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Comment répondre aux questions brûlantes sur l’Église… sans refroidir l’ambiance !

©Pathdoc/Shutterstock
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Avortement, contraception, euthanasie... découvrez tous ces sujets dans le dernier ouvrage de Austen Ivereigh.

En librairie depuis le 20 juin dernier, l’ouvrage Comment répondre aux questions brûlantes sur l’Eglise sans refroidir l’ambiance jouit d’un joli succès. Aleteia l’a lu pour vous. On a aussi posé des questions au co-auteur de la version française, Natalia Trouiller.

Les 1500 premiers ouvrages ont d’ores et déjà trouvé preneurs. En août, un deuxième tirage était en cours. Il faut dire que les sujets liés à l’avortement, la contraception, l’utilisation du préservatif ou encore l’euthanasie, viennent souvent s’inviter dans la sphère publique. Comme dans la sphère privée, autour d’un café ou d’un repas de famille. Alors, que répondre ? Sur quoi fonder son raisonnement ? L’attaque n’est pas forcément la meilleure défense… Bref, comment s’exprimer, dialoguer, sans que cela ne se termine en dispute ? Ce livre apparaît ainsi apporter des clés. Voire même une méthode pour y parvenir. Une opportunité à saisir, pour défendre et échanger autour d’une Église souvent montrée du doigt.

Au plus près de la réalité du terrain

L’ouvrage est particulièrement simple à consulter. Chaque chapitre concerne une seule et même thématique, selon un même plan : des questions récurrentes (parfois même provocantes), le cadre, un état des lieux, de longues explications (il faut le dire), un résumé et les messages-clés. Autant d’arguments qui permettent ainsi d’établir un dialogue. Des données permettent également d’élargir la discussion et introduire des perspectives. L’idée n’est pas forcément d’évangéliser (quoi que), mais véritablement d’échanger en toute sincérité et dans un climat de bienveillance.

Austen Ivereigh est un journaliste anglais, fondateur du mouvement mondial Catholic Voices, qui forme les catholiques à une prise de parole pertinente et apaisée. Un mouvement présent en France sous le nom de CathoVoice. Ce livre a toutefois été adapté à la France, avec l’aide de Natalia Trouiller, ancienne journaliste, blogueuse, fondatrice et directrice générale de Noé 3.0.

Trois questions à Natalia Trouiller

Aleteia : Le livre a été adapté à la France. Quelles différences par exemple entre la France et l’Angleterre à propos du mariage pour tous ?
Natalia Trouiller : Non seulement il a été adapté à la France, mais également à la francophonie occidentale. Le but était que le lecteur suisse, belge, québécois, puisse y retrouver des référentiels familiers. Et l’on remarque que, à l’intérieur même de la Francophonie, les expériences de chaque communauté catholique sont très diverses.

Sur le « Mariage pour tous » dont vous citez l’exemple, les catholiques québécois ont vécu quelque chose de bien plus proche de la réaction globale des chrétiens britanniques, pour lesquels la question est passée quasiment inaperçue, que les catholiques français. Pour ou contre, la question a agité passionnément les débats entre croyants, ici en France. En Angleterre, dans une société profondément déchristianisée, où les catholiques ne sont qu’une infime minorité dans la minorité chrétienne, on est, si j’ose dire, plus préoccupé de sa survie immédiate que des grands débats sociétaux.

Lors des dernières JMJ, le pape François a clairement invité les jeunes à se bouger. En quoi ce livre peut-il aider les jeunes ? Ces derniers manquent-ils d’arguments ?
Je ne dirais pas qu’ils manquent d’arguments, mais plutôt qu’ils manquent d’une vision globale, à la fois historique et culturelle de l’ensemble de l’histoire de l’Église. Ainsi, on sent chez beaucoup de jeunes une soif extraordinaire de réappropriation de cette histoire. La génération de 68, qui connaissait bien ce bagage culturel, a fait selon les besoins de sa génération une lecture critique de son héritage chrétien. Cette lecture critique, salutaire par endroits, était forcément parcellaire. Elle a été transmise à ma génération telle quelle, ce qui donne le sentiment à la génération montante d’avoir un héritage tronqué, qu’on ne lui transmettait rien ou si peu de tout ce que l’Église avait fait de bon et de beau. Avec le risque inverse de tomber dans une apologétique détachée du réel, bien sûr, et c’est pourquoi un livre tel que celui-ci était essentiel: sans nier les travers dans lesquels des chrétiens, parfois nombreux, ont pu tomber au fil de l’histoire bimillénaire de l’Église catholique, essayer de tracer un portrait un peu plus réaliste du considérable apport du christianisme à l’humanité, dans un monde qui voit trop souvent l’Église comme un archaïsme détestable, matrice de tous les maux.

J’espère que ce livre permettra également aux jeunes Français catholiques d’aimer davantage leur Église en France telle qu’elle est aujourd’hui. On entend beaucoup en France l’idée que notre Église locale est moribonde, mais si l’on sort de France, ne serait-ce que pour aller au Québec ou en Belgique, sans parler de la francophonie africaine, je vous assure qu’elle apparaît aux yeux de beaucoup comme la plus dynamique d’Occident.

Bien que fourni, ce livre ne donne que des clés pour entamer un dialogue. Que conseillez-vous à des lecteurs qui souhaitent approfondir encore les thématiques abordées ? 
Plus que des arguments, ce livre pose une méthode, mise au point par l’auteur principal, Austen Ivereigh : essayer de trouver le plus petit dénominateur commun entre celui qui critique les positions de l’Église et le croyant. Celui qui, par exemple, critique au lance-flammes la supposée richesse de l’Église et le catholique pratiquant dont le curé peine à chauffer son église ont un point commun non négligeable : pour eux deux, la pauvreté et l’écart gigantesque entre très riches et très pauvres est un scandale. Ce dénominateur commun est un point de départ formidable d’un dialogue en vérité. De même, celui qui milite pour l’avortement le fait souvent pour des raisons qui ne peuvent laisser les catholiques indifférents : souci du bien-être matériel de la mère, inquiétude pour l’avenir d’un enfant non-désiré, etc. Le défi de la sécularisation oblige les chrétiens à la cohérence. Oui, nous sommes d’ardents défenseurs de toute vie humaine, de sa conception naturelle à sa fin naturelle ; mais entre ces deux extrémités de la vie, nous sommes également invités par le Christ à défendre l’homme durant toute sa vie et à chaque instant de sa vie, qu’il s’agisse de ses conditions de travail, de son droit à la liberté, à la sécurité, etc.

Dans ce livre, on survolera bien entendu quelques pans de l’histoire de l’Église, et l’on y apprendra, je l’espère, beaucoup de choses. Mais il faut bien entendu aller plus loin. Et pour cela, nous avons beaucoup de chance en France : les lieux de formation des laïcs ne manquent pas !

@ Editions Emmanuel
@ Editions Emmanuel
@ Editions Emmanuel

Comment répondre aux questions bûlantes sur l’Eglise sans refroidir l’ambiance, par Austen Ivereigh, Editions de l’Emmanuel, 256 pages, 18 euros. 

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