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Spiritualité

Vivre en catho en 2016 en 10 leçons. Épisode 21

@ Sabine de Rozières

Sabine de Rozières - Publié le 18/10/16

Le Seigneur m’a comblé dans les moments où j’en avais le plus besoin...

Depuis l’âge de 16 ans Ghislaine rêvait de faire son propre miel. À 55 ans elle a enfin débuté des cours d’apiculture et a pu faire sa première récolte « d’or liquide », une manière de rendre hommage à la Création.

Aleteia : Pourquoi laissez-vous de la place pour Dieu dans votre vie ?
Ghislaine : Le Seigneur m’a comblé dans les moments où j’en avais le plus besoin et où j’ai vraiment senti Sa présence à mes côtés. Je réalise que les périodes où je ne prie pas vraiment, c’est comme un désert dans mon cœur, c’est aride. Ces expériences m’ont permis de découvrir à quel point la Parole de Dieu me nourrit et me guide au quotidien. C’est un cheminement que je dois en partie à un ménage d’amis qui nous ont beaucoup guidé et soutenu dans notre vie de foi quand nous étions jeunes mariés, il y a déjà quelques années !

Que signifie pour vous « avoir la foi » ?

Être touché par la présence de Jésus qui, en soit, est une force. Très peu de temps après la mort accidentelle d’une de mes enfants, j’ai fait une expérience spirituelle très intense qui me permettait de parler du Christ et de témoigner de son amour en ayant cette impression étrange que ce que je disais ne venait pas de moi. Ça a duré pendant un mois et c’est vrai que c’était assez inouï d’expérimenter ça alors que je venais de perdre ma fille. Avec le recul je sais que ce fut une façon pour le Bon Dieu de m’aider à encrer mon deuil dans Sa joie.

Avez-vous une action quotidienne pour Dieu ?

Figurez-vous que je souris ! Et je suis persuadée que ça peut changer le cours de la vie d’une personne. Parfois dans la rue les gens me regardent avec une certaine intensité et je leur réponds par un sourire franc qui les rejoint. Plus d’une fois j’ai réalisé que les gens me répondent par un beau sourire également. Ça ne paraît pas grand chose mais je suis sûre que ça touche certaines personnes.

Qu’aimeriez-vous dire aux catholiques ?

On se réveille !! Et on agit de là où on est. Je me demande souvent pourquoi notre société consomme autant ? Je crois que c’est pour combler un vide. Et j’aimerais juste dire qu’aimer les autres pleinement avec le Seigneur, ça comble ce vide et ça remplit la vie à fond en poussant à l’action parce qu’aimer c’est un verbe d’action, ce n’est pas passif !

Pour vous, qu’est-ce qui sauvera le monde ?

L’amour avec un grand A, celui que le Seigneur nous offre et qui nous affermit pour devenir ses témoins, osant aller vers les autres.

Quelle est votre plus grande peur ?

Parfois je pense qu’on pourrait devenir martyr du Christ, mais je ne suis même pas sûre que ce soit une vraie peur. En fait j’ai vraiment confiance en la vie grâce à un de mes frères qui est né sans bras. Avec lui, depuis toute petite, le regard des autres ne m’a jamais pesé et je dirais même que ça a provoqué le contraire, une forme de fierté qui nous rendait forts avec lui.

Qu’est-ce qui vous rend heureuse ?

D’observer nos enfants quand ils sont ensemble et les voir si bien s’entendre entre eux, mais aussi avec les valeurs ajoutées de la famille, nos chers beaux-enfants.

Quelle est votre vertu préférée et pourquoi ?

La tempérance car je me rends bien compte qu’elle ne m’est ni familière ni naturelle. Mon mari m’aide beaucoup à travailler là dessus mais j’ai quand même un peu de mal à ne pas prendre les choses trop à cœur…

Quel est votre saint préféré et pourquoi ?

Saint François d’Assise parce que j’aime la nature comme lui. Elle m’aide à trouver un équilibre et ce choix que j’ai fait de me tourner vers l’apiculture rejoint cette appétence. François d’Assise est aussi le saint patron d’un de nos fils et je garde présent à l’esprit une visite dans la crypte éponyme à Assise où notre fils était resté très longtemps en prière devant son tombeau.

Quelle est votre prière préférée et pourquoi ?

Celle de François d’Assise justement : « Seigneur fais de moi un instrument de ta Paix. Là où est la haine, que je mette l’amour, là où est l’offense que je mette le pardon… ». Ces mots résonnent en moi avec une saveur spéciale car c’est une prière simple qui me va très bien !

Propos recueillis par Sabine de Rozières

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