Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Abonnez-vous à notre newsletter

Aleteia

Vous avez toujours rêvé de posséder une statuette de la Vierge de Lourdes ?

© Aurélien Tournier
© Aurélien Tournier
Partager

Grâce à la société Seral c'est désormais possible à l'international !

La société Seral, implantée à Lourdes, fabrique depuis 1946 de nombreux articles religieux comme des médailles ou encore des statues représentant la Sainte-Vierge. Son nouveau PDG, Jean-Aimé Boutelier, veut développer l’activité et proposer ses produits à l’international.

À Lourdes, les boutiques de souvenirs regorgent d’objets en tout genre. On aurait aimé savoir quels sont ceux qui plaisent le plus aux visiteurs. Mais là dessus, Philippe Bianco, président de l’union des commerçants en souvenirs de Lourdes, n’a pas souhaité répondre à nos questions. Selon certains, cela dépendrait des goûts et des cultures de chacun. Quoiqu’il en soit, les objets sont des plus variés : friandises, livres, cartes postale, chapelets, médailles, tasses, sacs, cierges, etc. Et parmi eux, ces fameuses statues représentant la Sainte-Vierge, en plâtre ou encore en plastique. Un classique, indémodable. Des articles qui, dans certains cas, proviennent des ateliers de deux entreprises, encore implantées dans la commune.

Made in Lourdes 

Rue des Pyrénées, la société « La fabrique » réalise en effet de telles statues depuis 1902. Des objets, de toutes les tailles, en plâtre. Là encore, on n’a pas souhaité répondre à nos questions, l’activité devant cesser lors des prochains mois. Mais à l’autre bout du combiné, on nous a toutefois précisé qu’il existait auparavant à Lourdes « beaucoup de statuaires, énormément ».

L’entreprise Seral (Sociétés Éditions Religieuses et Articles de Lourdes) pourrait ainsi être la dernière société lourdaise à fabriquer des statues représentant la Sainte-Vierge. L’an dernier, en 2015, elle a écoulé près de 138 000 figurines en plastique. Ceux-ci, avec les médailles, représentent la moitié de l’activité. Les confiseries (25%) ainsi que la négoce (25%) y figurent aussi. Chiffre d’affaires 2015 : 1 million d’euros. Nombre de collaborateurs : 17.

Des statuettes uniques

Dans l’atelier, toutes les formes sont identiques. L’allure générale semble également être similaire, avec le voile blanc ou encore cette ceinture bleue. Mais lorsque l’on y regarde de plus près, on se rend compte que chaque pièce est unique.

Chaque statuette est en effet le résultat d’un peu plus d’une quinzaine d’opérations manuelles. « Dans le respect des religions et de ceux qui viennent à Lourdes », précise une salariée. « Il faut que la statue soit parfaite », complète une autre. Un sourire, un regard, peuvent ainsi différer. Le fruit d’un travail minutieux. Un savoir-faire artisanal que tient aujourd’hui à sauvegarder la direction de l’entreprise.

L’international, pour pérenniser l’activité

Mais la concurrence est rude. Aujourd’hui, toutes les statuettes représentant Notre-Dame-de-Lourdes ne sont point forcément fabriquées dans la commune des Hautes-Pyrénées. Si les produits de la société Seral sont tout de même principalement vendus à Lourdes, ils le sont aussi dans des lieux de culte à Paris. « Nous sommes aussi présents ailleurs, mais c’est très marginal », précise Jean-Aimé Boutelier, le dirigeant de l’entreprise. Avec différents sites mariaux répartis ça et là, ou encore le milliard de catholiques dans le monde, les perspectives de développement sont donc intéressantes. Et parmi ce milliard, beaucoup ont déjà entendu parler de Lourdes. « Il y a un marché, un potentiel », poursuit-il. Développer le portefeuille de clients, et notamment à l’international, sera l’un des objectifs à atteindre.

Une croissance qui ne se fera toutefois pas « à tout prix ». « Une croissance maitrisée, pas trop rapide », indique-t-il encore. Assurer la rentabilité et la pérennité de l’entreprise est un objectif. Tout comme améliorer la productivité. Mais sans oublier les préoccupations sociales et environnementales.

Parmi les arguments avancés, Jean-Aimé Boutelier compte en tout cas saluer le travail artisanal. Un véritable patrimoine vivant, comme il aime à dire. Mais l’entrepreneur veut également miser sur l’innovation. « Nous devons être également en mesure de proposer de nouveaux produits pour répondre à la demande », souligne-t-il encore. C’est dans ce contexte que de nouvelles statues, ainsi que d’autres médailles, devraient d’ailleurs voir le jour dans les prochains mois.

Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous
Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]