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Les banquiers les plus craints de la Renaissance

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La série « Les Médicis, maîtres de Florence » sera diffusée à partir du 25 octobre.

Cette série entend faire revivre le faste d’une des familles les plus célèbres d’Italie, du haut de leurs six siècles d’ancienneté. Le résumé tient en trois phrases : « Le peuple craint les rois, les rois craignent les papes, les papes craignent les Médicis », il annonce l’angle résolument axé sur le pouvoir immense détenu par la dynastie sans couronne.

Production italienne et création originale du célèbre scénariste américain Frank Spotnitz (X-Files, Night Stalker : Le Guetteur ou Le Transporteur), l’équipe s’est réunie autour d’une ambition esthétique et narrative pour retracer l’histoire de la Renaissance toute entière. Le réalisateur Sergio Mimica-Gezzan a été choisi pour son expérience télévisuelle, acquise au préalable en assistant de réalisateurs tels que Steven Spielberg. La qualité promet donc d’être au rendez-vous. Pour l’occasion, les producteurs ont décidé de fuir les studios pour mettre en valeur la beauté du patrimoine italien. Le tournage s’est déroulé dans les prestigieux sites de Toscane, dans des rues florentines ou romaines et parfois dans des décors créés pour l’occasion, par souci de fidélité à l’histoire.

Un goût de mystère mystique 

Pour le réalisateur, la Florence d’alors ressemble au « New-York d’aujourd’hui » par son « dynamisme », où « l’économie florissante et les révolutions artistiques coexistent en totale harmonie ». Admiratif de la vision de Cosimo de Médicis, il se réclame de son héritage : « Nous ne serions pas la civilisation que nous sommes aujourd’hui sans ces banquiers florentins. Ce sont eux qui nous ont imaginés. Ils ont su croire en la capacité de l’homme à créer la beauté ». Quant à l’auteur de la série, c’est plutôt leur utilisation du pouvoir qui le fascine. « Ils ont été de grands innovateurs, dit-il — de grands “disrupteurs dirait-on aujourd’hui. Les Médicis ont ainsi pu utiliser leur pouvoir et leurs ressources pour remettre en question les modes de pensée traditionnels, rendant possible l’avènement d’une ère nouvelle qui a révolutionné de manière fondamentale les arts et les sciences ».

Cependant, l’histoire ne s’attache pas à brosser une fresque sociologique ou purement historique. Les personnages sont haut en couleurs, joués ente autres par Dustin Hoffman et Richard Madden. L’assassinat du père ouvre la danse, ses fils Cosimo, artiste contrarié, et Lorenzo doivent protéger les intérêts de la famille contre ceux qui veulent les évincer du pouvoir. Au sein du clan Médicis, les divergences et les frasques de chacun n’aident pas à maintenir un climat favorable à réaliser la vision qu’ils ont pour Florence. La Renaissance aura ses lettres de noblesse au prix de victoires et de défaites, de compromissions et de trahisons, mais pas à celui de la puissance du rêve de cette famille : sublimer la valeur de l’argent par l’art.

Les titres des huit épisodes ont un goût de mystère mystique, voire biblique. Du premier intitulé « Péché originel » à « Révélations », l’épisode final, nous traverserons d’abord « le Fléau de Dieu », « le Purgatoire », « le Jour du Jugement » ou encore « les Tentations ». Nul doute qu’après avoir franchi toutes ces étapes la production nous offre un bijou de beauté italienne !

La série sera diffusée à partir du 25 octobre sur l’offre SFR Play de SFR.