est bien dommage.

En Angleterre le coquelicot se trouve dans toutes les boutiques et tous les hommes politiques le portent pendant une semaine. Il est présent également sur les maillots des sportifs et dans les stades, même si la FIFA a voulu l’interdire, pensant que c’était un symbole politique. Le bleuet est un moyen de se souvenir et de relier les générations.

© ONACVG
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