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Louison, parisienne branchée, raconte sa conversion

© Clémentine Houdart
© Clémentine Houdart
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Découvrez là, seule en scène, dans une pièce de théâtre intitulée "je danserai pour toi".

« C’est l’histoire d’un corps… Et d’une âme. En fait, c’est la même histoire » assure Louison au début de la pièce. Elle occupe la scène avec ses pas de danse et un décor qu’elle change au grès de l’évolution de son personnage. Louison, passe par toutes les palettes de ses émotions, du rire aux larmes, dans cette pièce largement autobiographique, qui réunit le théâtre et la danse.

La danse comme langage

Louison ressemble beaucoup à Sophie Galitzine, l’actrice qui joue son rôle, et qui confie qu’elle voit dans la danse une forme d’expression exigeante. « La danse montre à voir ce qu’il y a au fond » assure-t-elle, et elle confesse qu’elle doit se faire violence pour danser devant son public. Il lui faut dépasser sa pudeur, accepter de montrer les ressorts intimes de sa personne. Pourtant, ce langage qui parle de l’intime est universel. « Tout le monde a toujours dansé », assure-t-elle, et le mouvement ne connaît pas la barrière de la langue. Elle passe donc, de la parole au mouvement, les scènes où l’histoire est racontée succédant aux séances de danse, palliant la faiblesse de la parole pour faire ressentir les émotions. Les prestations de danse semblent dirigées par le besoin de faire comprendre la joie, qui est la sienne, d’avoir trouvé quelqu’un à aimer, le Christ, qui l’attendait dans le silence.

Du bruit parisien au silence du monastère

Sophie Galitzine, la parisienne branchée, organisait sa vie autour de ses sorties, de la danse, de ses amoureux, des chaussures de mode et du vernis à ongles. Elle aimait la musique, surtout celle qui assourdit. Et, tout le monde pensait qu’elle était très heureuse. Mais elle ne se laissait pas le temps de voir ce qu’elle ressentait réellement. « C’est tellement facile de faire du bruit pour s’empêcher de se sentir malheureuse », se souvient-elle. Fatiguée, elle cherche le silence. Et le trouve chez un chaman alsacien. Puis, la statue d’un dieu indien, lui fait prendre la direction d’un temple hindouiste, où on lui conseille de « faire le vide ».

C’est à la faveur du calme retrouvé qu’elle fait la rencontre avec… Dieu, rien moins ! Elle s’adresse alors à ce Jésus, qu’elle avait banni de son vocabulaire « Eh bien ! Tu en auras fait du chemin pour venir me chercher ! » Elle garde le silence mais change de lieu, décidant de partir en retraite dans un monastère orthodoxe.

Danseuse et religieuse

Elle assure qu’un monastère orthodoxe « c’est pas sister act », mais dans la paix des murs, elle se découvre « plus libre qu’elle ne l’a jamais été ». Elle ne parvient plus à quitter ce monastère, qui la fait se sentir pleine, sereine, joyeuse. Et décide de devenir religieuse, à la consternation de ses amis. Dans sa vie de chrétienne convertie, elle découvre aussi, grâce à son père spirituel, la beauté de la vocation du mariage, qui n’est pas une « sous vocation ». Et ses projets de devenir religieuse sont mis à mal par un jeune homme à qui elle annonce sans ménagement « C’est ok pour toi si j’ai un autre homme dans ma vie ? » Le garçon lui demande « quel âge a-t-il » et elle répond « 33 ans, mais depuis très longtemps ».

Informations :

Horaires et réservations sur le site officiel du théâtre.
Tous les jeudis et vendredis jusqu’au 12 novembre 2016.

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