Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!
Commencez la journée de la meilleure des manières : recevez la newsletter d'Aleteia
Je m'inscris!

Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Souscrire

Aleteia

Pain au chocolat ou chocolatine ?

Partager

Profitons de la dernière pépite de Jean-François Copé pour aborder l’un des plus brûlants débats de notre siècle.

Puisque nous sommes français, il s’agit bel et bien d’un débat culinaire ! Deux camps s’opposent, grossièrement réduits au Sud-Ouest face au reste de la France. Les premiers prônent l’existence du mot « chocolatine » lorsque les autres emploient le mot « pain au chocolat ». Comment apaiser cette querelle sémantique de la plus haute importance ?

Les deux termes ici en conflit désignent une viennoiserie faite de pâte feuilletée et fourrée au chocolat. Ainsi, on peut noter que le pain n’a rien à voir là dedans. Pourtant, la grande majorité de la France la désigne sous le terme « pain au chocolat ». Cependant, puisque la voix de la majorité n’est pas toujours la plus juste, nous avons recherché l’origine des deux termes afin de définir lequel apparaît en premier dans l’histoire de nos boulangeries.

Chocolatine : le terme le plus ancien

La dite viennoiserie apparaît en France dans les années 1830, où les échanges entre l’Autriche et la France sont fréquents. Les boulangeries adoptent vite la mode des viennoiseries, parmi lesquelles se trouvent nos bien aimés croissants, ainsi que des croissants fourrés au chocolat. Vous l’aurez compris, il s’agit de l’ancêtre de la chocolatine/ pain au chocolat ! Cette pâte briochée et fourrée avait pour nom le Schokoladencroissant. Bien vite raccourci en « Schokoladen« , il aurait fini par donner le terme « chocolatine ». Le dernier argument poussant à placer le terme chocolatine avant celui de pain au chocolat sur notre frise chronologique est tout simplement le fait que les Québécois l’emploient encore. Or le français employé au Québec est, selon les linguistes, celui qui a gardé le plus de proximité avec les plus anciennes formes de notre langage.

Que disent les professionnels de la pâtisserie française ? 

Pour situer enfin l’arriver du terme « pain au chocolat » dans la langue française, nous nous réfèrerons à l’encyclopédie du chocolat écrite par Nicolas Berger aux éditions Ducasse. : cette appellation désignait les goûters enfantins composés de pain fourré au chocolat. Il semble donc que la chocolatine soit plus ancienne que le pain au chocolat, bien que ni l’un, ni l’autre, ne désignaient à l’origine la recette que nous connaissons aujourd’hui. L’ancienneté ne faisant pas tout, il nous faut prendre en compte le point de vue des grands chefs, et des professionnels de la pâtisserie française. Ainsi, en ouvrant le Traité élémentaire et pratique de la pâtisserie ancienne et moderne d’Antonin Carême (1784-1833), on apprend que notre problème initial de sémantique quant à l’usage du mot « pain » est caduc ! Il affirme en effet que l’on place sous la catégorie de pain ou de petit pain toutes les pâtes fourrées. Voilà la pertinence de l’expression « pain au chocolat » hors du débat.

Et le gagnant est… ?

Encore une fois, loin de nous la folle idée de prendre parti dans cette guerre sémantique. Il convient cependant d’admettre, après ces recherches et découvertes dignes des grands linguistes sur cette fameuse viennoiserie, que les deux termes sont, en fin de compte, parfaitement corrects ! La chocolatine se justifie par son ancienneté, le pain au chocolat par son emploi généralisé et reconnu chez les professionnels.

Et après tout, le débat semble bien superflu dès lors que l’on croque une bouchée de ces petits délices !

Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]