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En Inde, les sœurs de Cluny combattent le travail des enfants

© Well-Bred Kannan CC
© Well-Bred Kannan CC
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Il y aurait 5,7 millions de mineurs entre 5 et 17 ans exploités comme travailleurs.

En Inde, la scolarisation des enfants se heurte à la résistance des familles les plus pauvres et au désengagement de l’État. À 9 ans, Puja Kachu travaillait comme domestique dans une maison de la ville de Kalimpong. On avait promis à ses parents qu’elle serait envoyée à l’école, mais elle n’a pas pu ouvrir un livre. Elle était exploitée et battue pour des broutilles avant que les sœurs de Cluny ne la sortent de cette situation. Les sœurs ont lancé en 2005 une campagne de protection des enfants, le BSA pour Bal Suraksha Abhiyan Trust. Leurs rapports annuels, répertorient régulièrement des cas d’enfants aux mains d’esclavagistes qui kidnappent et exploitent des mineurs. Avec l’aide de la police indienne, le BSA récupère et scolarise ces enfants.

L’alphabétisation, un défi indien

Selon l’Unicef, 88,4% des jeunes hommes indiens savent lire, contre 74,4% des jeunes femmes indiennes. Il y aurait 5,7 millions de mineurs entre 5 et 17 ans exploités comme travailleurs en Inde. La plupart sont en situation illégale, puisque le travail des enfants de moins de 14 ans est banni, et que le gouvernement a même étendu cette interdiction à tous les moins de 18 ans pour les travaux dangereux (mineurs, manufacture de ciment etc.), en juillet 2016. Mais, les enfants continuent à travailler, en particulier dans les régions reculées. Outre le problème des esclavagistes, le père Joseph Kochuparampil, prêtre du diocèse catholique de Kurnool explique que l’une des raisons de la persistance de ce phénomène est l’extrême pauvreté des familles, qui ne peuvent pas se priver du salaire, même minime, que rapporte un enfant.

L’État indien mis en échec

« L’État indien finance les écoles qui fonctionnent, mais il ne sait pas se rendre dans les familles pour les aider à mettre leurs enfants à l’école » explique Marie-Sophie Boulanger, journaliste spécialiste de l’Inde. Les familles les plus pauvres ont besoin d’être épaulées, pour être convaincues que la scolarisation de leurs enfants est un investissement rentable, et pour que la perte de salaire que cela représente soit compensée. C’est là qu’intervient une multitude d’associations consacrées à l’alphabétisation, comme celle montée par les sœurs de Cluny. Mais cette lacune de l’État a des conséquences graves. Elle laisse le champ libre aux extrémistes, qui enrôlent les enfants dans des écoles coraniques ou hindouistes nationalistes. Le BJP (Bharatiya Kanata Party), le parti nationaliste hindou actuellement au pouvoir a considérablement accru le nombre de ses adeptes grâce au réseau d’écoles hindouistes dures. On voit mal, par conséquent, l’actuel Premier ministre, Narendra Modi, lui-même appartenant au BJP, affronter un problème qui renforce chaque année son parti d’un flot de jeunes adhérents endoctrinés.

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