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Anne Hidalgo soutient le sommet sur les réfugiés organisé par le Vatican

© JOSEP LAGO / AFP
Maire de Paris, Anne Hidalgo, et maire de Barcelone , Ada Colau - 23 sept 2016 / AFP PHOTO / JOSEP LAGO
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Avec Carmena Castrillo (Madrid) et Ada Colau Ballano (Barcelone), elle appelle tous les maires d’Europe à participer à la rencontre voulue par le pape François.

Les maires de Paris, Madrid, et Barcelone ont décidé de soutenir activement la rencontre « Europe : les réfugiés sont nos frères », organisée au Vatican les 9 et 10 décembre prochains. Leur premier geste : envoyer une lettre à tous leurs homologues européens pour les encourager à participer à cette rencontre internationale, organisée dans le sillage du sommet de juillet 2015, ayant réuni des maires du monde entier sur le développement durable.

Objectif de cette nouvelle convocation : « Attirer l’attention internationale sur la menace d’instabilité que représente, pour le monde entier, le nombre croissant de réfugiés sur notre planète, chiffré pour le moment à 125 millions de personnes », lit-on dans le communiqué de présentation de la rencontre publié sur le site internet de la Casina Pie IV, siège de l’académie pontificale des sciences et de l’académie pontificale des sciences sociales.

Pour le Vatican, il est nécessaire que « les maires, en tant qu’autorités les plus proches des citoyens, mettent à disposition leurs compétences pour accueillir et régulariser tous les migrants et réfugiés. Il est nécessaire que la voix des maires soit écoutée pour promouvoir la construction de ponts et non de murs. Il faut que leur autorité soit au service du développement durable et mondial, de la justice et de la paix ».

Lettre à tous les maires du monde

Les trois maires de Madrid (Carmena Castrillo), Barcelone (Ada Colau Ballano), et Paris (Anne Hidalgo) enfoncent le clou : « (…) Cette rencontre a pour objectif d’accroître la conscience des citoyens au moment où l’on cherche des solutions à l’immense drame humanitaire que nous connaissons actuellement ».

Et elles donnent leur ressenti : « Nous croyons que nos villes européennes, dans l’esprit de la laïcité de nos institutions et de la diversité des idées et convictions de nos citoyens, bien représentés par nos maires, doivent être présents à cette rencontre pour témoigner de l’inquiétude et de la solidarité de nos citoyens, pour montrer notre volonté de rechercher activement des remèdes à l’inaction qui prévaut actuellement et pour solliciter l’engagement de tous ceux qui, bien que disposant de moyens nécessaires, sont réticents à les utiliser. Nous pensons que les grandes villes européennes, emblèmes du bien-être occidental auquel aspirent des millions de réfugiés en quête de dignité face aux violences et à l’indifférence, doivent s’engager de manière résolue dans la recherche de solutions faisables et durables. La coopération est le seul et unique chemin qui conduit à la paix et à la prévention de catastrophes naturelles. Nous, représentants des villes, nous devons continuer à affirmer notre rôle en tant qu’acteurs majeurs dans l’agenda international ».

De Madrid, Paris et Barcelone, les trois premières citoyennes, invitent leurs homologues du monde entier à se joindre à elles lors de cette rencontre internationale organisée par le Vatican (pape François), de manière à ce que « les villes d’Europe y soient largement représentées » et manifestent nombreux « l’engagement » de leurs institutions et de leurs citoyens face à cette situation qui « nous touche et nous émeut tous », concluent-elles.

Six objectifs

Pour sa part, l’académie pontificale des sciences sociales explique, dans un communiqué les six objectifs que ce sommet compte mettre en exergue. Tout d’abord, « stopper la vague de réfugiés à sa source, en mettant immédiatement fin à la guerre en Syrie ».

Deuxièmement, « ne pas sanctionner la Grande-Bretagne qui est sortie de l’Union Européenne ».

Troisièmement, encourager « la création de couloirs humanitaires, reconnus au niveau international par les membres de l’UE mais également dans les pays les moins peuplés comme, par exemple, l’Argentine, l’Australie, Le Brésil, le Canada, les États-Unis, et le Moyen Orient ».

Quatrièmement, « offrir une amnistie ou autres solutions pour les victimes de l’esclavage moderne et de la traite d’êtres humains, soumis à des formes de travaux forcés, prostitution et trafic d’organes ».

Cinquièmement, « rétablir le sens de la justice et de l’équité entre les travailleurs, les jeunes chômeurs et tous ceux que les crises financières, l’externalisation et la précarité ont affaiblis ».

Sixièmement, « mais non des moindres », « concentrer les ressources, y compris toute aide supplémentaires éventuelle qui viendrait s’ajouter, pour promouvoir un développement économique dans les pays à faibles revenus, plutôt que la guerre ».

Une chose est sûre, réaffirme le Vatican : « Élever d’autres murs et des barrières n’arrêtera pas les millions de migrants dans leur fuite (…) Seule la coopération internationale qui encourage la justice sociale peut être la solution ».

Article traduit et adapté par Isabelle Cousturié. 

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